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CRITIQUES DE CONCERTS 20 octobre 2019

Concert de clôture du cycle de clavecin à la Comédie des Champs-Élysées.


Couperin gagne les Champs-Élysées
© Christophe Dandoy

Christophe Rousset était aux abonnés absents lors de l'intégrale Couperin à la Cité de la Musique. Il a royalement réussi sa séance de rattrapage à la Comédie des Champs-Élysées dans un programme qui proposait également des pièces de Louis Couperin, mais sous un jour nettement moins souverain.
 

Comédie des Champs-Elysées, Paris
Le 11/06/2001
Philippe KALMAN
 



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  • Le cycle de clavecin à la Comédie des Champs-Élysées a pris fin le onze juin dernier. Si cette salle de théâtre est chic et bien comme il faut, son acoustique mate et sèche n'est pas idéale pour cet instrument qui y semble un peu étouffé. Dans ces conditions, pas toujours facile pour un artiste de donner la juste mesure de son talent.

    Christophe Rousset a commencé son récital en faisant découvrir au public un gadget du clavecin Hemsch : un tiroir caché sous le clavier, contenant les partitions qu'il allait jouer. Mais l'entrée en matière fut ensuite assez laborieuse. Le prélude non mesuré de la Suite en fa Majeur de Louis Couperin, exécuté à la hâte, n'a pas su proposer ces repères que le compositeur laisse volontairement l'interprète installer.

    Sur son élan, Rousset est également passé à côté de l'Allemande: des trilles presque toujours ratés (le facteur Anthony Sidey aurait-il harmonisé son instrument plus durement pour faire face à l'acoustique impitoyable de la salle ?) et un fil mélodique absent. La fameuse Pavane en fa dièse mineur pêche quant à elle d'un mouvement trop vif qui en soustrait l'indispensable noblesse.


    Le français ne serait-il donc pas chez lui dans cette musique " Grand Siècle " ? Bien qu'un peu tardivement puisque la pièce termine la suite, le Tombeau de Blancrocher dément franchement cette impression : un pur moment d'élévation provoqué par le silence entre chaque section en parfaite osmose avec la musique.

    Le claveciniste a-t-il alors pris la mesure de la salle ? Toujours est-il qu'à partir de là, le neveu Couperin lui offre cette aisance que l'oncle lui contestait. Les Idées Heureuses, La Florentine ou Les Agrémens sont traités avec un parfait équilibre, une grande richesse de contrastes dans l'inégalité et un renouvellement manifeste à chaque reprise.

    Les deux sarabandes (La Prude et La Dangereuse) ont chacune su garder un caractère bien distinct. Rousset n'étale pas sa virtuosité et s'applique tout en douceur à la mise en valeur de la sonorité de l'instrument, notamment par une ornementation subtile qui, loin de dissoudre la ligne mélodique comme souvent, l'illuminait comme jamais. Un Couperin qui méritait ce soir-là aussi bien le Parnasse que les Champs-Élysées.

    Lire aussi l'avis moins favorable de Jacques Duffourg




    Comédie des Champs-Elysées, Paris
    Le 11/06/2001
    Philippe KALMAN

    Concert de clôture du cycle de clavecin à la Comédie des Champs-Élysées.
    Louis Couperin : Suite en fa Majeur, Prélude, Allemande, Courante, Sarabande, Branle de Basque, Chaconne, Tombeau de Blancrocher
    François Couperin, Extraits du 2e Ordre en ré mineur (1er Livre, 1713), Les Idées Heureuses, Courante I/II, Sarabande La Prude, La Florentine, La Garnier
    Louis Couperin : Pavane en fa dièse mineur
    François Couperin, 5e Ordre (1er Livre 1713), Allemande La Logivière, Courante I/II, Sarabande La Dangereuse, Gigue, La Tendre Fanchon, La Bandoline, Les Agrémens, Les Ondes.
    Christophe Rousset, clavecin Ruckers-Hemsch d'Anthony Sidey

     


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