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LES BREVES
19 juillet 2018

19 janvier 2014 : CRITIQUE EXPRESS : L’ombre de Mahler
Théâtre de la Ville, Paris, 18/01/2014
Récit, vidéo, danse, comédie, tragédie se mêlent pendant une heure à la musique, Mort à Venise, la création de Thomas Ostermeier, patron et metteur en scène de la Schaubühne de Berlin, présenté au Théâtre de la Ville, fascine par son originalité. À partir de la nouvelle de Thomas Mann, du souvenir du film de Visconti et dans l’ombre de Gustav Mahler naît ce spectacle où les acteurs ne parlent pas, sauf par exclamations ou onomatopées. Le récit est dit, en français, depuis une cabine par un narrateur, le comédien François Loriquet. Le spectacle semble avoir commencé quand on pénètre dans la salle : on a l’impression d’être dans des coulisses et d’entrer peu à peu dans cette histoire où un vieil écrivain nourrit une passion folle et fatale à l’apparition d’un bel adolescent. À travers des regards furtifs, de gros plans des visages diffusés en direct sur écran par une système de vidéo, nous nous immergeons dans le cœur des personnages, le souffrant et désemparé Gustav von Aschenbach, le langoureux adolescent Tadzio, ses trois taquines sœurs, la bonasse gouvernante. L’effet le plus intense est procuré par Aschenbach, le magnifique comédien Josef Bierbichler, quand il fredonne puis chante, accompagné au piano, des extraits des Kindertotenlieder de Mahler. Ce n’est pas fortuit. Ostermeier se souvient que le compositeur meurt le 18 mai 1911, une semaine avant le voyage de Thomas Mann à Venise, et que l’écrivain a été très impressionné par le musicien. Bien loin des interprétations qu’en font d’habitude les chanteurs lyriques, la voix brisée du vieux comédien touche au plus profond d’un désarroi proche de la mort. (N.D.)


21 décembre 2013 : Alice Renavand Étoile de l’Opéra de Paris
Au Ballet de l’Opéra national de Paris, la saison 2013-2014 aura été l’année des départs et des arrivées dans le groupe restreint et très envié des Étoiles. Départ à la retraite d’Agnès Letestu et dans quelques semaines d’Isabelle Ciaravola, nomination d’Eleonora Abbagnato, et vendredi soir, à l’issue de la représentation du Parc d’Angelin Preljocaj, ce fut au tour d’Alice Renavand d’accéder au titre si universellement admiré. Nicolas Joel et Brigitte Lefèvre vinrent tous deux sur scène faire l’annonce traditionnelle qui fut accueillie avec une très grand enthousiasme par le public qui emplissait le Palais Garnier, prouvant la popularité déjà acquise de cette excellente ballerine. Née en 1980, entrée à l’École de Danse de l’Opéra en 1990, admise ans la compagnie en 1997, Alice Renavand, ligne sans cesse affinée, visage expressif, joli, un peu asiatique, n’a cessé depuis de s’illustrer dans tous les répertoires, notamment dans les ballets des plus grands créateurs contemporains, de Pina Bausch à Roland Petit, de Mats Ek à Jiri Kylian, Maurice Béjart, Wayne McGregor, Robyn Orlin, William Forsythe, Sidi Larbi Cherkaoui, mais aussi dans les grands rôles du répertoire classique comme Kitri de Don Quichotte. C’est une artiste complète, très forte technicienne, musicienne, intelligente, toujours en recherche. Elle mérite totalement la place qu’elle va désormais occuper dans le groupe de tête de la plus grande compagnie du monde.


23 octobre 2013 : L'Opéra de Vienne en direct sur la toile
Le Staatsoper de Vienne se lance à son tour dans la diffusion en direct sur Internet de sa programmation, avec d’abord le Chevalier à la rose le 27 octobre. Moyennant 14 euros, il sera possible de suivre la représentation en direct depuis son ordinateur. Il en sera de même pour seize autres opéras de la saison 2013-2014, y compris les premières, a précisé le directeur général de l'Opéra de Vienne Dominique Meyer. Pour une vision en différé, il sera également possible de commander un opéra à la demande, avec un tarif revu à la baisse de cinq euros. Au moyen d'applications, il sera également possible de lire des sous-titres, d'abord en allemand, en anglais et en coréen, puis dans d'autres langues et, à partir de décembre, la partition elle-même. Plus d’informations sur le site Internet www.staatsoperlive.com.


07 octobre 2013 : Patrice Chéreau est mort
C’est avec stupéfaction que l’on vient d’apprendre la mort, ce lundi 7 octobre, du metteur en scène et réalisateur Patrice Chéreau, mythique dans le monde lyrique depuis le fameux Ring du centenaire donné en collaboration avec Pierre Boulez entre 1976 et 1980 à Bayreuth. Ses autres réalisations pour l’opéra, qu’il s’agisse de Lulu, De la Maison des morts, Tristan et Isolde ou tout récemment une Elektra unanimement saluée à Aix-en-Provence, resteront comme des jalons de la mise en scène d’opéra. L’ancien directeur du Théâtre des Amandiers de Nanterre, qui souffrait d’un cancer du poumon, allait fêter ses 69 ans le 2 novembre prochain. Altamusica lui rendra hommage dans les jours qui viennent.


02 octobre 2013 : Hinterhäuser succédera à Pereira à Salzbourg
Après des mois d’incertitudes et de rumeurs, le festival de Salzbourg vient de nommer Markus Hinterhäuser au poste de directeur artistique, à la succession d’Alexander Pereira, à compter du 1er octobre 2016, soit dans les faits pour le festival 2017. L’actuel directeur de Salzbourg aura entre-temps rejoint la Scala de Milan à la fin de l’été 2014. C’est le metteur en scène Sven-Eric Bechtolf, collaborateur de longue date de Pereira depuis Zurich et actuel responsable de la programmation théâtrale du festival, qui se chargera de l’intérim. Habitué de longue date de Salzbourg, Hinterhaüser a assumé la programmation des concerts sous le mandat de Jürgen Flimm (2007-2010), ainsi que l’année d’Intérim (2011) consécutive au départ anticipé du metteur en scène allemand. Il semblerait que le conseil du festival ait opéré ce choix plus national (il a été préféré in fine à Peter de Caluwe, actuel intendant de la Monnaie de Bruxelles) pour affirmer une volonté de stabilisation de l’institution, mise à mal depuis le départ de Gerard Mortier en 2001, et plus particulièrement à la fin de la dernière décennie. Excellent pianiste, fervent défenseur de la musique de notre temps (il fut déjà chargé à Salzbourg des manifestations Zeitfluss sous Mortier), actuel patron des Wiener Festwochen, Hinterhäuser est nommé à la tête du plus prestigieux des festivals pour un premier mandat de cinq ans. La présidente du festival Helga Rabl-Stadler a été quant à elle reconduite dans ses fonctions, pour l’heure jusqu’à 2017.

 
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