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LES BREVES
18 novembre 2017

12 avril 2017 : …et celle du Theater an der Wien
Faisant à Vienne le travail lyrique du TCE face à l’Opéra de Paris, le Theater an der Wien présente pas moins de 9 opéras en version scénique la saison prochaine, avec un Ring revisité en trois parties seulement, réarrangé par le chef Constantin Trinks, du coup en fosse avec l’ORF Radio-Symphonieorchester Wien, et la metteuse en scène Tatjana Gürbaca. Chaque journée commencera par la mort de Siegfried, puis suivront des flash-backs autour de trois personnages-clés, devenant chacun le titre d’un opéra : Hagen, Siegfried et Brünnhilde. La Flûte enchantée ouvrira la saison en septembre, puis Wozzeck en octobre, dans une production Carsen. Marie Stuart trouvera la production de Christof Loy et Paolo Arrivabeni en fosse, avec Marlis Petersen et Alexandra Deshorties, puis le Saul de Haendel la mise en scène de Claus Guth. Der Besuch der alten Dame de Gottfried von Einem sera donné en mars dans une mise en scène de Keith Warner, la dernière production de la saison étant le Songe d’une nuit d’été de Britten par Damiano Michieletto avec Bejun Mehta. En plus des opéras de chambre et d’un ballet, dix opéras seront donnés en version de concert, dont Ottone, Giulio Cesare et Publio Cornelio Scipione et Radamisto de Haendel. Beethoven enfin sera de la partie avec Egmont dirigé par Emmanuelle Haïm, Leonore de 1805 par René Jacobs et Fidelio dans sa version définitive avec Annette Dasch et Klaus Florian Vogt.


07 avril 2017 : Saison de transition à Covent Garden
Difficile de présenter sa saison le même jour que l’Opéra de Vienne et de ne pas passer inaperçu, mais le ROH fait partie des plus grandes salles au monde et aura tout de même réussi à tirer son épingle du jeu, même si cette saison de transition entre deux directeurs ne montre plus la grandeur du premier et pas encore la dynamique du second. 23 productions lyriques sont annoncées ainsi que quinze de ballets, avec toujours un grand nombre de créations mondiales, souvent délocalisées dans des salles plus petites, et également une partie d’opéras joués en version de concert, comme l’Ange de Nisida de Donizetti pour clore la saison sous le label Opera Rara. Des nouvelles productions, outre une Bohème par Richard Jones en ouverture, d’abord avec Pappano, ainsi qu’une Carmen dans une mise en scène de Barrie Kosky avec Francesco Meli apparaissant en Don José, Londres reprendra la Semiramide de Munich dans la production David Alden avec Joyce di Donato. Les deux moments les plus importants de la saison seront pourtant ailleurs : De la maison des morts concurrencera allègrement celles de Paris et Munich dans une nouvelle production de Warlikowski, avec Currentzis en fosse, et Lohengrin par David Alden, avec Andris Nelsons si passionnant dans l’œuvre à Bayreuth. La reprise des Vêpres siciliennes mises en scène par Herheim, de Lucia dans la production Katie Mitchell, des Rigoletto et Zauberflöte version McVicar ou encore de Macbeth avec Netrebko intéresseront les amateurs du répertoire classique, tandis que les passionnés de musique contemporaine retourneront au 4.48 Psychosis ou découvriront Coraline de Turnage au Barbican, ou surtout la création mondiale de Lessons in Love and Violence de Benjamin. Il ne reste plus qu’à commander les billets d’Eurostar !


04 avril 2017 : 2017-2018 au TCE
À son tour, la salle de l’avenue Montaigne présente sa nouvelle saison, passant d’une charte graphique orange à violette pour son site remanié à l’aube de la programmation 2017-2018. Quatre opéras en version scéniques y seront montés, dont deux dirigés par Jérémie Rhorer, la reprise des Dialogues des carmélites par Olivier Py et un inédit Barbier mis en scène par Laurent Pelly. Cecilia Bartoli sera Alcina, spectacle mis en scène par Christof Loy, au côté de Philippe Jaroussky, contre-ténor également d’Orphée et Eurydice dans une production Carsen dirigée par Emmanuelle Haïm. Douze opéras seront donnés en version de concert, dont Macbeth dirigé par Noseda, Samson pour y découvrir Alagna dans un rôle qu’il prendra scéniquement à Vienne, Faust avec Borras dans le rôle-titre, ou encore Lucia, ainsi que Titus sous la baguette de Currentzis. Plusieurs oratorios ainsi que cantates et Passion trouveront place également, comme la Saint Matthieu conduite pour Pâques par Mark Padmore. Les orchestres résidents seront toujours bien présents aussi, les Wiener Philharmoniker par deux fois, avec Mehta puis Orozco-Estrada, Dresde et Thielemann ou encore Nezet-Séguin et Rotterdam ainsi que Salonen et son Philharmonia ; à remarquer que la salle récupèrera également le Bayerischen Rundfunk et Mariss Jansons, exilés à la Philharmonie cette saison. L’Orchestre de Chambre de Paris sera toujours résident avec dix-huit concerts, tout comme les concerts du dimanche matin organisés par Jeanine Roze. Côté voix, Fleming, Kožena, Cencic, Yende, Yoncheva ou un récital Siri-Meli. Enfin citons quelques grands pianistes présents en soirées, Kissin par trois fois, seul ou accompagné, Sokolov, Berezovski, Kovacevich ou encore Volodos, encore de quoi bien occuper les soirées de l’ouest parisien pour les réfractaires de l’Opéra Bastille ou de la Philharmonie !


02 avril 2017 : Luxueuses reprises à Munich
L’une des saisons lyriques les plus attendues, celle de l’Opéra de Munich, où le couple phare du moment, Kaufmann-Harteros, et l’astre de la direction Kirill Petrenko est en poste, vient d’être dévoilée. Dirigée par Nikolaus Bachler, la grande maison bavaroise ne présente cette saison que six créations, et décale son budget vers de nombreuses et très luxueuses reprises, dont celle du Ring, avec deux fois chaque opéra à la suite en janvier-février, laissant apparaître Nina Stemme, Anja Kampe ou Wolfgang Koch, puis à l’été un cycle complet avec l’apparition de Kaufmann dans la Walkyrie. La première nouvelle production sera les Noces de Figaro en octobre, dans une mise en scène de Christof Loy, puis en décembre le Triptyque de Puccini, dirigé par le maître des lieux, avec entre autres. Les Vêpres siciliennes en français suivront, production Nunes et en fosse Meier Wellber, puis une prometteuse De la maison des morts par Frank Castorf, dirigée par Simone Young. Un nouveau Parsifal créera la surprise en juin, dans une nouvelle production de Pierre Audi, non plus avec Kapoor comme à Amsterdam, mais avec Georg Baselitz pour les décors, et à nouveau Kirill Petrenko en fosse. Citons enfin parmi quatre opéras de Strauss, six de Verdi, six de Wagner ou quatre de Rossini et Donizetti, un retour des nouvelles productions de Lady Macbeth et des Stigmatisés créées cette saison.


31 mars 2017 : 2017-2018 à l’Opéra de Lyon
Pendant le festival Mémoires de la seconde moitié du mois de mars, l’Opéra de Lyon a dévoilé sa saison prochaine. Les guerres, les rois, les oppresseurs et les oppressés seront au cœur de la nouvelle saison concoctée par Serge Dorny. Dès le 9 octobre, le War Requiem de Britten sera proposé dans une version mise en scène par Yoshi Oida, sous la baguette du nouveau directeur musical Daniele Rustioni. En novembre, une reprise de la production de 2010 de Mozart et Salieri de Rimski-Korsakov préludera à une Cenerentola sous la houlette d’un Stefan Herheim qui se fera une joie de dynamiter le conte de Cendrillon pendant les fêtes de fin de d’année. En janvier, Richard Brunel mettra en scène le rare Cercle de craie de Zemlinski, un événement à ne pas rater. En mars, ce sera le tour du festival de printemps consacré en 2018 à Verdi, avec une reprise de Macbeth selon Ivo van Hove, en alternance avec une vraie curiosité, Don Carlos, en français, dans la version de la création de 1867, dans la mise en scène du cinéaste Christophe Honoré, un habitué de la maison après ses Carmélites et son Pelléas, et la baguette qu’on espère toujours aussi électrique de Rustioni. Pour compléter ces deux Verdi scéniques, une unique version de concert d’Attila, donnée déjà préalablement en novembre 2017. Enfin, avant un Don Giovanni à cheval sur les vacances d’été, confié à David Marton, à l’approche de la fin de saison, une création avec GerMANIA d’Alexander Raskatov, qui complète un panorama toujours témoin de la grande vitalité de l’Opéra de Lyon, qui reste l’une des scènes les plus attractives d’Europe.

 
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