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LES BREVES
19 novembre 2017

02 février 2012 : CRITIQUE EXPRESS : Salomé à Bruxelles
Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, 2 février 2012
La dernière Salomé que nous ayons vue – celle d’André Engel, que l’Opéra de Paris avait ressorti de son grenier pour remplacer la production, moins pire pourtant, de Lev Dodin – était d’un autre temps, Orient de carton-pâte, sans perversion ni sensualité. Pour être résolument contemporaine, la mise en scène de Guy Joosten n’est guère plus sulfureuse. Lieu unique, à l’envers, à l’endroit, ce qui oblige à briser la singulière continuité de l’œuvre par un baisser de rideau. Parois criblées de balles, c’est un pays en guerre. Une société bling-bling, forcément mafieuse, festoie. Hérode en est le parrain, répugnant croisement entre Karl Lagerfeld et Massimo Gargia. Images voilées, volées d’une caméra incestueuse : Salomé ne danse pas, elle accuse – d’autres ont su dénuder une vérité, une blessure autrement plus malsaines. Étonnement : Iokanaan le hiératique déambule, nonchalant, presque dérisoire, en une partie de cache-cache avec les nerfs de vigiles à revolver et oreillettes. Non plus prophète, mais conscience. Double, triple, partout et nulle part, sa tête sur le plateau d’argent, mais toujours vivant. À quoi bon, dès lors que l’idée, à l’épreuve du plateau, ne s’impose pas ? À quoi bon, surtout, réunir une distribution de premier ordre, pour la livrer à la médiocre baguette de Carlo Rizzi ? Plans sonores sans relief, orchestre débraillé, et insupportablement tonitruant. Les voix n’y résistent pas. À part Gerhard Siegel, Hérode claironnant, sans être univoque. Si l’on devine l’Hérodiade nette, cinglante d’Hedwig Fassbender, Narraboth (Gordon Gietz) disparaît avant même d’être la victime d’une balle perdue de la princesse (sic). Plus ou moins amplifié selon le lieu où il se trouve, Scott Hendricks possède semble-t-il le métal de Iokanaan, non sa ligne imperturbable. Quant à l’identification totale de Nicola Beller Carbone au rôle-titre, on n’en perçoit, outre la performance physique, immense, que quelques bribes : un timbre un rien banal peut-être, mais affuté par un instinct dramatique et musical ébouriffant. Et ces piani insensés, qui se fraient un chemin, autant que possible, à travers l’orchestre compresseur du Maestro Rizzi. (M.M.)


23 janvier 2012 : Décès de Rita Gorr
C’est en chantant Amnéris à l’Opéra Garnier en 1959 aux côtés de l’Aïda de Renata Tebaldi que Rita Gorr, qui vient de mourir à l’âge de 86 ans, avait créé l’événement. Son succès avait été d’autant plus grand qu’au cours de cette même représentation, la Tebaldi, vedette de première grandeur et très attendue, avait raté le contre-ut de l’air du Nil, ce qui mit encore plus en valeur la magnifique interprétation de Rita Gorr qui fut de ce fait l’autre triomphatrice de la soirée. Née en Belgique en 1926, elle avait commencé à travailler le chant à Gand et à Bruxelles notamment avec Germaine Hoerner. Premier prix au concours de Verviers en 1946, elle débuta à Anvers en Fricka. Membre de la troupe de l’Opéra de Strasbourg de 1949 à 1952, c’est le Premier prix du concours de Lausanne en 1952 qui lui permit d’intégrer la compagnie de l’Opéra et de l’Opéra Comique à Paris où elle chanta les grands rôles de mezzo des répertoires français, allemands et Italiens, étant justement distribuée avec la Tebaldi dans Aïda. Mais dès 1958, un engagement au Festival de Bayreuth l’avait fait connaître sur le grand circuit international. À Bayreuth elle triompha en Ortrud et en Fricka. Elle fut ensuite invitée sur les plus grades scènes du monde, Covent Garden, Metropolitan Opera, Scala de Milan, aussi bien pour Santuzza de Cavaleria Rusticana, que pour Eboli, Azucena ou Dalila. Elle eut peut-être tort de vouloir plus tard aborder des rôles de soprano dramatique comme la Médée de Cherubini qui lui convenait moins bien. Très grande voix au timbre chaud d’une superbe couleur, elle était particulièrement impressionnante dans les imprécations d’Ortrud dans celles d’Amnéris. À 81 ans, en 2007, elle chanta encore la Comtesse dans la Dame de Pique à Gand et à Anvers.


16 janvier 2012 : Gustav Leonhardt est mort
Le claveciniste, organiste, pédagogue, musicologue et chef d’orchestre Gustav Leonhardt, infatigable défenseur de la musique ancienne et pionnier parmi les baroqueux historiques du XXe siècle, vient de s’éteindre à Amsterdam, à l’âge de 83 ans, quelques semaines après son dernier récital au Théâtre des Bouffes du Nord, à l’issue duquel il avait annoncé qu’il renonçait désormais à se produire en concert. Cliquez ici pour lire l’hommage de Thomas Coubronne.


14 janvier 2012 : CRITIQUE EXPRESS : Gala des étoiles du XXIe siècle
Théâtre des Champs-Élysées, 14/01/2012
Pour cette quatorzième édition des étoiles du XXIe siècle au Théâtre des Champs-Élysées les traditionnels changements de dernière minute (défection de Lucia Lacarra et Cyril Pierre les piliers de ces galas, et de Daniil Simkin de l’American Ballet Theater) n’ont pas réussi à déséquilibrer le programme avec une bonne balance entre les grands pas de deux du répertoire et des chorégraphies plus rares, voire inédites, contemporaines. Cependant, cette année, aucune révélation stupéfiante et un niveau restant au niveau de l’excellence sans vraiment le petit plus qui signe les grandes cuvées. Deux couples s’y sont distingués. D’abord Yolanda Correa et Yoel Carreño deux Cubains du Ballet de l’Opéra national d’Oslo. Parfaits techniquement dans le pas de deux de la Esmeralda de Petipa, ils ont vraiment su créer un climat avec la chorégraphie Pantha Rhei de Francesco Lorenzo sur une musique de Thierry Robin. Autre couple intéressant : Allys Shee du Canadian Ballet Theater et Mikhaïl Kaniskin du Ballet des opéras de Berlin, lui danseur de belle stature, elle d’une légèreté étonnante et d’une exactitude technique foudroyante (fouettés impressionnants) dans le Grand pas classique d’Auber et vraiment originaux dans la chorégraphie Transparente de Ronald Savkovic sur un fado de Mariza. Cependant on ne pouvait s’empêcher de penser que cette danseuse canadienne au physique asiatique aurait été plus idéalement appariée à un partenaire moins massif, en l’occurrence le Cubain Yoel Carreño. Belle intervention aussi, en soliste, de l’Arménien Davit Galstyan du Ballet du Capitole de Toulouse plus dans Les Bourgeois de Ben van Cauwenbergh que dans l’Idole de bronze de la Bayadère. Très applaudi aussi l’extrait de Caravaggio, chorégraphie réalisée par Mauro Bigonzetti pour le Ballet des opéras de Berlin par deux danseurs maison Elisa Carrillo-Cabrera et Mikhail Kaniskin. Un défilé final judicieusement réglé par Nadia Veselova a conclut cette belle soirée avec tous les participants. (O.B.)


10 janvier 2012 : Annulation de concerts de Martha Argerich
La Salle Pleyel annonce que pour raison de santé, Martha Argerich doit annuler certains de ses engagements dans les semaines à venir. Il en va ainsi des concerts qu’elle devait donner dans cette salle les 11 et 12 février. Les billets seront remboursés en s’adressant soit aux guichets soit par téléphone. Martha Argerich assurera en revanche le concert anniversaire de Gidon Kremer le 27 janvier. Elle jouera le Premier Concerto de Chostakovitch.

 
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