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CRITIQUES DE CONCERTS 22 août 2019

John Nelson et l'Ensemble Orchestral de Paris dans la Messe en si de Bach à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Une messe sauvée à la mi-temps
© Orchestre de Paris

Après une Passion selon St Matthieu plutôt réussie l'an passé, John Nelson et l'Ensemble Orchestral de Paris ont abordé cette année la Messe en si du même Bach. Dans l'acoustique difficile de la cathédrale Notre-Dame de Paris, il leur aura fallu plus de temps pour trouver leurs marques.
 

Cathédrale Notre-Dame, Paris
Le 29/03/2001
Pauline GARAUDE
 



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  • "Vraisemblablement, le plus grand chef-d'oeuvre musical que le monde ait jamais vu", affirmait déjà Carl Friedrich Zelter en 1811, au sujet de la Messe en si. Mais pour que l'on perçoive son architecture aux proportions quasi- parfaites, cette oeuvre nécessite une direction rigoureuse et précise.

    Or, dès la première partie, la Messe de John Nelson est comme privée de son ossature: plutôt que de poser les fondations et asseoir la structure, il semble miser d'entrée sur une dimension immatérielle et éthérée, manquant considérablement de consistance. Contresens ou parti pris ?

    Dès les premières notes du Kyrie, les voix sont faiblement posées, le son manque d'ampleur, la battue est sautillante. Le flou supplante l'unité, le manque d'épaisseur prive la perspective de profondeur. Il faut attendre les derniers moments du Gloria pour que le choeur prenne un peu de consistance.

    Curieusement, après l'entracte, c'est un autre John Nelson qui est à la tête de l'Ensemble orchestral de Paris. A-t-il remotivé ses troupes ? La machine a café a-t-elle été réparée ? Toujours est-il que cette fois la battue a repris du tonus, l'architecture ressort enfin, et la matière sonore prend réellement forme. On gagne à la fois en grandeur comme en sérénité.

    Les voix des solistes n'en sont que mieux valorisées, surtout celle du contre-ténor américain Daniel Taylor, dont le timbre est d'une belle transparence colorée, soutenue dans tous les registres. L'émission, riche en harmoniques, est claire. Son Agnus Dei fut un moment de pure grâce.

    Malgré un début mitigé, sans doute aussi le temps de s'adapter à la redoutable acoustique de la cathédrale Notre-Dame, John Nelson finalement sauvé sa Messe en deuxième mi-temps.




    Cathédrale Notre-Dame, Paris
    Le 29/03/2001
    Pauline GARAUDE

    John Nelson et l'Ensemble Orchestral de Paris dans la Messe en si de Bach à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
    Johann Sebastian Bach
    Messe en si mineur
    Ensemble orchestral de Paris
    Maîtrise notre-Dame de Paris
    John Nelson, direction
    Dominique Labelle, soprano
    Joyce Di Donato, mezzo-soprano
    Daniel taylor, contre-ténor
    Paul Austin Kelly, ténor
    Nathan berg, basse-baryton

     


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