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CRITIQUES DE CONCERTS 26 septembre 2020

Zubin Mehta dirige l'Orchestre Philharmonique de Vienne au Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es.

Mehta en veine chorégraphique
© Sony

Entendre deux fois le Philharmonique de Vienne dans la m√™me saison, c'est incontestablement une chance pour les Parisiens. Avec Zubin Mehta √† sa t√™te, c'est avec un programme √† dominante germanique m√Ętin√© de musique slave que l'orchestre a ajout√© une pierre de plus √† une gloire aussi l√©gendaire que m√©rit√©e.

 

Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, Paris
Le 24/04/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Le Philharmonique de Vienne reste, avec une constance remarquable, l'un des meilleurs orchestres du monde. Si Zubin Mehta est, lui, beaucoup plus in√©gal, le programme du 24 avril dernier semblait plut√īt bien lui convenir, m√™me si la Symphonie inachev√©e de Schubert qui d√©butait le concert ne semblait pas id√©ale.

    Malgr√© la qualit√© sonore et phras√© fabuleux des cordes, en particulier des violoncelles, il ne semble pas que Mehta soit all√© vraiment au plus profond de cette partition si lourde d'implications psychologiques et m√™me psychanalytiques, puisque son th√®me principal n'est autre que celui du Lied Der Zwerg, o√Ļ un nain affreux √©trangle par exc√®s d'amour la belle reine qu'il aime. Manque de nuances, de couleurs et drame. Une interpr√©tation honn√™te sans plus.

    En revanche, la Symphonie de chambre n¬į1 de Sch¬únberg et la Quatri√®me Symphonie de Tcha√Įkovski, malgr√© tout ce qui les s√©pare (en apparence au moins) furent magistralement mises en valeur. Il ne doit gu√®re √™tre possible de mieux d√©montrer la subtilit√© d'√©criture de Sch¬únberg pour ces quinze instruments trait√©s √† la fois de mani√®re si homog√®ne et si individuelle. Mehta a r√©ussi le prodige d'√™tre aussi analytique que Boulez tout en √©tant manifestement mais plus chaleureux et ouvertement post romantique.

    Quant √† Tcha√Įkovski, c'est lui rendre le plus bel hommage que de traiter sa symphonie √† l'√©gal des plus grandes pages de Beethoven, Brahms ou Schubert. Mehta √©vite tout le c√īt√© "¬†d√©coratif¬†" que l'on pr√™te trop souvent √† cette partition au b√©n√©fice d'une int√©riorit√© toute de lyrisme contenu. Les deux mouvements lents initiaux, une singularit√© de la partition, constitu√®rent un miracle d'√©quilibre entre les vents et les cordes, avec une petite harmonie qui tresse v√©ritablement de la dentelle.

    Manifestement, Mehta a trait√© cette oeuvre comme de la musique de ballet, sa chor√©graphie orchestrale √©tait le meilleur service √† rendre √† Tcha√Įkovski.




    Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, Paris
    Le 24/04/2001
    Gérard MANNONI

    Zubin Mehta dirige l'Orchestre Philharmonique de Vienne au Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es.
    Schubert : Symphonie inachevée
    Sch¬únberg : Symphonie de chambre n¬į1
    Tcha√Įkovski : Quatri√®me Symphonie
    Orchestre Philharmonique de Vienne
    Zubin Mehta, direction

     


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