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CRITIQUES DE CONCERTS 06 juillet 2020

Récital de mélodies françaises par la soprano Mireille Delunsch aux Midis musicaux du Châtelet.

Les bonnes recettes de Mireille
© Eric Sebbag

Le temps d'un concert des Midis du Châtelet, la soprano Mireille Delunsch quittait ses costumes de scène pour s'aventurer dans les territoires de la mélodie française. Entre la puissance évocatrice de Poulenc ou Ravel et l'humour de Chabrier, on a goûté à la Bonne cuisine de Bernstein, tellement à propos pour l'heure du déjeuner.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 25/04/2001
Michel PAROUTY
 



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  • Que Mireille Delunsch soit l'intelligence faite musique, nul n'en doutait. C'est donc avec un plaisir non dissimulé qu'on la voit s'aventurer dans le domaine exigeant et délicat de la mélodie française, soutenue par le piano au son plantureux de François Kerdoncuff.

    Francis Poulenc, Maurice Ravel, Emmanuel Chabrier, Leonard Bernstein sont au programme, rejoints, en bis, par Henri Duparc. Les Fiançailles pour rire de Poulenc ouvrent le récital. La beauté, l'ampleur de la voix, la lumière du timbre sont évidentes dès les premières mesures, mais la diction tarde à trouver ses marques et les humeurs ambiguës des poèmes au charme désuet de Louise de Vilmorin semblent inégalement perçues, nimbées d'un flou qui dissout musique et verbe dans la même couleur.

    Avec la Shéhérazade ravélienne, le ton change, les mots gagnent en assurance, en véritable poids, plus ensorceleurs que troublants, plus conquérants que sensuels. Parfaitement libéré, le chant est vivifié par une imagination qui veut surprendre à chaque instant. C'est un Ravel sobre et sans fard que celui-ci, qui raconte plus qu'il ne suggère ; la plastique en est élégante, la ligne, fermement maintenue.

    Avec les fantaisies animalières de Chabrier, dans lesquelles la rosserie se double d'affection, la diseuse abat ses cartes : humour, gaîté, sens de l'instantané, sans jamais solliciter le texte. Le bis Duparc (Soupir, sur des vers de Sully Prudhomme), douloureusement exhalé, manque peut-être de mystère et d'intimité- on imagine la peine hors du temps, elle est encore vive.

    Il vient, il est vrai, après une Bonne cuisine de Leonard Bernstein, dans sa version originale française, cocasse et débridée, à laquelle il s'oppose en un contraste radical. D'autres Poulenc, (et Apollinaire, Eluard), Satie, Debussy espèrent une interprète de la classe de Mireille Delunsch ; qu'elle ne les fasse pas trop attendre.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 25/04/2001
    Michel PAROUTY

    Récital de mélodies françaises par la soprano Mireille Delunsch aux Midis musicaux du Châtelet.
    Récital Mireille Delunsch , soprano
    François Kerdoncuff (piano)
    Maurice Ravel :Shéhérazade
    Francis Poulenc : Fiançailles pour rire
    Emmanuel Chabrier : Quatre Romances zoologiques
    Leonard Bernstein : La Bonne Cuisine

     


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