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CRITIQUES DE CONCERTS 29 février 2020

Programme de musique américaine avec l'Ensemble Orchestral au Théâtre des Champs-Élysées.

Un air de Cotton Club aux Champs-Élysées
© Eric Sebbag

Le temps d'une soirée, le Théâtre des Champs-Élysées a pris des airs de Cotton Club. C'est que John Nelson et l'Ensemble Orchestral de Paris s'y produisaient dans un répertoire venu tout droit d'outre-Atlantique. Au programme: Ives, Copland, Joplin, Schoenfield et Kernis.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 17/04/2001
Mathias HEIZMANN
 



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  • Certains de ces compositeurs ne vous disent rien ? Pas de panique : la musique américaine ne jouit pas d'une très grande estime en Europe, seules quelques célébrités y sont couramment jouées. Ives et Copland ont, de ce point de vue, beaucoup de chance, et même s'ils ne prétendent pas, comme nombre de leurs contemporains, révolutionner le langage musical, leurs oeuvres ne sont pas dénuées d'intérêt.

    On aurait eu parfaitement tort de boycotter ce concert. D'abord parce que John Nelson, parfaitement maître de la situation, s'appliqua à traduire le climat nostalgique de la Troisième Symphonie de Ives. Ensuite parce que le Concerto pour clarinette de Copland a bénéficié de l'interprétation irréprochable de Richard Vieille.

    Mais découverte aidant, ce sont surtout les oeuvres d'Aaron Jay Kernis et de Paul Schoenfield qui ont retenu l'attention: le premier pour le climat sonore poétique de sa Musica Celestis, le second pour la folie et l'humour de son hommage à Schumann, ainsi que pour la prestation du trompettiste Jean-Michel Ricquebourg.

    La réussite de ce Vaudeville pour trompette et orchestre de chambre (basé sur la structure du Carnaval) est grandement liée à sa thématique, qui justifie le recyclage d'éléments hétéroclites empruntés aux multiples courants de la musique américaine du XXe siècle.

    Mais juste avant d'aborder ces pages endiablées, John Nelson, métamorphosé en caricature des années vingt – haut de forme et plastron - s'était lancé dans des Ragtime de Scott Joplin. L'orchestre s'y était délié les doigts et avait renoncé au côté appliqué perceptible dans les premières oeuvres : un petit vent de folie qui, désormais, ne devait plus faiblir.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 17/04/2001
    Mathias HEIZMANN

    Programme de musique américaine avec l'Ensemble Orchestral au Théâtre des Champs-Élysées.
    Charles Ives : Troisième Symphonie " the camp Meeting "
    Aaron Copland : Concerto pour clarinette et orchestre à cordes avec harpe et piano
    Aaron Jay Kernis : Musica Celestis pour orchestre à cordes
    Scott Joplin : deux Ragtimes
    Paul Schoenfield : Vaudeville pour trompette et orchestre de chambre

    Ensemble Orchestral de Paris
    Direction : John Nelson.
    Richard Vieille, clarinette
    Jean-Michel Ricquebourg, trompette.

     


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