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LES BREVES
16 janvier 2018

28 février 2012 : CRITIQUE EXPRESS : le Voyage d’hiver à Pleyel
Salle Pleyel, Paris, 28/02/2012
Quelques observations para musicales, mais fondamentales, en préambule à ce commentaire sur un formidable Winterreise de Schubert que donnaient le tandem le plus idéal du moment dans cet exercice, les Allemands Matthias Goerne et Christoph Eschenbach, partenaires d’un cycle Schubert cette saison à Pleyel. Est-il bien raisonnable de donner un concert dans une salle surchauffée un soir de redoux ? Les tousseurs s’en sont donné à cœur joie ! Pleyel est-elle une salle adéquate pour un Liederabend ? Qu’entendait-on du second balcon ? Personne n’a-t-il jamais expliqué à Matthias Goerne que l’on ne chante pas, une fois les répétitions achevées, pour son pianiste et pour les cinq premiers rangs côté jardin ? En dehors du fait que la voix du baryton a mis beaucoup plus de temps qu’habituellement à se chauffer et projeter dans la salle, il est assez frustrant de n’entendre véritablement ce qui sortait vraiment que quand son effet girouette le ramène face à la salle entière, voire face aux cieux… Cela dit, quel admirable travail, quels climats et quelles intentions dramatiques Goerne sait distiller tout au long de ce récit intimiste pour lequel il adopte des tempi souvent étirés ! Quelle science de l’accompagnement chez Eschenbach sachant créer les décors dans lesquels Goerne évolue à loisir, et trouver les ruptures rythmiques idéales (parfois au sein d’un même Lied). Belle soirée, certes, mais dans des conditions un peu pénibles. Prochain épisode le 11 mai pour le Schwanengesang et la Sonate D. 960, par les mêmes. (O.B.)


27 février 2012 : Disparition de Maurice André
Maurice André, qui vient de mourir le 25 février à Bayonne, aura été l’un des musiciens les plus populaires de la deuxième moitié du XXe siècle. Issu d’une famille de mineurs, il descendit lui-même dans la mine de 14 à 18 ans avant de pouvoir se consacrer uniquement à la musique et à la trompette. Entré au Conservatoire de Paris en 1951, il en sort deux ans plus tard avec un Premier prix et entreprend alors une carrière de trompette solo dans les principaux orchestres français et collabore déjà avec certains artistes de variété. Prix du concours de Genève en 1955 puis de Munich en 1963, il devient alors un soliste de renommée internationale. Il jouera désormais avec tous les plus grands chefs, enregistrera quelque 250 disques et touchera un public beaucoup plus vaste que celui de la musique classique habituelle grâce à un répertoire n’hésitant pas à faire appel des transpositions de musiques destinées à d’autres instruments ou à la voix. Personnalité chaleureuse et généreuse, il s’était tourné vers l’enseignement, notamment en masterclasses. Il avait donné son dernier concert en 2008 à la cathédrale de Béziers et vivait retiré au Pays Basque. Tout comme Jean-Pierre Rampal, il aura illustré au plus haut niveau l’école de vents française.


16 février 2012 : Création musicale au Quatar
Le Quatar Philharmonic Orchestra jouera la toute première mondiale du Retour, une symphonie originale en quatre actes créée par M. Marcel Khalifé, artiste de l’UNESCO pour la Paix ; auteur, compositeur et musicien mondialement renommé, spécialiste du luth oriental. Une série de trois concerts sera donnée à l’Opéra House de Doha du samedi 18 au lundi 20 février sous la direction du chef Michaelis Economu.


02 février 2012 : CRITIQUE EXPRESS : Salomé à Bruxelles
Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, 2 février 2012
La dernière Salomé que nous ayons vue – celle d’André Engel, que l’Opéra de Paris avait ressorti de son grenier pour remplacer la production, moins pire pourtant, de Lev Dodin – était d’un autre temps, Orient de carton-pâte, sans perversion ni sensualité. Pour être résolument contemporaine, la mise en scène de Guy Joosten n’est guère plus sulfureuse. Lieu unique, à l’envers, à l’endroit, ce qui oblige à briser la singulière continuité de l’œuvre par un baisser de rideau. Parois criblées de balles, c’est un pays en guerre. Une société bling-bling, forcément mafieuse, festoie. Hérode en est le parrain, répugnant croisement entre Karl Lagerfeld et Massimo Gargia. Images voilées, volées d’une caméra incestueuse : Salomé ne danse pas, elle accuse – d’autres ont su dénuder une vérité, une blessure autrement plus malsaines. Étonnement : Iokanaan le hiératique déambule, nonchalant, presque dérisoire, en une partie de cache-cache avec les nerfs de vigiles à revolver et oreillettes. Non plus prophète, mais conscience. Double, triple, partout et nulle part, sa tête sur le plateau d’argent, mais toujours vivant. À quoi bon, dès lors que l’idée, à l’épreuve du plateau, ne s’impose pas ? À quoi bon, surtout, réunir une distribution de premier ordre, pour la livrer à la médiocre baguette de Carlo Rizzi ? Plans sonores sans relief, orchestre débraillé, et insupportablement tonitruant. Les voix n’y résistent pas. À part Gerhard Siegel, Hérode claironnant, sans être univoque. Si l’on devine l’Hérodiade nette, cinglante d’Hedwig Fassbender, Narraboth (Gordon Gietz) disparaît avant même d’être la victime d’une balle perdue de la princesse (sic). Plus ou moins amplifié selon le lieu où il se trouve, Scott Hendricks possède semble-t-il le métal de Iokanaan, non sa ligne imperturbable. Quant à l’identification totale de Nicola Beller Carbone au rôle-titre, on n’en perçoit, outre la performance physique, immense, que quelques bribes : un timbre un rien banal peut-être, mais affuté par un instinct dramatique et musical ébouriffant. Et ces piani insensés, qui se fraient un chemin, autant que possible, à travers l’orchestre compresseur du Maestro Rizzi. (M.M.)


23 janvier 2012 : Décès de Rita Gorr
C’est en chantant Amnéris à l’Opéra Garnier en 1959 aux côtés de l’Aïda de Renata Tebaldi que Rita Gorr, qui vient de mourir à l’âge de 86 ans, avait créé l’événement. Son succès avait été d’autant plus grand qu’au cours de cette même représentation, la Tebaldi, vedette de première grandeur et très attendue, avait raté le contre-ut de l’air du Nil, ce qui mit encore plus en valeur la magnifique interprétation de Rita Gorr qui fut de ce fait l’autre triomphatrice de la soirée. Née en Belgique en 1926, elle avait commencé à travailler le chant à Gand et à Bruxelles notamment avec Germaine Hoerner. Premier prix au concours de Verviers en 1946, elle débuta à Anvers en Fricka. Membre de la troupe de l’Opéra de Strasbourg de 1949 à 1952, c’est le Premier prix du concours de Lausanne en 1952 qui lui permit d’intégrer la compagnie de l’Opéra et de l’Opéra Comique à Paris où elle chanta les grands rôles de mezzo des répertoires français, allemands et Italiens, étant justement distribuée avec la Tebaldi dans Aïda. Mais dès 1958, un engagement au Festival de Bayreuth l’avait fait connaître sur le grand circuit international. À Bayreuth elle triompha en Ortrud et en Fricka. Elle fut ensuite invitée sur les plus grades scènes du monde, Covent Garden, Metropolitan Opera, Scala de Milan, aussi bien pour Santuzza de Cavaleria Rusticana, que pour Eboli, Azucena ou Dalila. Elle eut peut-être tort de vouloir plus tard aborder des rôles de soprano dramatique comme la Médée de Cherubini qui lui convenait moins bien. Très grande voix au timbre chaud d’une superbe couleur, elle était particulièrement impressionnante dans les imprécations d’Ortrud dans celles d’Amnéris. À 81 ans, en 2007, elle chanta encore la Comtesse dans la Dame de Pique à Gand et à Anvers.

 
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