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CHRONIQUES
26 septembre 2021

Montpellier 2021 (1) :
De la Terre au Cosmos

© Pauce - naĂŻve 7

Prévu sur deux jours, le cycle De la Terre aux Étoiles débute par le projet de Christian-Pierre La Marca, Wonderful World. Vite limité par le concept de parcours illustratif autour de vidéos de Yann Arthus-Bertrand, l’ode à la nature trouve finalement plus de résonnances deux heures plus tard avec l’Ensemble Cosmos dans les jardins de la Maison des Relations Internationales.
 

Le 24/07/2021
Vincent GUILLEMIN
 



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  • L’idĂ©e est dans l’ère du temps, parler d’écologie pour se dĂ©douaner de ne rien faire ou presque pour rĂ©ellement changer le monde. C’est Ă  cela que l’on assiste encore avec le projet Wonderful World dans la grande Salle Pasteur, illustre chercheur en ce moment bien malmenĂ©, puisqu’encore quelques minutes auparavant, des milliers de militants antivaccins marchaient dans les rues de Montpellier aux cris de « LibertĂ© ! »

    Christian-Pierre La Marca débute son programme par le Prélude de la Suite n° 1 pour violoncelle de Bach, et montre que si la sonorité de son Villaume est particulièrement chaleureuse, il parvient difficilement à le valoriser. Julie Depardieu apparaît ensuite pour citer, ou plutôt réciter à la manière d’une bonne élève temporairement engagée, des textes de Chateaubriand, Sand, Baudelaire ou Jacques Chirac.

    Notre maison brûle… et grâce aux images créées à force de milliers d’heures dans son avion thermique, le grand moraliste Yann Arthus-Bertrand nous le rappelle dans une courte interview filmée, puis par un mélange de photos et vidéos sur lesquels s’agrègent les désastres de l’humanité face aux splendeurs de la nature. Heureusement, de ce spectacle se démarque le jeune Nathanaël Gouin, subtil dès son interprétation d’Après un rêve de Fauré, plutôt mesuré dans l’extrait du Quatuor pour la fin du temps de Messiaen, puis raffiné dans les transcriptions pour violoncelle et piano des pièces de jazz Moon River (Mancini), What a Wonderful World (Armstrong) et Over the Rainbow (Arlen).

    Le plus beau passage du concert reste cependant celui qui n’était pas indiqué sur le programme, puisque pour accompagner Les Cris des Hommes, ce n’est pas un prélude de Debussy ni une œuvre de Rameau qui sont joués, mais Une Barque sur l’océan de Ravel, dans laquelle le pianiste peut faire parler seul toute la clarté de son toucher.

    © Vincent Arbelet

    Comme en miroir à cette inoffensive proposition écologiste, le concert de l’Ensemble Cosmos une heure plus tard charme par ses interprètes comme par son lieu, peu idéal pour l’acoustique, puisqu’en extérieur et sonorisé, mais très agréable par la douceur des arbres et des fleurs, dans les jardins de la Maison des Relations Internationales de Montpellier.

    Par un parcours musical sur plus de cinq siècles, les quatre voix de l’ensemble créé en 2015 à l’Abbaye de Royaumont portent les chants a capella de la fin de l’époque médiévale aux débuts du XXIe. La Nuit froide et sombre de Roland de Lassus met en valeur le beau timbre du baryton-basse Maxime Saïu et la douce lumière du contre-ténor Cyrille Lerouge. Puis Toutes les nuits de Clément Janequin favorise la ligne droite de la soprano Morgane Collomb, tandis que le ténor Richard Golian, plus réservé, ressort par les chants plus récents de Saint-Saëns ou Debussy.

    De Mignonne, allons voir si la rose de Costeley au magnifique The Lamb de Tavener en passant par Abendfeier in Venedig de Clara Schumann, le programme évolue pour mettre en valeur la modernité masquée d’Yver vous n’estes qu’un vilain, extrait des Trois Chansons de Debussy, ou la supériorité de Go crystal tears de John Dowland. Très applaudi, le concert s’achève par un encore bien ajusté, Mille Regretz de Josquin des Près, puis par un bis du Fair Phyllis I saw sitting all alone de John Farmer.




    16h, Corum, Salle Pasteur :
    Wonderful World. Ode to Nature
    Bach, Fauré, Say, Ravel, Saint-Saëns, Rimski-Korsakov, Gershwin, Mancini, Frahm, Tchaïkovski, Messiaen, Armstrong & Arlen
    Textes de Sand, Chirac, Chateaubriand, Rimbaud, Baudelaire, le Pape François…
    Christian-Pierre La Marca, violoncelle et direction artistique
    Nathanaël Gouin, piano
    Julie Depardieu, récitante
    Yann Arthus-Bertrand, photos et vidéos

    18h, Jardin de la Maison des relations internationales :
    Victoria, de Lassus, Janequin, Costeley, Saint-Saëns, Debussy, Mendelssohn, Schumann, Farmer,
    Dowland, Bennet, Helvey, Tavener, Sullivan
    Ensemble Cosmos
    Morgane Collomb soprano
    Cyrille Lerouge contre-ténor
    Richard Golian ténor
    Maxime SaĂŻu baryton-basse




    Le 24/07/2021
    Vincent GUILLEMIN




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