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CHRONIQUES
18 août 2018

Toulouse les Orgues 2009 :
Orgues et politique

Le festival Toulouse les Orgues qui nous rappelle chaque automne que la ville rose est la capitale française de l’instrument à tuyaux vient de s’ouvrir sur un vibrant hommage, pour son vingtième anniversaire, à la chute du Mur de Berlin, à travers notamment des œuvres vocales d’époques diverses au fort contenu politique.
 

Le 10/10/2009
Olivier BRUNEL
 



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  • Chaque année, le festival international Toulouse les Orgues s’ingénue à trouver de nouvelles voies d’abord vers cet instrument aux dimensions, formes et usages si multiples. Pour l’ouverture de l’édition 2009, quatorzième du nom, l’événement aura été un concert en hommage à la chute du Mur de Berlin, pour la célébration de son vingtième anniversaire et plus encore, une réflexion sur les événements qui ont préparé cette chute dans la RDA, ex-Allemagne « démocratique ».

    Ce concert gratuit Wir sind das Volk (Nous sommes le peuple) réalisé en partenariat avec le Goethe-Institut de Toulouse, a laissé à la porte du Temple du Salin beaucoup d’un public venu nombreux. Il comptait la Chorale franco-allemande de Toulouse (une des quelques qui existent en France) mais aussi un chœur professionnel, l’Ensemble vocal Sankt Jacobi et l’Ensemble instrumental Cythara de Hambourg sous la direction de l’organiste Rudolf Kelber, directeur de la musique sacrée de la Cathédrale Sankt Jacobi de cette ville.

    Profondément original, le programme comprenait des œuvres hautement politiques comme le Prager Te Deum de Petr Eben pour chœur et orgue (1989) influencé par la révolution Vaclav Havel à Prague, et des chansons de musique populaire datant de la période de la chute du Mur comme celles d’Udo Lindeberg, Kurt Demmler, Rudolf Kelber (sur des textes de Brecht) et même des Scorpions, arrangées à la manière délicieusement rétro des Comedian Harmonists et magistralement interprétés par l’Ensemble Sankt Jacobi, ou historiques comme des Lieder de Mendelssohn et Brahms qui donnaient l’occasion de brillent au Chœur franco-allemand et un montage très réussi entre le Magnificat d’Heinrich Schütz qui contient des versets « subversifs » annonçant la chute des tyrans avec des extraits des discours de la célèbre manifestation de 1989 sur l’Alexanderplatz.

    Ce concert au succès garanti avait été précédé d’une manifestation de foi plus calme dans la blanche église Notre-Dame de la Dalbade, avec un concert entièrement consacré à des messes brèves composées par Delibes, Fauré, Caplet et Kenneth Leighton (1929-1988), belle promenade guidée dans l’histoire de la musique religieuse et de ces styles allant du romantisme tardif au pré-modernisme et même aux dissonances (l’originalité du style de Leighton résidant plus dans sa rythmique que dans l’atonalité), par la Maîtrise du Conservatoire de Toulouse dirigée par Mark Opstad et l’excellent organiste anglais William Whitehead.

    Toulouse, Temple du Salin et Église Notre-Dame de la Dalbade, le samedi 10 octobre à 17h15 et 15h.




    Toulouse les Orgues, jusqu’au 18 octobre. Le festival se prolonge jusqu’en juin 2010 avec un Cycle Bach aux Augustins de Toulouse et à Saint-Louis en l’île à Paris. La quasi-totalité des œuvres pour orgue du cantor seront jouées par thème lors de dix récitals donnés par les grands interprètes d’aujourd’hui que sont Bernard Foccroule, Jean Willem Jansen, Michel Bouvard et Benjamin Alard.




    Le 10/10/2009
    Olivier BRUNEL




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