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LES BREVES
20 septembre 2017

05 juillet 2017 : Nicolas Le Riche au Ballet Royal de Suède
Il avait été, comme Laurent Hilaire, l’un des candidats les plus évidents à la succession de Brigitte Lefèvre au Ballet de l’Opéra de Paris et pourtant écarté au bénéfice de l‘éphémère Benjamin Millepied. Nicolas Le Riche, Étoile retraitée depuis 2014, vient d’être nommé à la tête du Ballet Royal de Suède. Remarquable danseur au physique impressionnant par sa puissance, aussi à l’aise dans le répertoire le plus classique que dans le plus contemporain, très bon chorégraphe à ses heures – on lui doit en particulier une beau Caligula – Le Riche avait fondé et dirigeait l’Atelier de l’art chorégraphique du Théâtre des Champs-Élysées nommé Le Laac. Le voici donc à juste titre à la tête de l’une des plus importantes compagnies actuelles. Rendons grâce aux Suédois d’avoir réparé l’injustice de Paris. Après Manuel Legris directeur du Ballet de l’Opéra de Vienne, Laurent Hilaire de celui du Théâtre Stanislavski à Moscou, Eleonora Abbagnato à la tête du Ballet de l’Opéra de Rome, José Martinez à celle du Ballet national d’Espagne, sans compter Kader Belarbi au Ballet de l’Opéra de Toulouse, Charles Jude à celui de Bordeaux, Eric Vu An à celui de Nice, Bruno Bouché à celui de l’Opéra du Rhin, et maintenant Aurélie Dupont en charge à Paris, Étoiles et danseurs de l’Opéra national de Paris sont à l’évidence appréciés à leur réelle et grande valeur par de très nombreuses compagnie de première importance. C’est une reconnaissance de l’excellence permanente de l’école de danse française et de l’enseignement donné à l’École de l’Opéra par laquelle ils sont tous passés.


28 juin 2017 : Une Gilda peut en cacher une autre
Alors que déjà à la création en 2016, l’une des pièces maîtresses du plateau du nouveau Rigoletto de Claus Guth était la Gilda d’Olga Peretyatko, la reprise de cette saison trouvait la jeune et magnifique soprano Nadine Sierra. Pour les deux dernières de cette reprise, Gilda changeait à nouveau pour trouver une autre jeune soprano : Lisette Oropesa. Ce chant très différent montre moins de vie et surtout une couleur de timbre assez banale, mais le reste impressionne. La pureté du chant associe une ligne parfaitement droite à une absence totale de vibrato dans les premières minutes, tandis que les vocalises marquent par un délié toujours souple, duquel ressort une technique incroyable et une gestion du souffle capable de ne jamais mettre la soprano en difficulté. Sa mort sans excès, chantée en piani parfaitement filés déclenchent en fin de représentation une standing ovation immédiate d’une partie du public de Bastille, ce qu’aucune des deux autres chanteuses de cette production n’avait eu. On souhaite rapidement réentendre cette artiste, en espérant qu’elle s’attache un temps au répertoire belcantiste avant de courir vers Violetta !


12 juin 2017 : Vainqueurs du premier Concours de chant de Marseille
Quand on aime les voix comme le directeur de l’Opéra de Marseille Maurice Xiberras, faire un concours de chant afin d’en dénicher de nouvelles devient une évidence. Plusieurs centaines de candidats du monde entier étaient donc auditionnés du 7 au 10 juin à Marseille dans le but de mettre en avant les meilleurs jeunes artistes. Le jury comprenait, outre le directeur phocéen, des noms comme Richard Martet (directeur d’Opéra Magazine), Christoph Seuferle (directeur de la Deutsche Oper Berlin), Béatrice Uria-Monzon et Raymond Duffaut, ou encore Roselyne Bachelot, la voix du public comptant elle aussi pour part de la note finale. Six prix ont été décernés, Maciej Kwasnikowski en 1er Prix Opéra et Cécille Achille en Second, Geoffroy Salvas en 1er Prix Opérette et Claire Peron en Second. Charlotte Bonnet obtient le Prix du CFLP et Claudia Sasso le prix du public. Souhaitons une joyeuse carrière aux nouveaux artistes !


04 juin 2017 : Décès de Jeffrey Tate
Le chef d’orchestre britannique Sir Jeffrey Tate est décédé le 2 juin à Bergame, à l’âge de 74 ans. Après avoir effectué des études de médecine, il avait choisi d’étudier la musique au London Opera Center, ce qui le mena à débuter comme chef de chant au Royal Opera House de Covent Garden. Il y travailla avec Sir Georg Solti puis devint assistant d’Herbert Von Karajan à la Philharmonie de Berlin et de Pierre Boulez à Bayreuth pour la Tétralogie de 1976. Il effectua alors une vaste carrière internationale qui le conduisit d’abord au Metropolitan Opera de New York, et fut ensuite à la tête de l’English Chamber Orchestra avant de devenir chef principal à Covent Garden. Bien connu du public parisien, il fut Premier chef invité de l’Orchestre national de France de 1989 à 1998. Il fut également chef principal à Rotterdam, à la RAI, au San Carlo de Naples, à Hambourg. Assistant de Pierre Boulez à l’Opéra de Paris pour Lulu en 1979, il dirigea ensuite notamment Così fan tutte, Wozzeck, Billy Budd et The Rake’s Progress. En 1994, il dirigea la production de Pierre Strosser du Ring de Wagner au Châtelet où il dirigea également Peter Grimes de Britten. En 1985, il avait dirigé Don Giovanni aux Chorégies d’Orange. Il laisse une discographie variée où figurent aussi bien Berg qu’Offenbach, Mozart et Mendelssohn. Dans un communiqué, Stéphane Lissner, directeur général de l’Opéra national de Paris, fait part de son émotion et de sa grande tristesse à l’annonce de la disparition de grand chef "compagnon de route depuis plus de trente-cinq ans". (GM)


02 juin 2017 : Mort de Jiří Bělohlávek
Le chef tchèque Jiří Bělohlávek est décédé dans la nuit du 31 mai. Il avait 71 ans et aura marqué le monde de la musique dès le début des années 1970 en prenant la Philharmonie de Brno, ville de naissance du compositeur Leoš Janáček. Élève de Sergiu Celibidache, Bělohlávek s’est illustré dans un large répertoire à partir de 1977 avec l’Orchestre symphonique de Prague, avant de logiquement prendre la direction de la prestigieuse Philharmonie Tchèque, formation avec laquelle il a largement développé la connaissance de la musique de son pays à l’intérieur et en dehors de ses frontières. À partir de 2006, il est devenu directeur du BBC Symphony Orchestra, qu’il aura gardé jusqu’en 2012, ne prenant plus ensuite que des orchestres à l’occasion ou en tant que premier chef invité. Très réputé dans le répertoire symphonique, il avait aussi dirigé avec brio Jenůfa, Tristan et Isolde ou encore Rusalka dans des salles tels que Glyndebourne ou le Met. Il nous quitte en laissant derrière lui de brillants élèves, tels Jakub Hrůša et Tomáš Netopil, ainsi qu’une discographie importante dont une intégrale Dvořák en cours pour Decca, dont le dernier opus vient à point puisqu’il s’agit du Stabat Mater.

 
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