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CRITIQUES DE CONCERTS 29 février 2020

Un maestro contre la montre
© Roger Picard

Riccardo Muti dirigeant l'Orchestre National de France au Théâtre des Champs-Élysées dans un programme entièrement consacré à Schumann. L'affiche était des plus alléchantes. Mais pris entre deux avions, cinq capitales et combien de nouvelles productions et d'enregistrements, le maestro était décidément trop pressé.

 

Le 20/04/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Encore un exemple des inconvénients de la politique adoptée par la plupart des chefs d'orchestre et par beaucoup d'orchestres aussi. Qu'y avait-il exactement derrière cette affiche à priori séduisante et qui attira la foule deux soirs de suite au Théâtre des Champs-Élysées?

    Un chef super-star, mais toujours pressé, sûrement présent le minimum de temps syndical pour les répétitions d'un programme qui n'est pas le répertoire lui convenant spontanément le mieux, et un orchestre qui n'est plus à son meilleur niveau depuis qu'il est lui aussi mené par un directeur musical passant autant de temps dans les avions que dans les salles de répétitions.

    Avec ce type de pratiques, les formations symphoniques perdent leur âme et les chefs laissent plus de trace sur leurs comptes en banque que dans la mémoire des mélomanes. Bref, les Troisième et Quatrième Symphonies de Schumann auront paru bien neutres, bien ternes comparée à l'éclat de l'affiche. La Rhénane en particulier, manqua autant d'inspiration dans les tempi que dans la dymanique et les couleurs. Une sorte de robinet d'eau tiède.

    Par sa nature même, la Quatrième Symphonie se prête mieux au fougueux tempérament de Muti et fut donc moins morne et moins indifférente. Rien de bien original ni de particulièrement intéressant pourtant dans cette approche précise, rapide, enlevée, dont tant d'autres chefs ont su nous révéler des dimensions autrement démesurées et romantiques.

    En tout, une heure cinq minutes de musique, sans même l'aumône d'un petit concerto ou d'une petite ouverture ! Le planning du maestro devait être très serré.




    Le 20/04/2001
    Gérard MANNONI

    Robert Schumann
    Troisième et Quatrième Symphonies
    Orchestre National de France
    Riccardo Muti, direction

     


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