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CRITIQUES DE CONCERTS 15 août 2018

Concert d'ouverture du 21e festival d'Auvers-sur-Oise avec l'European Camerata et le pianiste Nicholas Angelich.

Le joker du piano
© D.R.

Soirée à dominante viennoise pour l'ouverture du 21e festival d'Auvers-sur-Oise. Nicolas Bacri est le compositeur invité cette année, et ses oeuvres apparaissent dans la quasi totalité des programmes. Vendredi dernier, il était défendu par l'European Camerata, alors que le reste de la soirée ménageait une large place au pianiste Nicholas Angelich.
 

Eglise Notre-Dame, Auvers-sur-Oise
Le 25/05/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Nicolas Bacri est revenu de l'écriture atonale qu'il pratiqua à ses débuts, il écrit aujourd'hui une musique attrayante et agréable dès le premier abord. La folia, pièce en trois mouvements pour alto et orchestre de chambre a du charme, incontestablement, dans un climat à mi-chemin entre John Adams et Pascal Dusapin, et, dans la première partie du concert, elle résiste plutôt bien au voisinage pourtant écrasant de Webern et de Jean-Sébastien Bach. Ce n'est déjà pas si mal.

    L'European Camerata est un ensemble d'une quinzaine de musiciens qui jouent, comme l'Orpheus Chamber Orchestra sans chef d'orchestre. De Webern, il interprète les mouvements pour quatuor à cordes (version arrangée pour orchestre de chambre) avec une sonorité veloutée, des nuances subtiles et une mise en place sans faille. Il s'agit d'ailleurs d'un Webern très post-romantique, plus proche de Mahler que du dodécaphonisme.

    On retrouve ces qualités de son et de fluidité dans le concerto pour piano et orchestre en ré mineur BWV 1012 de Jean-Sébastien Bach qui déroule ses structures chantantes sous les doigts agiles de Nicholas Angelich. On est ici aux antipodes des approches " philologiques " actuelles, avec une volonté manifeste d'entraîner Bach vers le romantisme.

    Il serait absurde de ne pas reconnaître que la formule fonctionne très bien, surtout avec un artiste imaginatif, intuitif et astucieux comme Angelich ; décidément le pianiste américain dont on peut plus se passer depuis qu'il a remplacé Martha Argerich au pied levé l'an passé, et plus récemment Nelson Freire.

    En deuxième partie, l'European Camerata donnait une vision sensible et équilibrée, mais presque trop prudente, de la Nuit transfigurée de Sch?nberg. Cette oeuvre gagne incontestablement à une approche plus passionnée, plus engagée. Les musiciens de l'European Camerata ont semblé plus préoccupés par la qualité instrumentale et l'homogénéité sonore que par le message humain de ces pages qui comptent parmi les plus intenses du compositeur.




    Eglise Notre-Dame, Auvers-sur-Oise
    Le 25/05/2001
    Gérard MANNONI

    Concert d'ouverture du 21e festival d'Auvers-sur-Oise avec l'European Camerata et le pianiste Nicholas Angelich.
    Bacri : La folia,
    Webern : mouvements pour quatuor à cordes
    Jean-Sébastien Bach : concerto pour piano et orchestre en ré mineur BWV 1012
    Sch?nberg : Nuit transfigurée
    European Camerata
    Nicholas Angelich, piano

     


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