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CHRONIQUES
27 mai 2018

La révolution de velours de Gérard Mortier
© Yannick Millon

Gérard Mortier

Grand messe aux Ateliers Berthier de l'Opéra de Paris pour l'intronisation de Gérard Mortier, le nouveau directeur de l'Opéra de Paris. Dans ce haut lieu où s'élaborent les spectacles des Maison Bastille et Garnier, la presse internationale s'était mobilisée dans l'attente de savoir de quoi serait fait l'héritage de Hugues Gall qui signe sa dernière saison.
 

Le 09/03/2004
Françoise MALETTRA
 



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  • Avec un enthousiasme visible et une détermination forgée par des années d'expériences fertiles, administratives et artistiques, à Düsseldorf, Francfort, Hambourg, et surtout Bruxelles et Salzbourg, le nouveau patron de l'Opéra de Paris Gérard Mortier a exposé les trois points forts de sa politique : tradition, transmission et création.

    Une tradition qu'il entend voir repensée par des metteurs en scène possédant une juste vision des résonances qu'elle trouve dans notre temps : exemple, le retour de Patrice Chéreau dans un Così fan tutte co-produit avec le festival d'Aix-en-Provence, et l'arrivée de Peter Sellars pour une nouvelle production de Tristan et Isolde.

    Transmission d'un patrimoine, où, aux côtés de chefs d'oeuvre auto-désignés du répertoire, ressusciteront des partitions trop longtemps confinés dans un injuste purgatoire. Qui se souvient de Cardillac de Paul Hindemith ? Mortier, oui. Quant aux créations, il faudra attendre trois ou quatre ans avant de les découvrir, le temps de les mettre en oeuvre, même si les noms de Kaija Saariahio et Olga Neuwirth sont déjà annoncés, et ceux de Pascal Dusapin et Georges Aperghis évoqués.

    Un remaniement « en douceur » dans l'équipe de tête, où Brigitte Lefèvre reste la grande prêtresse de la danse et où Christian Schirm se voit confier l'Atelier Lyrique (ex Centre de Formation lyrique). Pas de directeur musical mais la présence de sept chefs permanents qui se partageront les 20 opéras de la saison 2004/2005 (Sylvain Cambreling, Christoph von Dohnanyi, Valery Gergiev, Vladimir Jurowski, Kent Nagano, Esa Pekka-Salonen).

    Quant aux stars, il est clairement entendu qu'en aucun cas elles ne décideront de la programmation, en d'autres termes que celle-ci ne saurait être faite en fonction de leur notoriété, aussi brillante soit-elle.

    A noter enfin, dans la saison inaugurale, trois opéras français : Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Saint-François d'Assise d'Olivier Messiaen, et Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc. Un geste élégant de la part du belge Gérard Mortier en direction de la France qui l'accueille.






    Danse : une politique qui a fait ses preuves

    Sans vraies surprises, la prochaine saison danse l'Opéra national de Paris porte toujours la griffe Lefèvre, avec une alternance solidement structurée de classique et de contemporain. Et un clin d'?il vers la Belgique. Pourquoi changer une politique qui marche ?

    Alliant fidélités et nouvelles approches, la prochaine saison danse de l'Opéra national de Paris est bien à l'image de cette grande compagnie de répertoire qui s'est largement ouverte à la création contemporaine. Bien sûr, et c'est son rôle, le Ballet dansera quelques grandes chorégraphies de Noureev, Cendrillon, La Belle au bois dormant, Roméo et Juliette. Personne d'autre que ses danseurs ne peuvent le faire à pareil niveau.

    Autres grands noms étroitement liés à la maison, ceux de John Neumeier dont on reprend le magnifique Sylvia et de Roland Petit avec trois grands titres sur le thème de la mort, Carmen, Le Jeune homme et la mort et l'Arlésienne. Ici encore, nos danseurs sont inégalables et la nouvelle génération de solistes doit achever d'y faire ses preuves. Reprise également pour Wuthering Heights de Kader Belarbi, oeuvre forte même si elle était imparfaite et que l'on reverra avec plaisir.

    Pour parachever les liens unissant Pina Bausch à l'Opéra, la célèbre chorégraphe a accepté de donner à la compagnie son Orphée et Eurydice, ballet chanté et dansé qui entre ainsi au répertoire. Entrée au répertoire également de MC 14/22 d'Angelin Preljocaj qui sera à l'affiche avec une création sans titre à ce jour mais sur une musique originale de Mauro Lanza.

    Plusieurs programmes comprendront par ailleurs nouveautés contemporaines et reprises. On trouvera ainsi Jerome Bel dans un hommage à la compagnie sous le nom de l'un de ses plus solides sujets Véronique Doisneau, aux côtés d'Etudes de Lander et de Glass Pieces de Robbins. Création également pour Trisha Brown, dans un programme où figurent aussi son Glacial Decoy, Pas./Parts de Forsythe et la baroque Bach-Suite de Francine Lancelot.

    Deux créations encore accompagnent la reprise des Sept péchés capitaux selon Laura Scozzi, et elles seront signées Michèle Noiret et Suzanne Linke, personnalité majeure de la danse outre-Rhin. Spectacle et démonstrations de l'Ecole de Danse complètent cette programmation trapue.

    Rappelons enfin que Claude Bessy quitte la dite école au mois de juillet après plus de trente ans passés à sa tête et que c'est la grande étoile Elisabeth Platel qui lui succède.


    Gérard Mannoni






    Le 09/03/2004
    Françoise MALETTRA




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