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CRITIQUES DE CONCERTS 19 septembre 2018

Récital de la mezzo Angelika Kirschschlager au Théâtre du Châtelet.

Frustrante Angelika
© Sony

Ses Sesto de La Clémence de Titus et ses Dorabella de Cosi fan tutte au Palais Garnier, ses Nicklausse des Contes d'Hoffmann à l'Opéra-Bastille l'ont fait connaître et aimer du public parisien. Le 26 avril dernier, Angelika Kirschschlager donnait pourtant un récital un rien en deçà des rêves qu'elle avait éveillés.

 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 26/04/2001
Michel PAROUTY
 



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  • Sauf erreur, Angelika Kirschschlager n'a donné qu'un récital de mélodies à Paris. Pour être précis, c'était l'an passé au Théâtre des Champs-Elysées, avec un programme en majeure partie reprenant celui du disque qui venait de paraître chez Sony- des berceuses du monde entier, magnifiées par une voix et un charme exceptionnels.

    Avec Schubert et Schumann, dont elle est familière, elle vise plus haut. Mais il lui faudrait un autre accompagnateur que Melvyn Tan, pauvre en couleurs, en expression, peinant à soutenir une phrase jusqu'au bout, et, par les faiblesses de sa main gauche, privant la musique de tout support harmonique. Si le timbre de la belle Autrichienne est toujours aussi pur et soyeux, son style toujours juste, sa musicalité infaillible, et son chant spontané, on est parfois étonné d'une uniformité qui affadit les premiers Schubert.

    Le texte est là, bien dit ; les mots sont énoncés avec pertinence, mais ils évoquent peu. Les tourments de la Junge Nonne sont pourtant bien différents de l'affabilité du Fischerweise. Quant aux Souffrances de la Vierge Marie (Von Mitleiden Maria), à l'Adieu (Abschied), ils semblent davantage chantés (admirablement) que vécus.

    Schumann est abordé avec franchise. Frauenliebe und Leben est nimbé de tendresse, de pudeur, d'émotion retenue. Les Gedichten der Königin Marie Stuart, en revanche, manquent de cette intériorité, de cette douleur transcendée qui confirme que, déjà, la reine martyre a quitté ce monde. Quelques Schubert, encore (un König in Thule plus joué que conté, une Gretchen am Spinnrade suffisamment dramatique
    ), plus convaincants que les précédents.

    Et puis, en bis, un Nussbaum schumannien attendrissant, un Montsalvatge (Cancion de cuna para dormir a un negrito) captivant et un Poulenc (Hôtel) dont l'élocution laborieuse ne met pas en valeur les vers d'Apollinaire. Un récital dont on ne peut nier la tenue, mais qui, au-delà de la qualité musicale, laisse l'auditeur un rien frustré.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 26/04/2001
    Michel PAROUTY

    Récital de la mezzo Angelika Kirschschlager au Théâtre du Châtelet.
    Récital Angelika Kirschschlager, Mezzo soprano
    Avec Melwyn Tan, piano

     


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