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CRITIQUES DE CONCERTS 16 octobre 2019

Fin de l'intégrale des Quatuors de Beethoven par le Quatuor Prazak au Théâtre des Bouffes du Nord.

Attentat Ă  l'archet
© Eric Sebbag

On a déjà dit dans ces colonnes tout le bien que l'on pensait du Quatuor Prazak. Mais, signe que la critique n'est décidément pas une science exacte, la fin de leur intégrale des Quatuors de Beethoven au théâtre des Bouffes du Nord à Paris n'a pas emporté l'adhésion de tous nos rédacteurs, pour preuve cet avis très mitigé.
 

Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
Le 18/06/2001
Phlippe KALMAN
 



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    L'exécution de l'intégrale des Quatuors de Beethoven par le Quatuor Prazak a pris fin le jeudi 7 juin avec deux concerts. Le premier était consacré au Quatuor opus 131 et à la Suite lyrique d'Alban Berg, le second réunissait les Quatuors opus 18 N°1 et l'opus 130 conclu par la Fugue opus 133.

    Cette programmation ingénieuse a rappelé à quel point la rigueur de Berg s'accorde avec la troisième période créatrice de Beethoven. Paradoxalement, cette intrusion de la sévérité de la 2e école viennoise a surtout permis de respirer un peu. Car, face à Berg, le Quatuor Prazak a su développer un langage extrêmement naturel et efficace : effets subtils de pianissimi, mouvements dansants entraînants et une énergie toujours bien placée.

    Mais avec Beethoven, pourtant ici à l'honneur, l'ensemble s'est gâté. Victimes d'un romantisme exacerbé, les membres du Quatuor Prazak se sont laissés aller à une gestuelle proche de la caricature. Plus particulièrement, le premier violon tenu par Vaclav Remes a fait preuve d'un individualisme outré risquant même à plusieurs reprises, par des coups d'archet aveugles et violents, de blesser son voisin proche : le deuxième violoniste Vlastimil Holek, qui s'était heureusement protégé grâce à des lunettes solidement arrimées sur son nez.

    La palette sonore du Quatuor semblait souvent se limiter à des fortes et pianos exploités très mécaniquement. Quant au vibrato excessif infligé à leurs cordes, il engendrait plus une sensation de mal de mer qu'une véritable volupté musicale. Les attaques des quatre musiciens étaient certes toujours précises, mais leur aspect martial devait certainement plus être un souvenir d'armée que de conservatoire. La grâce et la convivialité n'étaient décidément pas au rendez-vous, ce soir-là, au Bouffes de Nord.

    Lire aussi les précédentes critiques sur ce cycle 1, 2




    Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
    Le 18/06/2001
    Phlippe KALMAN

    Fin de l'intégrale des Quatuors de Beethoven par le Quatuor Prazak au Théâtre des Bouffes du Nord.
    Beethoven, Quatuor op. 131
    Alban Berg, Suite lyrique
    Beethoven, Quatuors op. 18 N°1, op. 130 et 133
    Quatuor Prazak

     


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