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LES BREVES
28 mars 2015

25 mars 2015 : Deux chanteurs parmi les victimes du crash
Les accidents ne choisissent pas leurs victimes. Ainsi, nous venons d’apprendre que deux chanteurs lyriques, tout juste libérés de leurs contrats dans la nouvelle production de Siegfried au Liceu de Barcelone, se trouvaient dans l’Airbus A320 de la compagnie Germanwings qui s’est crashé dans les Alpes hier dans la matinée, faisant 150 victimes. Oleg Bryjak et Maria Radner étaient en train de rentrer par le premier avion à Düsseldorf. Âgé de 54 ans, le baryton, né au Kazakhstan, chantait dans la troupe de l’Oper am Rhein depuis la saison 1996-1997. Il était programmé en avril prochain dans le rôle-titre de Gianni Schicchi, dernier des trois opéras du Trittico de Puccini, et fin juin dans la nouvelle production de l’Ange de feu de Prokofiev. Il avait été Alberich à Bayreuth en 2014 mais aussi à Strasbourg il y a quelques années. C’est ce même rôle qu’il chantait le 21 mars dernier à Barcelone. Âgée de seulement 34 ans, la jeune contralto Maria Radner, qui tenait le rôle d’Erda, est décédée avec son mari et leur enfant ce 24 mars.


24 mars 2015 : Laura Hecquet Étoile à l’Opéra
À l’issue de la représentation du Lac des cygnes de Rudolf Noureev à l’Opéra Bastille le 23 mars, où elle dansait le rôle d’Odette/Odile, Laura Hecquet a été nommée Danseuse Étoile de l’Opéra national de Paris par Stéphane Lissner, sur proposition de Benjamin Millepied, directeur de la danse. C’est la première nomination du nouveau directeur et elle concerne une excellente ballerine que les choix souvent très improbables des jurys du concours annuel cantonnaient depuis quasiment dix ans dans la classe des Sujets dans le Corps de ballet. Nommée enfin Première Danseuse lors du concours de décembre 2014, elle avait dansé avec succès de nombreux rôles du répertoire et nombreux étaient ceux qui s’indignaient de constater qu’elle n’occupait pas dans la hiérarchie la place qu’elle méritait. C’est chose faite et l’on peut espérer que Benjamin Millepied continuera dans cette voie.


02 février 2015 : Disparition d’Aldo Ciccolini
Avec Aldo Ciccolini, c’est l’une des plus grande figures du monde musical contemporain qui disparaît. Après des études musicales complètes en Italie, notamment à Naples sa ville natale, il vient en France et remporte en 1949 le concours Marguerite Long-Jacques Thibaud en jouant de façon mémorable le concerto de Tchaïkovski. Débute ainsi une immense carrière internationale où ce pianiste et ce musicien d’exception va pratiquer un large répertoire dans lequel la musique française tiendra toujours une place privilégiée aux côtés des grands compositeurs romantiques comme Liszt, Chopin ou Beethoven. Naturalisé français en 1971, il enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris de cette date à 1988, formant plusieurs générations de pianistes dont Jean-Yves Thibaudet, Marie-Josèphe Jude, Nicolas Angelich. Remarquable pédagogue il continua toujours à donner des masterclasses très recherchées. Il fut l’un des invités vedettes du Festival de Nohant et se produisit souvent au Théâtre des Champs-Élysées où il se rappelait récemment avec émotion y avoir donné les 3 et 4 février 1951 "mon premier concert dans une grande salle, avec l’orchestre de la Société des Concerts et André Cluytens. Je jouais la Rhapsodie sur un thème de Pazganini de Rachmaninov et le Concreto d’Honegger. Cluytens, merveilleux comme musicien et comme homme." Chacun de ses récitals était écouté par un public fidèle et recueilli comme devant les plus grands maîtres. Son influence a été forte sur toute la vie musicale de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe. Il laisse une très importante discographie d’une centaine de titres. Décédé à Asnières dans la nuit de samedi à dimanche, il aurait eu 90 ans en août prochain.


02 février 2015 : La Warner rachète Polskie Nagrania
La branche polonaise du label discographique Warner Music, qui avait absorbé EMI en 2013, au moment où Virgin Classics devenait Erato, vient d’ajouter un pan entier de répertoire d’ancienne Europe de l’est en rachetant la firme Polskie Nagrania, pour un peu moins de deux millions d’euros. Ce faisant, ils acquièrent plus de quarante mille enregistrements réalisés par d’illustres interprètes instrumentaux comme les pianistes Arturo Benedetti Michelangeli ou Krystian Zimerman, mais aussi les nombreuses bandes des premiers enregistrements de pièces de Penderecki dirigées par le compositeur. Frappée par de lourds passifs financiers, la maison de disque voit là l’occasion d’une résurrection inespérée.


22 janvier 2015 : Décès de l’Étoile Wilfride Piollet
Étoile de l‘Opéra national de Paris, mais aussi professeur et chorégraphe, Wilfride Piollet est décédée le 20 janvier. Forte personnalité, elle avait été une personnalité majeure et marquante de la génération des années 1970. Née en 1943, entrée à l’Ecole de Danse de l’Opéra en 1955, engagée dans la compagnie en 1960, elle était nommée Étoile en 1965, après avoir dansé Études de Harald Lander. Elle effectue ensuite quasiment deux carrières parallèles. L’une est très classique, avec les grands ballets du répertoire romantique, académique et contemporain, de Petipa à Balanchine, Béjart et Roland Petit, international, dansés à l’Opéra, l’autre beaucoup plus hardie en défendant la modern dance américaine, Lucinda Childs, Andy de Groat, Cunningham dont elle fait entrer Un jour ou deux au répertoire de l’Opéra avec l’aide de son mari l’étoile Jean Guizerix et la nouvelle danse française, comme Dominique Bagouet ou Jacques Garnier. Elle participe avec ce dernier au Théâtre du Silence, première compagnie contemporaine française, mais s’intéresse aussi à la danse baroque. Elle chorégraphie plusieurs pièces importantes et, après sa retraite d’Étoile en 1983, elle revient comme "Étoile invitée" jusqu’en 1988. Professeur au CNSMD de Paris de 1989 à 2008, elle y enseigne une méthode personnelle fruit de ses réflexions et recherches sur le mouvement. Auteur de plusieurs livres notamment pour enfants, elle refusa toujours la scission si fréquente entre classique et contemporain, considérant que l’on pouvait et devait passer de l’un à l’autre. Elle aimait dire : "Je peux me préparer à danser Giselle en faisant une barre contemporaine". Avec son mari, elle compta parmi les danseurs les plus appréciés de Rudolf Noureev quand celui-ci dirigea la compagnie.

 
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