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LES BREVES
06 juillet 2015

22 juin 2015 : Kirill Petrenko au Berliner Philharmoniker
C’est loin de toute médiatisation et presque par surprise que les musiciens du Philharmonique de Berlin ont annoncé avoir cette fois élu le successeur de Sir Simon Rattle à leur tête. Cette discrétion correspond d’ailleurs à la personnalité du jeune chef russe (43 ans). Considéré dans le monde musical comme un chef d’un talent exceptionnel, n’ayant pas très souvent dirigé le Phlharmonique, réputé pour sa sensibilité, sa finesse et l’extrême qualité de ses interprétations d’un vaste répertoire souvent romantique, très remarqué pour le Ring qu’il dirigea à Bayreuth, Kirill Petrenko est à l’opposé du très médiatisé et flamboyant Rattle. C’est donc un choix politique nouveau qu’ont fait les musiciens de cette illustrissime formation semblant préférer une personnalité plus prompte à refuser les interviews qu’à en donner, n’aimant pas enregistrer ses interprétations, et plus vouée à un travail de fond avec ses musiciens qu’à une mise en valeur de sa propre image. Petrenko prendra son poste en 2018 quand Sir Simon quittera Berlin pour Londres et que lui-même verra s’achever son actuel contrat de directeur musical de l’Opéra de Bavière à Munich.


17 juin 2015 : Disparition du chef Walter Weller
Le chef d’orchestre autrichien Walter Weller est décédé lundi 14 juin à l’âge de 75 ans des suites d’un cancer du pancréas. Né le 30 novembre 1939 à Vienne, prodige du violon, fils d’un violoniste des Wiener Philharmoniker, il intégra encore adolescent le prestigieux orchestre, dont il devait devenir violon solo aux côtés de l’immense Willy Boskovsky à l’âge de 22 ans. Chambriste émérite, il fonda en parallèle le Quatuor Walter Weller. Attiré par la direction d’orchestre, il suivit les cours de Josef Krips avant de devenir chef principal de l’Opéra de Vienne à la fin des années 1960. À partir de 1977, il gagna le Royaume-Uni où il fut nommé successivement à la tête du Liverpool Philharmonic, du Royal Philharmonic puis du Scottish National Philharmonic. De 2007 à 2012, il avait fait un mandat remarqué à la tête de l’Orchestre national de Belgique. Sa carrière plutôt discrète ne l’empêcha pas de laisser une discographie de qualité pour Decca, tant avec le Walter Weller Quartet qu’à la tête du Philharmonique de Vienne dans une intégrale fort réputée des symphonies de Prokofiev et de Rachmaninov.


16 juin 2015 : Marc Clémeur à l’ONR jusqu’en 2017
Directeur général de l’Opéra national du Rhin, Marc Clémeur avait annoncé quitter ces fonctions en 2016. Devant la réussite de sa direction, l’ensemble des tutelles de l’ONR lui a demandé de prolonger son mandat jusqu’en 2017 pour avoir le temps de lui trouver un successeur vraiment adéquat.


11 juin 2015 : Harding à l’Orchestre de Paris
À l’issue du mandat de Paavo Järvi à la tête de l’Orchestre de Paris courant 2016, c’est le Britannique Daniel Harding, quarante ans prochainement, qui deviendra directeur musical de la formation de la capitale, qui fêtera son cinquantenaire en 2017. Spécificité de cette nomination, elle s’accompagne d’un poste supplémentaire pour Thomas Hengelbrock, cinquante-sept ans, comme chef associé. Répertoire infini pour le premier, origines dans la musique ancienne pour le second, voilà de quoi envisager l’avenir d’un bon œil pour un orchestre qui dispose aujourd’hui d’une salle d’exception avec la Philharmonie de Paris.


04 mai 2015 : Décès de Maïa Plissetskaïa
La très grande ballerine russe Maïa Plissetskaïa est décédée à Munich le 2 mai. Née en 1925, elle était donc dans sa quatre-vingt-dixième année. Tout a contribué dans sa vie à faire d’elle une figure mythique de l’histoire de la danse. Son père fut victime des purges staliniennes et exécuté comme ennemi du peuple, sa mère, de religion israélite, déportée comme femme d’un ennemi du peuple avec son jeune fils de sept mois, qui devint un grand maître de ballet, notamment au Béjart Ballet Lausanne. Recueillie par sa tante, elle-même ballerine, et par son oncle professeur à l’école du Bolchoï, Maïa entra en 1934 dans ladite école puis dans la compagnie en 1943. Bien qu’en lutte perpétuelle contre les persécutions et les mesquineries du régime soviétique, elle devient une idole du public moscovite et, avec l’arrivée au pouvoir de Khrouchtchev, put enfin sortir d’URSS et être acclamée dans le monde entier. Sublime par sa ligne, sa technique, un grand sens du théâtre, un incroyable travail de bras, elle fascina dans le grand répertoire académique, mais dansa aussi le Boléro de Béjart qui créa également pour elle tout comme Roland Petit, chorégraphes qu’elle parvint à imposer dans son pays. Elle chorégraphia plusieurs ballets, notamment sur des partitions de son mari le compositeur Rodion Chédrine. Elle dansa jusqu’à soixante-dix ans, remonta même sur la scène de l’Espace Cardin pour ses 80 ans, dirigea les ballets de Rome et d’Espagne et prit la nationalité espagnole. Elle a écrit un très intéressant livre de mémoire retraçant la vie du personnage de légende qu’elle a été.

 
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