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CRITIQUES DE CONCERTS 17 novembre 2018

Concert François Couperin au festival de Tarentaise.

Princesse des Ténèbres
© Eric Sebbag

Valérie Gabail

Malgré Alfred Deller, René Jacobs et, plus récemment, Gérard Lesne, on peut obstinément préférer les timbres des voix féminines pour chanter les Leçons de Ténèbres de Couperin. Au festival baroque de Tarentaise, Valérie Gabail et Hanna Bayodi ont largement justifié cette préférence.
 

Festival de Musique et d’Art Baroque en Tarentaise,
Le 04/08/2001
Yutha TEP
 



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  • Pour porter de longs et souples mélismes sur les lettres hébraïques progressant de façon ascendante jusqu'à l'aigu, il y faut des voix jeunes mais souples, très sûres dans les aigus mais aussi potentiellement dramatiques dans les passages récités plus sombres, des voix parfois quasi-instrumentales mais aussi très attentives au verbe.

    Autant d'exigences impitoyables, parfois contraires, qui confèrent à ces pages une extrême difficulté, et font que l'on compte sur les doigts de la main les interprètes capables d'y faire face.

    Valérie Gabail s'est fait une spécialité de ces compositions, applaudie à maintes reprises avec la complicité des Talens Lyriques de Christophe Rousset, qui lui a préféré (malheureusement !) Véronique Gens pour son enregistrement Decca.

    Assumant ici la partie de dessus I, la soprano française a démontré qu'il est à, l'heure actuelle, difficile de trouver meilleur alliage entre maîtrise technique, attention au verbe et magnifique maîtrise des couleurs (splendides notes graves).

    Seules quelques petites tensions dans l'extrême aigu peuvent faire penser qu'elle serait toutefois plus à son aise dans la partie de dessus II, ici chantée par la toute jeune Hanna Bayodi. Décevante dans les Ténèbres de De Lalande au Val de Grâce le printemps dernier à Paris, faute d'une réelle capacité à faire vivre des textes où il est question de ruine et de désolation, ou dans son apparition récente à la Cité de la Musique, Hanna Bayodi a ici agréablement surpris.

    Les moyens vocaux sont incontestables, avec un timbre ferme et lumineux, une justesse assurée, une projection jamais insuffisante. La souplesse a progressé, et le tempérament a semblé plus affirmé. Lui manquent toutefois les graves que Valérie Gabail, elle, possède : en réalité, peut-être aurait-il été plus judicieux de permuter les deux chanteuses, dont les timbres se fondent pourtant magnifiquement dans la Troisième Leçon.

    Mention honorable, sans plus, pour le continuo de Benoit Hartoin et Lucas Guimaraes Peres, encore peu familiers de ces compositions ; les deux princesses des ténèbres méritaient de plus preux chevaliers.




    Festival de Musique et d’Art Baroque en Tarentaise,
    Le 04/08/2001
    Yutha TEP

    Concert François Couperin au festival de Tarentaise.
    François Couperin
    Magnificat pour deux voix et basse continue
    Motet de Saint Barthélémy pour deux voix et basse continue
    Leçons de Ténèbres du Mercredy Saint

    Valérie Gabail, dessus I
    Hanna Bayodi, dessus II
    Benoit Hartoin, orgue
    Lucas Guimaraes Peres, viole de gambe

     


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