altamusica
 
       aide













 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




LES BREVES
19 novembre 2017

21 juillet 2014 : Castorf menace Bayreuth de procès
L’enfant terrible de la scène allemande Frank Castorf, dont la mise en scène du Ring de Wagner étrennée à Bayreuth l’été dernier avait provoqué de nombreux remous tant vis-à-vis de la presse que des spectateurs, a annoncé son intention de poursuivre en justice la direction du festival, furieux de se faire traiter "comme un idiot". En cause, le remplacement sans son accord du baryton Martin Winkler, titulaire du rôle-clé d’Alberich, pourtant le meilleur chanteur du Ring de 2013, ainsi que le retrait d’une allusion scénique au NPD, le nouveau parti nazi allemand, ou encore le renvoi d’Aleksandar Denic, son décorateur. Rappelons que Castorf avait été appelé à la rescousse par les sœurs Wagner pour remplacer dans un délai ridiculement court le forfait du cinéaste Wim Wenders chargé de la mise en scène de cette nouvelle Tétralogie, qui est à nouveau programmée trois fois cet été, du 27 juillet au 1er août, du 10 au 15 août, puis du 22 au 27 août.


15 juillet 2014 : Lorin Maazel est mort
Le chef d’orchestre américain Lorin Maazel, l’un des plus brillants représentants de sa profession, vient de disparaître le 13 juillet (dix ans jour pour jour après la mort de Carlos Kleiber) des suites d’une pneumonie à Castelton (Virginie) à l’âge de 84 ans, alors qu’il avait annoncé à la mi-juin qu’il quittait la direction de l’Orchestre philharmonique de Munich pour raisons de santé. Né en 1930 à Neuilly-sur-Seine de parents juifs américains d’origine russe, il avait représenté l’un des plus brillants espoirs de la direction mondiale. Véritable surdoué, d’une mémoire et d’une oreille infaillible, gestique parmi les plus élégantes et efficaces de la scène internationale, il devait occuper les postes les plus prestigieux, à l’exception du Philharmonique de Berlin où il pensait être choisi pour succéder à Karajan en 1989, au point d’avoir déjà convoqué une conférence de presse pour annoncer sa nomination, avant de déchanter à l’annonce du sacre de Claudio Abbado, une rancœur qu’il conservera jusqu’à sa mort à la plus illustre phalange germanique. Ultra professionnel, très aimé des musiciens, il n’a pour autant pas toujours réussi à séduire la critique en raison d’une tendance accrue avec les années à se laisser aller à la routine. Son important legs discographique (de beaux Sibelius viennois, des Ravel lyriques de premier plan avant tout) ne représente d’ailleurs qu’assez mal la grandeur de ce musicien qui était en outre un excellent violoniste. Il avait été directeur musical de l’Orchestre de Cleveland (1972-1982), l’Orchestre national de France (1977-1991), l’Orchestre symphonique de Pittsburgh (1984-1996), l’Orchestre de la Radio bavaroise (1993-2002), le Philharmonique de New York (2002-2009), ainsi qu’à une brève période de l’Opéra de Vienne (1982-1984), d’où il était ressorti aussi étrillé que la majorité des titulaires de ce poste impossible, et avait également conduit le traditionnel Concert du Nouvel An viennois de 1980 à 1986, puis en 1994, 1996, 1999 et 2005. Il avait été en 1960 le premier chef américain (et de confession israélite) invité dans la fosse de Bayreuth pas encore pleinement débarrassé des idées nauséabondes des années 1940. Il était également connu pour quitter les orchestres dans des climats tendus, au point de parfois ne plus jamais revenir les diriger en tant que chef invité. En tant que compositeur, il laisse surtout à la postérité son opéra 1984 d’après George Orwell.


11 juillet 2014 : Fazil Say limogé d’Antalya
Le pianiste Fazil Say n’en a pas fini avec les autorités de sa Turquie natale. Après ses ennuis judiciaires consécutifs aux critiques qu’il avait émises sur le régime en place, le voilà limogé du festival d’Antalya qu’il avait créé en 2000. Ouvertement hostile aux idées de l’AKP du premier ministre Recep Erdogan au pouvoir, il a été remercié par le maire de la cité turque abritant son festival, de la même sensibilité politique que les plus hautes instances nationales, alors que déjà au pouvoir entre 2004 et 2009, ce dernier n’avait manifesté aucun état d’âme face à l’adversité de pensée du pianiste connu pour ne pas mâcher ses mots, preuve supplémentaire si besoin était d’un réel durcissement en matière de liberté d’expression en Turquie depuis quelques années. C’est le chef d’orchestre Gürel Aykal qui prendra la suite de Fazil Say.


10 juillet 2014 : Le Riche Commandeur des Arts et Lettres
À l’issue de sa soirée d’Adieux au Palais Garnier mercredi 9 juillet, dont vous pouvez trouver le compte rendu ici, le danseur Étoile Nicolas Le Riche, quarante-deux ans, a été élevé au rang de Commandeur des Arts et Lettres, distinction suprême de cet ordre, par la ministre de la Culture Aurélie Philipetti.


25 juin 2014 : Disparition de Monique Barichella
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris que notre consœur Monique Barichella, bien connue des lecteurs de ces colonnes où ses comptes rendus lyriques reflétaient son inépuisable vie de voyage aux quatre coins du globe, s’est éteinte presque subitement, au terme d’une très courte hospitalisation, ce lundi 23 juin à Paris, de retour d’un périple d’une quinzaine à Saint-Pétersbourg puis au Covent Garden de Londres. Collaboratrice régulière d’Opéra Magazine et Classica, mémoire vivante de la scène lyrique, rien ne lui échappait, elle qui suivait la vie musicale parisienne mais aussi les festivals de Salzbourg et Bayreuth depuis le milieu des années 1960. Elle avait noué au fil des ans des liens avec des grands chanteurs comme Jess Thomas, Monserrat Caballé, Leonie Rysanek, Plácido Domingo, Gwyneth Jones, ou plus récemment avec le chef d’orchestre Valery Gergiev, dont elle ne manquait aucun des grands concerts. Pierrette Chastel, ancienne attachée de presse de l’Opéra de Paris avec qui elle a collaboré pendant presque vingt-cinq ans, nous confiait qu’elle se demandait à quoi allait ressembler le paysage lyrique sans elle, soulignant son « analyse toujours lucide et claire ». Lyricophage plus encore que lyricophile, pas une soirée ne se passait sans que Monique Barichella coure le globe à l’affut des événements musicaux. Elle cultivait en parallèle une autre passion pour le théâtre et le cinéma. Dotée d’un excellent flair, silhouette bien connue des maisons d’opéra, intarissable sur une passion à laquelle elle a consacré sa vie entière, journaliste à l’ancienne ayant toujours refusé de se confronter à un ordinateur, elle était une vraie personnalité de la critique française. Elle avait fêté ses 70 ans en février.

 
[   < prec.   |    page 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13  14  15  16  17  18  19  20  21  22  23  24  25  26  27  28  29  30  31  32  33  34  35  36  37  38  39  40  41  42  43  44  45  46  47  48  49  50  51  52  53  54  55  56  57  58  59  60  61  62  63  64  65  66  67  68  69  70  71  72  73  74  75  76  77  78  79  80  81  82  83  84  85  86  87  88  89  90  91  92  93  94  95  96  97  98  99  100  101  102  103  104  105  106  107  108  109  110  111  112  113  114  115  116  117  118  119  120  121  122  123  124  125  126  127  128  129  130  131  132  133  134  135  136  137  138  139  140  141  142  143  144  145  146  147  148  149  150  151  152  153  154  155  156  157  158  159  160  161  162  163  164  165  166  167  168  169  170  171  172  173  174  175  176  177  178  179  180  181  182  |   suiv >    ]


  A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
 
©   Altamusica.com