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CRITIQUES DE CONCERTS 11 juillet 2020

Reprise de la Clémence de Titus à l'Opéra Garnier de Paris.

Titus couronné d'un bonnet
© Eric Mahoudeau

Pour cette reprise de la Clémence de Titus à l'Opéra de Paris, la distribution - avec Charles Workman en Titus et Vesselina Kasarova en Sesto - avait de quoi faire saliver . Si l'un et l'autre tiennent leurs promesses, la mise en scène reste lourde et la musique lestée de la direction raide de Gary Bertini.
 

Palais Garnier, Paris
Le 02/06/2001
Michel PAROUTY
 



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  • Si cette nouvelle reprise d'une production crĂ©Ă©e en 1997 se singularise, ce n'est pas par sa direction d'orchestre. Raide, et pas toujours prĂ©cis, Gary Bertini possède l'art de plomber chaque mesure- rarement, dans Mozart, l'orchestre de l'OpĂ©ra national de Paris a aussi peu chantĂ© ; mĂŞme le fameux solo de clarinette qui accompagne Sesto pendant son Parto, parto
    ne permet pas au soliste (Romain Guyot ?) de dĂ©ployer tout son talent.

    RĂ©alisĂ©e par Jean-Louis Cabane, la mise en scène de Willy Decker est toujours très sage, manquant de lĂ©gèretĂ© dans le symbolisme (la tĂŞte de Titus qui se dĂ©gage peu Ă  peu d'un bloc de marbre, au fur et Ă  mesure que le souverain avance dans la voie du pardon, la couronne – qui ressemble furieusement Ă  un bonnet d'âne- que tous se passent de main en main), et la direction d'acteurs demeure plutĂ´t sommaire- comment a-t-on pu laisser minauder Ă  ce point Anna-Maria Panzarella, dont la fraĂ®cheur vocale convient pourtant bien Ă  Servilia ?

    Si Nicolas Cavallier, dans le bref rôle de Publio, fait apprécier un timbre somptueux, si, en revanche, celui de Kimberly Barber ne cache pas ses stridences dans les récitatifs, avant de retrouver son homogénéité dans les airs, sans que pour autant le personnage d'Annio semble moins effacé, le trio Workman/Goerke/Kasarova n'a guère de mal à s'imposer. La voix très grave du ténor américain est bien celle d'un homme en proie au doute, qui retrouve son assurance dans le Se all'impero du dernier acte, dont Workman négocie les vocalises avec autorité.

    Le chant aux arĂŞtes vives et tranchantes de Christine Goerke illustre parfaitement le caractère vindicatif de Vitellia ; il pourrait cependant, alors que le remords la ronge, se faire plus nuancĂ©. La silhouette, juvĂ©nile et fière, l'allure, la couleur vocale, pulpeuse, chaude, l'agilitĂ© : Vesselina Kasarova a tout pour incarner le Sesto idĂ©al. Sans oublier ce frĂ©missement, cette humanitĂ© qui la rendent si Ă©mouvante. DĂ©cidĂ©ment, avec ses diffĂ©rents Sesto (Anne Sophie von Otter, Angelika Kirschschlager, Susan Graham, et maintenant Kasarova), cette ClĂ©mence a connu toutes les grâces.




    Palais Garnier, Paris
    Le 02/06/2001
    Michel PAROUTY

    Reprise de la Clémence de Titus à l'Opéra Garnier de Paris.
    La Clémence de Titus de Mozart
    Orchestre de l'Opéra de Paris
    Direction musicale : Gary Bertini.
    Mise en scène : Willy Decker.
    Avec Charles Workman (Tito), Christne Goerke (Vitellia), Vesselina Kasarova (Sesto), Anna-Maria Panzarella (Servilia), Kimberly Barber (Annio), Nicolas Cavallier (Publio).

     


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