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CRITIQUES DE CONCERTS 31 octobre 2020

Nouvelle production de Carmen de Georges Bizet sous
sous chapiteau Parking Couffignal à l'Opéra du Rhin.


Carmen fait son cirque
© OpĂ©ra du Rhin

Cette année, l'Opéra national du Rhin a souhaité sortir de ses murs et investir d'autres lieux. Données sous chapiteau avec des intervenants du cirque Kino's, les amours de Don José et de la sulfureuse Carmen prennent une allure insolite de Kermesse, mais de bon aloi. Une manière de démocratiser l'opéra qui mérite d'être saluée.
 

Opéra du Rhin, Strasbourg
Le 15/06/2001
Pierre BREINER
 



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  • Cirque oblige, la disposition en cercle ne permet pas les rapports classiques et habituels entre scène et fosse. L'orchestre surplombe les protagonistes Ă  qui le chef tourne le dos, solistes et choeurs pouvant suivre sa battue au moyen d'Ă©crans de tĂ©lĂ©vision placĂ©s dans la salle.

    Cette disposition hors normes n'est pas sans conséquences musicales et quelques décalages (notamment avec les choeurs) lui sont sans doute imputables. Ce, d'autant que les choeurs remplissent ici une véritable mission d'acteurs, de figurants à part entière qui confère à l'ensemble un ton vivant, enlevé, très éloigné de l'atmosphère traditionnelle d'une représentation d'opéra

    Ici, la mise en scène vise un public plus large : inutile d'y chercher une exploration particulièrement originale du mythe de Carmen. La production ne revisite pas une partition remise cent fois sur le mĂ©tier par tous les chefs et metteurs en scène du monde. L'intrigue y gagne dès lors en simplicitĂ©, se rĂ©sume Ă  une opposition mortelle entre un militaire jaloux et une gitane libĂ©rĂ©e.

    Jean Pierre Furlan incarne un Don JosĂ© dramatique et torturĂ©, amoureux et nĂ©vrosĂ©. Il n'a pas reçu de rĂ©plique vĂ©ritablement au mĂŞme niveau de la part d'une Emily Golden en Carmen plus rĂ©flĂ©chie que " sanguine " Ses trois cents Carmen au compteur lui procurent certes un indĂ©niable mĂ©tier, mais sans doute au dĂ©triment d'une fougue quelque peu Ă©cornĂ©e par la pratique du rĂ´le. On sent en tout cas la cantatrice chevronnĂ©e, la valeur sĂ»re qui rassure.

    Elle se retrouve au véritable diapason de sa conception du rôle au quatrième acte où, affublée d'une robe de velours luxueuse (symbole de son ascension sociale auprès d'Escamillo), elle campe une femme résolue à attendre la mort avec flegme. On est loin de la révolte viscérale d'autres incarnations qui ont fait date.

    Pour le reste de la distribution, on retiendra la Micaëla sensible et avenante de Michelle Canniccioni, pour souligner, sans plus, l'Escamillo solide et sans génie de Yalun Zhang.

    CotĂ© direction d'orchestre, Jan Latham-Koenig mène l'entreprise en grand routier des salles de concerts et n'oublie jamais que l'ambiance de cette production doit ĂŞtre Ă  la fĂŞte. Rien ne manque : parade, distribution de bonbons et de vin, tout ce qui fait le charme du cirque. Dès lors, il n'est pas Ă©tonnant que ce spectacle fasse les beaux jours de la billetterie de l'OpĂ©ra du Rhin.




    Opéra du Rhin, Strasbourg
    Le 15/06/2001
    Pierre BREINER

    Nouvelle production de Carmen de Georges Bizet sous sous chapiteau Parking Couffignal à l'Opéra du Rhin.
    Carmen de Georges Bizet
    Choeurs de l'opéra du Rhin
    Orchestre Philharmonique de Strasbourg
    Direction musicale : Jan Latham-Koenig
    Mise en scène, dĂ©cors et lumières : Daniel DollĂ© et Maria Madau.
    Avec Emily Golden (Carmen), Jean-Pierre Furlan (Don José), Yalun Zhang (Escamillo) et Michelle Canniccioni (Micaëla).

     


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