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CRITIQUES DE CONCERTS 23 février 2020

Concert de l'Orchestre de äris sous la direction de de David Robertson avec le pianiste Pierre-Laurent Aimard.

Robertson et Aimard vainqueurs par K.O.
© Orchestre de Paris

David Robertson

Le chef David Robertson et le pianiste Pierre-Laurent Aimard étaient à l'affiche de l'Orchestre de Paris, le mois dernier à la Salle Pleyel. Très attendu dans le Concerto n°2 de Bartok, le Français n'a pas moins étonné que l'Américain, par la droiture et la probité de sa direction.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 21/03/2001
Pauline GARAUDE
 



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  • Dans ses MĂ©tamorphoses, Strauss marie le deuil Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©, composant lĂ  une partition au caractère quasi sĂ©pulcral. Ă€ première vue, l'on peut ĂŞtre surpris du manque de contrastes dans la direction, David Robertson semblant abandonner toute volontĂ© de mise en relief quelque Ă©lĂ©ment de la partition.

    Si la gravité des violoncelles et des contrebasses s'oppose à la couleur crue du violon solo, les autres pupitres restent homogènes sans hiérarchie sonore. La battue, carrée mais souple, opère un balancement cristallisé dans l'évolution des nuances par vagues successives, progressivement jusqu'au fortissimo culminant de l'oeuvre. Le legato constamment soutenu de l'ensemble engendre un lyrisme intense au phrasé sobre. Derrière la sévérité apparente, l'effet devient saisissant.

    Changement d'univers avec la Symphonie n°40 de Mozart, qui témoigne d'un équilibre parfait entre rigueur architecturale et grâce de la courbe musicale. C'est toute l'élégance du style viennois que Robertson restitue. Cette fois, les pupitres sont bien différenciés, les rythmes accusés, l'intensité sonore et expressive riche de couleurs et de contrastes. À l'inverse de la partition précédente, l'orchestre atteste ici d'une légèreté saisissante par contraste.

    Mais le sommet du concert fut sans aucun doute le Concerto n°2 de Bartok, exceptionnel de verve, de brio et de rectitude. Pierre-Laurent Aimard et David Robertson sont totalement complices et également à leur aise dans une musique qui évoque pourtant tout sauf la décontraction.

    Le chef allie à l'écriture percussive du piano une sonorité plus charnelle de l'orchestre dont on ne peut qu'admirer les changements de climats et la versatilité. Grâce à cette complémentarité, le soliste se fond à l'orchestre et ce concerto semble écrit comme une symphonie concertante avec piano.

    Pierre-Laurent Aimard séduit par son jeu ferme et incisif, la précision des attaques et la fluidité du phrasé. À cela se joint l'indispensable pulsation rythmique qui doit être aussi saillante que possible, car cette musique ne se joue pas, elle se boxe. À ce jeu-là, Aimard et Roberston doivent être déclarés tous les deux vainqueurs par K.O. Le public lui était à genoux.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 21/03/2001
    Pauline GARAUDE

    Concert de l'Orchestre de äris sous la direction de de David Robertson avec le pianiste Pierre-Laurent Aimard.
    Strauss : MĂ©tamorphoses
    Mozart : Symphonie n°40
    Bartok : Concerto pour piano et orchestre n°2
    Orchestre de Paris
    David Robertson, direction
    Pierre-Laurent Aimard, piano

     


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