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CRITIQUES DE CONCERTS 18 mars 2019

Alcina de Georg Friedrich Hændel

Une Alcina de belle tradition
© Bill Rafferty

Joan Rodgers (Alcina)

Une fois n'est pas coutume, cet Alcina vaut plus pour la qualité de la scénographie que par la qualité de la direction musicale et l'originalité de la lecture.
 

English National Opera - Coliseum, London
Le 02/12/1999
Barry MILLINGTON
 



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  • En 1985, la production de Serse de Nicholas Hytner pour l'English National Opera, constitua une sorte de ligne de partage dans l'histoire de la mise en scène de Haendel en Grande-Bretagne. Son goût pour l'Antiquité ? les contemporains de Haendel fouillant les vestiges anciens de l'Empire Perse ? et un sens irréel de la fantaisie (la scène des transats est devenue fameuse) furent développés dans différentes mises en scène ultérieures : l'Ariodante de David Alden et le Semele de Robert Carsen à l'ENO, ainsi que le Rodelinda de Jean-Marie Villégier à Glyndebourne.
    La nouvelle production d'Alcina de David Mc Vicar pour l'ENO se situe dans cette tradition : un beau décor (dessiné par Michael Vale) qui combine architecture palladienne toute classique et fantaisie (des piles de livres scolaires et tout un appareillage scientifique), invoquant la magie de l'île d'Alcina avec une variété de procédés imaginatifs et amusants. Sa thèse se révèle être la suivante : le royaume magique d'Alcina est le bastion de l'art et de la culture, menacé par des forces maraudeuses en uniforme. On voit à un certain instant, Alcina elle-même jouer du clavecin, et peut-être même compose-t-elle pour cet instrument qui est plus tard renversé, lorsque les pouvoirs de cette anti-héroïne sont anéantis.

    © Bill Rafferty TOBY SPENCE (Oronte), CHRISTINE RICE (Bradamante) & LISA MILNE (Morgana)


    Une interprétation allégorique de ce type est induite par la nature fantastique même de l'intrigue, et l'on éprouve sans peine de la sympathie pour Alcina, suite à son étonnante série d'airs qui parcourt l'intégralité du spectre émotionnel. Joan Rodgers traverse ce large éventail avec des ressources vocales impressionnantes, et une éloquence bouleversante. Sa plus récente proie, le chevalier Ruggiero, est Sarah Connolly, tout aussi remarquable ; ses deux airs du début du second acte marquent l'envol d'une soirée qui, sous la direction de Charles Mackerras, a connu un début laborieux.
    Lisa Milne, soprano adulée par à peu près tout le monde, est étincelante en Morgana, pendant que Toby Spence, Christine Rice et Mark Richardson, sont excellents dans les rôles secondaires. Le jeu de l'orchestre de l'ENO manque du raffinement et des nuances qu'une formation sur instruments d'époque, aurait pu apporter, et trop souvent, Charles Mackerras opte pour un accompagnement fade et indifférencié. Mais cette lecture de la partition apporte toujours un fidèle soutien, et se révèle parfois mieux que cela.




    English National Opera - Coliseum, London
    Le 02/12/1999
    Barry MILLINGTON

    Alcina de Georg Friedrich Hændel
    Direction musicale : Charles Mackerras
    Mise en scène David Mc Vicar
    Décors : Michael Vale
    Avec Joan Rodgers (Alcina), Sarah Connolly (Ruggiero), Lisa Milne (Morgana), Toby Spence (Oronte), Christine Rice (Oberto), Mark Richardson (Melisso).

     


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