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CRITIQUES DE CONCERTS 21 septembre 2018

Napoli Aragonese : Chansons et musiques profanes à la Cour de Naples au XVe siècle par l'Ensemble Micrologus à l'Abbaye de Royaumont.

Accès de fièvre napolitaine à Royaumont
© Opus 111

Chaque année, à pareille époque, la musique prend ses quartiers d'été à la Fondation Royaumont. Une aubaine pour les amateurs de moments rares, avec deux sessions surtout vouées, cette saison, au Moyen âge, au concert baroque et à la voix contemporaine.
 

Abbaye de Royaumont,
Le 08/07/2001
Roger TELLART
 



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  • La programmation très pointue de Royaumont est le meilleur des alibis pour le mélomane parisien qui rechigne à arpenter les habituelles routes festivalières, leur préférant la proximité de l'abbaye fameuse, aujourd'hui promue insigne foyer musico-culturel.

    Ainsi du décor bigarré et empreint d'exotisme que revisitaient les virtuoses transalpins de Micrologus, engendrant un foisonnement d'impressions et d'images ignorées des reconstitutions uniformément " musicologiques ".

    Précisément, centrée sur la Naples du Quattrocento à l'époque des Rois d'Aragon, l'approche de Micrologus privilégie non pas les hypothèses de musée mais la vie et les saveurs de la rue napolitaine qui n'a pas cessé, au fil des siècles et sous trois pouvoirs différents, de revendiquer haut et fort son identité.

    Dans ce collectif où chacun(e) est un acteur polyvalent, Patrizia Bovi se révèle une meneuse de jeu formidablement charismatique. Avant tout chanteuse qui fascine par l'étendue de sa tessiture, passant d'un son élégiaque à une rusticité fervente, développée au gré d'un heureux compagnonnage avec la " mamma " Giovanna Marini, mémoire de l'oralité italienne.

    Aussi bien, tous les autres sont au diapason - voix et instrumentarium richement diversifié (harpe, vièle, cornemuse, chalumeau, bombardes, trombones, violes, etc.) - pour décliner leur " exception " napolitaine. Le paradoxe étant ici le cosmopolitisme d'une Chapelle où toutes les nations occidentales cohabitaient pour le bonheur du Magnanime et de son fils, le populaire Ferrante, tout à leur rêve d'un royaume ayant façade sur les deux rives d'une Méditerranée enfin unie sous un même sceptre.




    Abbaye de Royaumont,
    Le 08/07/2001
    Roger TELLART

    Napoli Aragonese : Chansons et musiques profanes à la Cour de Naples au XVe siècle par l'Ensemble Micrologus à l'Abbaye de Royaumont.
    Patrizia Bovi : chant, harpe
    Adolfo Broegg : luth, vièle
    Gioffredo Degli Esposti : chalumeau, zufolo, tambour, cornemuse, flûte
    Gabriele Russo : viole, luth, viole de gambe
    Ulrich Pfeifer : chant
    Mauro Borgioni : chant
    Alessandro Quarta : chant
    Gabriele Miracle : tamburelli, psaltérion, naccheroni
    Luca Bonvini : trombone
    Mauro Morini : trombone, trombone à coulisse
    Stefano Vezzani : chalumeau, bombarde

     


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