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CRITIQUES DE CONCERTS |
31 août 2025 |
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On savait le claveciniste Pierre Hantaï capable d'oser des programmations aventureuses comme ce tout récent parcours dans le répertoire dit "des Virginalistes", alors que presque tous les récitalistes paient (plus ou moins) leur tribut à Bach en ce début d'année anniversaire. Un acte d'individualiste qui rassure en ces temps où l'événement médiatisé dicte sa loi aux répertoires dits " d'époque " comme aux autres.
En plus d'une intuition rythmique pénétrante, Pierre Hantaï fait valoir un toucher parmi les plus fluides et les plus lié du monde. Un toucher qui fait d'ailleurs tout le prix de ses incursions chez l'universel Cantor (entre autres, ses Variations Goldberg) et qui aujourd'hui se révèle pour moi idéalement en phase avec l'art de la miniature élisabéthaine. De plus, Pierre Hantaï pratique le difficile exercice des doigtés à l'ancienne (qui exclut notamment le passage du pouce à la main droite) avec une aisance et une décontraction incomparable. Dans cette musique bruissante de mille anecdotes, tour à tour visions pittoresques, danses colorées, tendres histoires, Hantaï possède le savoir-faire du jardinier expert dans l'art de faire éclore les plus délicats bourgeons. Seule restriction : les pièces de John Bull qui, dans la Chasse du Roi et telle Gaillarde, tournaient à la leçon virtuose. Un enthousiasme digital que l'on qualifiera de véniel.
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Théâtre Grévin, Paris Le 06/03/2000 Roger TELLART |
 | Récital Pierre Hantaï au Théâtre Grévin, Paris. | Oeuvres de Bull, Playford, Byrd etc...
Pierre Hantaï, clavecin |  |
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