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CRITIQUES DE CONCERTS 20 mai 2018

Sommets Musicaux de Gstaad

Sommets pointus

Pour leur première édition, les Sommets Musicaux de Gstaad ont misé sur des solistes prestigieux que l'innovation n'intimide point. Maxim Vengerov interprétait ainsi Bach sur cordes en boyaux, tandis que le Quatuor Hagen donnait en première mondiale un mouvement de quatuor à cordes inédit de Beethoven.
 

Eglise de Saanen, Gstaad
Le 02/03/2001
Michèle LARIVIERE
 



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  • Dans le cadre unique de l'église de Saanen, dont l'acoustique fine séduisit jadis Yehudi Menuhin, voûte et balcons en bois, peintures murales miraculeusement conservées : avant même que la moindre note résonne, l'insolite et le rare sont déjà là !
    Pour le concert inaugural, Maxim Vengerov s'offre le plaisir ( et peut-être un brin de trac ?) de jouer la Chaconne en ré mineur de la Partita BWV 1004, sur des cordes en boyaux, qui lui permettent de respecter la pureté de l'écriture contrapuntique et polyphonique de Bach. Virtuose précis, musicien très intérieur, il manque encore de cette maîtrise des attaques et des dynamiques propres à une interprétation à l'ancienne. Mais dès qu'il retrouve son Stradivarius appelé " le Kreutzer ", on perçoit une nouvelle maturité et une nouvelle intensité dans son jeu, évidente dans la Sonate opus 108 de Brahms. Le quatrième mouvement Presto agitato qui demande des ressources complémentaires de timbre, de registres et de dynamique de la part des deux interprètes témoigne d'une connivence remarquable. Véritable révélation de la soirée, Caroline Haffner contribue pour une grande part à cette réussite, de par un tempérament généreux et une grande palette de couleurs.


    Changement de décor, avec le concert consacré à Beethoven par Paul Gulda et le quatuor Hagen . Belle homogénéité d'interprétation, à la fois baroque et contemporaine, au sein de laquelle le pianiste réussit à surprendre, par un jeu élégant rappellant celui de son père Friedrich Gulda. Avec un jeu plus intellectuel qu'organique, très " piano -forte ", avec aussi une recherche de sonorités impressionnantes, navigant entre sons quasi-spectraux et notes brillantes presque jazz, Paul Gulda se perdit un peu parfois dans la courbe sinueuse et discontinue des variations de l'Arietta de la sonate opus 111, mais sut retrouver la merveilleuse simplicité de la fin.
    L'événement, cependant, ce fut bien sûr la création tant attendue de ces 23 mesures inédites de quatuor à cordes retrouvées par Sotheby's et achetées par la Fondation Martin Bodmer de Genève. Une petite phrase musicale en si mineur que Beethoven avait dédié au jeune visiteur anglais Richard Fox et qui dément la période de 12 ans de soi-disant non-créativité de Beethoven dans ce domaine. Elle prouve au contraire sa vitalité et sa réflexion, annonçant clairement les derniers quatuors, dont les Hagen nous donnèrent un aperçu avec l'opus 135. Leurs coups d'archets rugueux et contrastés, leur art du piano et du silence dans le lento assai, nous ont plongés dans l'héroïsme pourtant si humain de Beethoven.




    Eglise de Saanen, Gstaad
    Le 02/03/2001
    Michèle LARIVIERE

    Sommets Musicaux de Gstaad
    Dimanche 25 février :
    J.S Bach : Chaconne en ré mineur extrait de la partita n°2 BWV 1004, Toccata et fugue en ré mineur BWV 565
    J.Brahms : Sonate pour violon et piano en ré mineur op.108, Trois danses Hongroises
    Maxim Vengerov, violon
    Caroline Haffner, piano

    Samedi 3 mars :
    Beethoven : Sonate n°32 en ut mineur op.111, mouvement d'un quatuor à cordes en si mineur, 1817 et Quatuor à cordes n°16 en fa majeur op.135
    Paul Hagen, piano
    Quatuor Hagen

     


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