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LES BREVES
25 octobre 2014

20 octobre 2014 : Une femme portant le voile sommée de quitter l’Opéra
À l’Opéra Bastille, lors d’une représentation de la Traviata le vendredi 3 octobre, à la fin de l’entracte, une spectatrice voilée, une touriste accompagnée de son mari en provenance des pays du Golfe, a été invitée à respecter la loi de 2010 sur l’interdiction du port du voile dans l’espace public français. La femme, assise au premier rang de l’orchestre, avait été repérée par les écrans de contrôle durant la première partie. Le directeur adjoint de l’opéra Jean-Philippe Thiellay affirme que « certains choristes ont indiqué qu’ils ne voulaient pas continuer à chanter si une solution n’était pas trouvée ». Un contrôleur a alors abordé le couple en leur expliquant l’infraction qu’ils avaient commise et a proposé à la spectatrice soit de retirer son niqab soit de quitter la salle. Le couple a alors opté pour la deuxième solution, quittant l’Opéra Bastille avec discrétion. Étrangement, l’incident n’a été révélé que dimanche 20 octobre, après quoi le ministère de la Culture a demandé la rédaction d’une note à destination des théâtres, musées et établissements publics sous tutelle, rappelant que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage."


17 octobre 2014 : Annulation des Lundis musicaux du Palais-Royal
Christophe Combarieu, auteur de la chronique culturelle et musicale sur LCI, avait décidé de relancer en 2013 les fameux Lundis musicaux autrefois créés par Pierre Bergé, mais en faisant le choix du Théâtre du Palais-Royal plutôt que celui de l’Athénée, où l’homme d’affaires avait proposé naguère des soirées courues du tout Paris pendant douze ans. Après une belle première saison, la seconde vient d’être purement et simplement annulée en raison de "ventes catastrophiques" selon 2CCOM, la société de production de Combarieu, imputables "au contexte socio-économique français très difficile". Coup dur pour la manifestation dont la formule était très attrayante, et devait proposer pour 2014-2015, dans un cadre de théâtre à l’italienne offrant une excellente proximité avec le public, des soirées avec Dame Kiri Te Kanawa, Vesselina Kasarova, Max Emanuel Cencic, Ian Bostridge, Christiane Oelze, Jennifer Larmore, Karine Deshayes, Sandrine Piau, Angelika Kirchschlager et René Pape, dont ce devait être le premier récital à Paris.


15 octobre 2014 : Décès d’Anita Cerquetti
Celle qui connut enfin le succès médiatique quand elle remplaça en 1958 la Callas dans Norma après le scandale causé par la diva qui avait quitté le spectacle en pleine représentation et en présence du Président de la République, vient de mourir à Pérouse à 83 ans. Anita Cerquetti fut certainement l’une des plus vraiment belles voix de la seconde moitié du XXe siècle. Elle commença très jeune une carrière essentiellement consacrée aux opéra de Verdi, de Bellini et de Rossini et chanta sur les plus importantes scènes italiennes pendant dix ans, de 1951, ses débuts dans Aïda à Spoleto, à 1961, année où elle disparut de la scène pour n’y reparaître jamais plus. La rumeur courut alors qu’elle souffrait d’une grave dépression, ayant mal vécu la célébrité et les débats qui avaient suivi son remplacement de la Callas en 1958. Cela avait été pourtant l’occasion de révéler au public international une voix formidable de puissance, de pureté et de mille qualités qu’elle était quasiment la seule à posséder dans ce répertoire. Celle qui fut sa partenaire comme celle de la Callas, de la Tebaldi et de la Milanov dans Verdi et Bellini, la grande mezzo Fedora Barbieri, la mettait en tête devant toutes ces dames notamment dans Norma et Aïda, louant notamment une exceptionnelle puissance sur toute la tessiture qui ne nuisait pas à la qualité du timbre ni de l’émission. Son physique la desservit certainement au moment où naissait la mode des cantatrices élégantes et photogéniques. Une discographie assez confidentiellement distribuée mais abondante surtout pour Verdi, témoigne de l’art de cette cantatrice d’exception à la carrière hélas très brève.


27 septembre 2014 : Le manuscrit de la Sonate alla Turca refait surface
Le manuscrit de la plus célèbre sonate pour piano de Mozart, la Sonate n° 11 en la majeur K. 331, dont le finale, la célèbre Marche turque, est universellement connu, vient d’être retrouvé dans la bibliothèque Szechenyi de Budapest. Considérée comme perdue, cette partition originale de 1783 refait surface par hasard, alors que jusqu’à présent, seul un feuillet de trois pages, celui de la Marche alla turca, pieusement conservé dans le fonds du Mozarteum de Salzbourg, était connu. On ne saura jamais pour quelle raison ce feuillet avait été détaché du manuscrit complet, ni comment ce dernier a atterri en Hongrie, où Mozart n’a à la connaissance des musicologues, jamais mis les pieds. Cette redécouverte est le fruit du travail de fourmi de Balasz Mikuski, 42 ans, responsable depuis 2009 du département musique du fonds Szechenyi de Budapest, qui a entrepris depuis sa nomination un archivage de ses innombrables manuscrits non inventoriés. Le pianiste hongrois Zoltan Kocsis a présenté hier lors d’un concert la partition telle qu’écrite sur ces feuillets jaunis comportant dans les deux premiers mouvements quelques petites différences de notes ou de rythmes par rapport à la partition imprimée jouée partout de par le monde depuis plus de deux siècles.


24 septembre 2014 : Muti quitte l’Opéra de Rome
À l’issue de mois de tourmente, de bras de fer syndicaux, de problèmes budgétaires et d’instabilité interne, et à quelques jours de la première production de la saison 2014-2015, le maestro italien Riccardo Muti vient de jeter l’éponge à l’Opéra de Rome, dont il était chef honoraire à vie depuis 2011, et qu’il quitte avec effet immédiat. Très endettée, l’illustre maison lyrique de la capitale italienne, marquée par une multiplication des grèves et une tentative de sauvetage à renfort d’argent public, accumule presque 29 millions d’euros d’arriérés. Ce départ rappelle celui, fracassant, dont Muti avait été l’auteur en 2005 à la Scala, après dix-neuf années de direction de la prestigieuse institution milanaise. Pour l’heure, à Rome, Aïda en novembre et les Noces de Figaro en mai prochain doivent se trouver un nouveau maestro.

 
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