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CRITIQUES DE CONCERTS |
31 août 2025 |
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Quelle oeuvre étrange que ce Pélerinage de la rose. Le livret parfaitement insipide et mièvre de Moritz Horn a inspiré à Schumann de fort belles mélodies et quelques choeurs très bien menés.
Il rassemble en une seule oeuvre tous les symboles du romantisme germanique, la jeune fille qui meurt prématurément, la forêt, la rivière, le meunier, le cimetière, le crépuscule et l'aube, la nature verdoyante et ainsi de suite. On dirait un inventaire des thèmes de ballets et de mélodies de l'époque.
La partition comporte vingt quatre séquences, mais elles sont si brèves que le tout dépasse à peine les soixante minutes d'éxécution, ce qui ne fait même pas trois minutes de moyenne. Ces chiffres montrent l'une des particularité d'un ouvrage qui se situe à cet égard aux antipodes de la démarche wagnérienne par exemple.
Les excellentes voix des solistes, des choeurs enthousiastes et investis, l'Ensemble Orchestral très intelligemment mené par John Nelson ont permis à cette Rose si belle et si fragile d'accomplir le bref pélerinage de sa courte vie dans de bonnes conditions.
En première partie, Nelson avait dirigé de manière vive, colorée, tonique et même pimpante, la première symphonie de Schumann, ce qui convenait fort bien aussi à ces pages nettement juvéniles et euphoriques. Un concert rassérénant en attendant le printemps qui tarde à éclore.
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Salle Pleyel, Paris Le 10/04/2001 Gérard MANNONI |
 | Concert du cycle Schumann de l'Ensemble Orchestral de Paris. | Robert Schumann
Symphonie n°1
Le pélerinage de la rose
Choeur d'oratorio de Paris- Madrigal de Paris-
Ensemble Orchestral de Paris-
Direction : John Nelson
Avec Rebecca Evans (soprano), Adriana Simon (soprano), Nathalie Stuzmann (contralto), Christian Essler (ténor), Jean-Sébastien Bou (baryton), Laurent Naouri (basse). |  |
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