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CRITIQUES DE CONCERTS 04 juillet 2020

Récital du baryton Olaf Bär à la Maison de Radio-France.

Le Beckmesser du Lied
© D.R.

Olfa Bär connaît tout ce que l'opéra allemand possède de rôles pour sa voix et on lui doit un Beckmesser (des Maîtres Chanteurs) d'exception qui refuse de traiter son personnage comme un sot mais seulement comme quelqu'un qui cherche toujours le meilleur moyen de s'exprimer. Exactement ce qu'est le lied pour ce baryton d'exception.
 

Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
Le 10/06/2001
Yutha TEP
 



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  • L'interprĂ©tation du Lied est, on l'admettra sans hĂ©siter, l'un des exercices les plus pĂ©rilleux qui soient. L'Ă©quilibre entre chant Ă  proprement parler et art de la narration met Ă  l'Ă©preuve bien des artistes rĂ©putĂ©s, et la meilleure technique vocale du monde ne suffirait pas Ă  sauver un rĂ©cital.

    Schumann appartient à ses compositeurs pour lesquels cette subtile balance est indispensable. Articulé autour des Liederkreis opus 39 et faisant la part belle aux Lieder de l'année 1840 (année où l'amour de Schumann pour Clara est en passe de connaître un dénouement heureux), le programme choisi par Olaf Bär met encore en valeur cette nécessité d'équilibre, dans un va-et-vient permanent entre joie sereine et allégresse exaltée, entre espoir lumineux et attente angoissée.

    Grand spécialiste de l'opéra allemand et récitaliste recherché, le baryton Olaf Bär connaît évidemment son Schumann, et son art du Lied n'est pas sans rappeler certaine légende. Une diction évidemment parfaite, un timbre clair et une maîtrise rythmique sans faille sont autant d'armes appréciables, mais elles seraient bien vaines si le chanteur allemand ne possédait un art accompli de la couleur, avec une utilisation admirable des consonnes qui donne tout son sens à l'articulation et à la prosodie.

    Les Liederkreis dĂ©clinent le syntagme de la tranquillitĂ© inquiète, et la capacitĂ© de varier des atmosphères parfois très proches n'appartient qu'aux plus grands : Olaf Bär y parvient assurĂ©ment, alternant narration sophistiquĂ©e et moments de simple abandon (n'oublions pas que Robert et Clara Schumann louaient Jenny Lind chantant ces Lieder pour sa capacitĂ© Ă  atteindre la plus grande simplicitĂ©), campant par ailleurs efficacement chaque situation dans la sĂ©lection qu'il opère dans les Lieder opus 45 et 49.

    Il est merveilleusement aidé, dans cette quête par le pianiste Malcolm Martineau, complice attentif, capable des sonorités les plus ineffables comme des envolées les plus sombres.




    Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
    Le 10/06/2001
    Yutha TEP

    Récital du baryton Olaf Bär à la Maison de Radio-France.
    Robert Schumann : Drei Gedichte opus 30 – Liederkreis opus 39 – Lieder extraits des opus 45, 49, 53 & 57 - FĂĽnf Lieder aus dem Dänischen und Neugrischen opus 40.
    avec Malcolm Martineau, piano.

     


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