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CRITIQUES DE CONCERTS 19 novembre 2018

Deuxième concert du festival Chopin de Paris à l'Orangerie du Parc de Bagatelle.

Chopin sans bagatelles
© Festival Chopin

Des roses parmi les plus belles qui soient, des paons dans les allées, une orangerie décorée d'énormes bouquets, un grand piano noir dans un cadre champêtre, un jeune homme au physique on ne peut plus romantique, on s'attendait à ce que le second concert du Festival chopin sombre en plein rêve pour jeunes filles des siècles passés

 

Orangerie du Parc de Bagatelle, Boulogne
Le 22/06/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Pourtant, dès que Philippe Giusano attaque les vingt quatre Préludes de Chopin, on comprend que ce lauréat du Concours de Varsovie 1995 n'a pas l'intention de sombrer dans la sentimentalité. Le jeu est ferme, le son large, ample, riche de timbre, la pensée solidement étayée et la sensibilité bien virile.

    Il y a plusieurs manières de traiter ces vingt quatre tableaux pianistiques impressionnants de diversité. Souvent, on les enchaîne très vite, quasiment sans interruption, comme s'il s'agissait d'un seul flot musical. Giusano opte pour la solution inverse, laissant quelques secondes de silence entre chaque pièce, pour bien les démarquer les unes des autres.

    Il est curieux de voir à quel point cela change la nature de ces préludes qui deviennent ainsi une suite de méditations bien différenciées et non plus une sorte de délire romantique presqu'incontrôlable.

    Le nocturne de Field joué en début de deuxième partie rappelle que ce compositeur fut l'inventeur de cette forme, mais ne suscite pas un interêt ni une émotion considérables.

    Peu jouée, la sonate en sol mineur op.22 de Schumann est en revanche une oeuvre attachante, suite de quatre mouvements assez brefs où errent quelques thèmes typiquement schumaniens, il est vrai traités de manière plus approfondie dans d'autres partitions. Giusano donne vie à cette musique, avec de belles sonorités, des accents rageurs, fougueux ou plus pensifs. C'est une approche intelligente de pages qu'il faut effectivement savoir défendre.

    Deux Nocturnes et le quatrième Scherzo mettaient un terme à cette deuxième soirée du Festival Chopin 2001 et confirmaient toutes les qualités de Philippe Giusano, lesquelles demandent certes encore à se développer et à s'affirmer, mais révèlent une belle étoffe de soliste qui ne demande qu'à habiller les salles de notes fleuries mais profondes, y compris dans un cadre moins bucolique.




    Orangerie du Parc de Bagatelle, Boulogne
    Le 22/06/2001
    Gérard MANNONI

    Deuxième concert du festival Chopin de Paris à l'Orangerie du Parc de Bagatelle.
    Chopin : vingt quatre Préludes, deux Nocturnes et quatrième Scherzo
    Field : nocturne
    Schumann : sonate en sol mineur op.22
    Philippe Giusano, piano

     


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