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CRITIQUES DE CONCERTS 15 août 2018

Récital de la mezzo soprano Cecilia Bartoli au festival d'Innsbruck.

Bartoli, passionaria gluckiste

Plus que jamais, Cecilia Bartoli a les faveurs du public. Le succès de son " Vivaldi Album " est, en grande partie, responsable de cet engouement. Le 19 août à Innsbruck, la diva présentait en avant première le programme de son disque Gluck à paraître début octobre. Connaîtra-t-il un succès aussi retentissant que la galette Vivaldi ?
 

Festival d'Innsbruck, Innsbruck
Le 19/08/2001
Michel PAROUTY
 



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  • Quoiqu'il en soit, c'est aux deux compositeurs (Vivaldi et Gluck) qu'est consacré le programme de ce récital autrichien donné dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire du festival d'Innsbruck. L'Akademie für Alte Musik Berlin lui apporte son soutien, comme à Lucerne deux jours auparavant, et offre en prime deux concertos du " Prêtre roux " interprétés avec une énergie toute militaire.

    Tout cela n'est ni très latin, ni très coloré et procède d'une vision vivaldienne plutôt germanique, où la carrure rythmique l'emporte sur le sens de la mélodie.

    Fort heureusement, dans les airs qui lui sont dévolus, l'impétueuse cantatrice n'en est en rien gênée. Qu'elle chante la jalousie ou les troubles de l'amour, sa voix, fièrement timbrée dans l'aigu et riche dans le registre grave, n'a pas perdu une once de son pouvoir expressif et de son pouvoir d'envoûtement sur un public qui lui réserve un triomphe sans ménagement.

    Outre qu'elles annoncent le disque à venir, les pages de Gluck (un extrait de La Corona, un autre de La Clemenza di Tito, un d'Antigono, auxquelles s'ajoute l'ouverture de La Semiramide riconosciuta) intriguent par leur rareté, le réemploi qui sera fait de l'une d'elles, celle de Clemeneza, qui deviendra le " O malheureuse Iphigénie " d'Iphigénie en Tauride, leur facture, à mi-chemin entre baroque et classicisme, et l'accord parfait entre la musique et les textes du prolifique Metastasio.

    Sans doute inspirent-elles davantage l'Akademie für Alte Musik, qui perd de sa raideur et commence à chanter. Moins virtuoses, ils montrent Bartoli sous un jour encore plus captivant, tant elle multiplie les nuances, varie les phrasés, orne avec discrétion. La leçon est toujours éblouissante, la sensibilité à fleur de gosier. Les bis, vivaldiens, ne font que répondre à une salle en délire ; et la " standing " ovation est de rigueur.




    Festival d'Innsbruck, Innsbruck
    Le 19/08/2001
    Michel PAROUTY

    Récital de la mezzo soprano Cecilia Bartoli au festival d'Innsbruck.
    Antonio Vivaldi : Concerto grosso d-MoIl op. 3 Nr. 11 extrait de Estro armonico RV 565, " Gelosia " de 0ttone in Villa RV 729, " Sposa son disprezzata" tiré de Tamerlano RV 703, "Agitata da due venti " tiré de Griselda RV 718, Concerto pour violon RV 150, " Gelida in ogni vena " tiré de Farnace RV711 (1727), "Anch'il mar parche sommerga" tiré de Tamerlano RV 703

    Christoph Willibald von Gluck : " Muel chiaro rio " de La Corona, "Se maisenti " de La Clernenza di Tito, 0uverture de La Semirade, "Berenice che fai " tiré d'Antigone.

    Akademie für Alte Musik Berlin
    Cecilia Bartoli, Mezzo-soprano

     


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