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CRITIQUES DE CONCERTS 19 aoűt 2019

Dernière production du Grand-Théâtre de Genève sous la direction de Renée Auphan.

Tosca de conscience
© Opera de Genève

Après six ans de règne, la directrice du Grand Théâtre de Genève tire sa révérence sur une Tosca sans surprise. La tragédie de Puccini a été cravachée par Fabio Luisi, aux commandes de l'OSR une unique fois durant le mandat de la responsable de l'Opéra genevois.
 

Grand Théâtre, Genève
Le 23/06/2001
Sylvie BONIER
 



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  • Venue de Bruxelles, la Tosca qui vient de clore la saison lyrique genevoise ainsi que le mandat de RenĂ©e Auphan Ă  la tĂŞte du Grand Théâtre, ne restera pas dans les mĂ©moires comme le spectacle le plus marquant.

    C'est, à défaut d'imagination, dans la plus pure tradition que les adieux se sont faits. Décors esthétisants d'un passéisme lourdingue (Kaspar Glarner) et mise en scène d'un classicisme ringard (Uwe Eric Laufenberg) : on ne tenait là ni la traduction, ni l'ambiance brûlantes de l'opéra de Puccini. Tout au plus un joli catalogue conformiste des mises en situation et de leur environnement.

    C'est du côté de la fosse et des voix que le feu a pris. Fabio Luisi, comme à son habitude, s'est lancé dans l'aventure avec une énergie et un sens de la plasti-que sonore à toute épreuve. Il a maintenu l'Orchestre de la Suisse Romande sur la crête de la passion en le fouettant comme un diable. Mais peut-être est-ce aussi pour prouver que Renée Auphan aurait dû l'inviter plus qu'une seule fois à diriger là où son orchestre accompagne chaque spectacle...

    Côté vocal, Nelly Miricioiu et Lado Ataneli dominent nettement le plateau. Malgré des costumes (signés Madlaina Peer) qui lui donnent un air de pudding empesé, la Tosca de la Roumaine demeure une musicienne racée. La soprano maîtrise son rôle jusqu'au bout de ses fulgurances et de ses brisures, sur un timbre boisé et une technique d'une incomparable souplesse.

    Scarpia à la noirceur nauséabonde et poisseuse de goudron, le baryton géorgien libère quant à lui son venin de sa voix faite pour les personnages détestables. Autour de ce couple exemplaire, le Mario de Mikhail Dawidoff libère peu à peu une voix moins généreuse mais aux belles couleurs, et l'Angelotti de Christophe Fel révèle une basse solide au coeur d'une distribution homogène.

    Malgré les voix, on reste partagé entre l'envie de saluer le beau travail accompli dans ce théâtre et cette production d'adieu pas tout à fait à la hauteur, bref, on reste en plein Tosca de conscience.

    Lire aussi un entretien avec Renée Auphan.




    Grand Théâtre, Genève
    Le 23/06/2001
    Sylvie BONIER

    Dernière production du Grand-Théâtre de Genève sous la direction de Renée Auphan.
    Tosca de Giacomo Puccini au Grand Théâtre de Genève.
    Direction musicale : Fabio Luisi.
    Mise en scène : Uwe Eric Laufenberg.
    Décors : Kaspar Glarner.
    Costumes : Madlaina Peer.
    Lumières Wolfgang Göbbel.
    Avec Nelly Miricioiu (Floria Tosca), Françoise Golfier (un berger), Mikhail Dawidoff (Mario Cavaradossi), Lado Ataneli (le Baron Scarpia), Christophe Fel (Cesare An-gelotti), Jean Segani (un sacristain), Alain Gabriel (Spoletta), Slobodan Stanko-vic (Sciarrone), Romaric Braun (un geôlier).

     


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