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CRITIQUES DE CONCERTS 22 février 2020

Concert d'ouverture du Festival de St Denis en Ile de France.

Une Neuvième à déflagrations multiples
© Theatro comunale di bologna

Le festival de Saint-Denis a ouvert ses portes en grandes pompes mercredi 6 juin : Daniele Gatti dirigeait le Royal Philharmonic Orchestra au grand complet dans la célèbre Basilique. Au programme, la 9e Symphonie de Mahler et l'Enchantement du Vendredi Saint de Wagner. Tout un programme.
 

Basilique, Saint-Denis
Le 06/06/2001
Mathias HEIZMANN
 



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  • Évidemment, les amoureux de Wagner auront de bonnes raisons de râler : un fragment de Parsifal, c'est aussi surrĂ©aliste que deux rĂ©pliques du Soulier de Satin et, curieusement, cela semble presque plus long que l'opĂ©ra tout entier. Pourtant, ce fragment permettait au public d'admirer les cordes du Royal Philharmonic, et aux musiciens de se familiariser avec l'acoustique très rĂ©verbĂ©rante du lieu.

    Daniele Gatti, tout à son affaire, s'attache aux détails en oubliant curieusement la ligne générale. On hésite à dire qu'il est un peu hors propos tant l'exercice est difficile : l'oeuvre est amputée de la tête et des jambes, et se jeter à corps perdu dans un passage généralement préparé depuis près de trois heures, cela mérite quelque indulgence.

    De son côté, la Neuvième Symphonie de Mahler manque un peu d'aspérités. Certes, on reste béat devant la sonorité de l'orchestre, on admire les cuivres, la précision des attaques, mais, là aussi, le tout à du mal à prendre. Le plus curieux reste qu'on aurait du mal à reprocher au chef une quelconque faiblesse. Bien au contraire, il contrôle savamment ses effets, gère les crescendo comme personne, pousse l'orchestre dans des pianissimo infimes ou déchaîne le tonnerre lors de montées en puissance qui, à n'en pas douter, produisent leurs effets.

    Sans doute d'ailleurs le problème vient-il de là : cette volonté de contrôle et cette manie d'architecte semblent reléguer au second plan toute forme de dramaturgie, comme si le déroulement du discours musical importait moins que la puissance suggestive d'une explosion de cuivres, de trombones et de percussion.

    Ainsi traitée, cette oeuvre éminemment dramatique devient une succession de tableaux dont on ne discutera pas l'efficacité. Mais il découle de tout cela une impression de faire du " surplace " qui nuit finalement aux périodes d'immobilismes voulues par Mahler, qui, justement, frappent l'auditeur par le contraste qu'elles provoquent. Et comme l'oreille s'habitue assez vite au confort d'un orchestre décidément " royal ", ce manque de mise en scène finit par occulter le travail admirable des instrumentistes. Reste que dans le Rondo Burlesque, la très haute virtuosité de l'orchestre produit une indéniable fascination, ce n'est déjà pas si mal.




    Basilique, Saint-Denis
    Le 06/06/2001
    Mathias HEIZMANN

    Concert d'ouverture du Festival de St Denis en Ile de France.
    Wagner : l'Enchantement du Vendredi Saint extrait de Parsifal
    Mahler : Neuvième Symphonie
    Royal Philharmonic Orchestra
    Direction : Daniele Gatti

     


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