altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 18 juin 2019

Reprise de Billy Budd de Benjamin Britten dans la vision scénique de Francesca Zambello


Billy Budd se fait Bo
© Eric Mahoudeau

© Eric Mahoudeau

L'Op√©ra-Bastille reprend pour la seconde fois le Billy Budd que signa Francesca Zambello en 1996. Si cette production d'une sobri√©t√© de bon aloi laisse op√©rer l'efficacit√© de la partition de Benjamin Britten, on retient d'abord la pr√©sence de Bo Skovhus qui campait le r√īle-titre pour la premi√®re fois √† Paris.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 10/10/2001
Gérard MANNONI
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Naufrage en musique

  • Un Rigoletto d‚Äôavenir

  • Une trag√©die d√©mythifi√©e

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • La sc√®ne de Bastille avait d√©j√† accueilli le baryton danois pour deux tr√®s m√©morables incarnations, celle de Danilo dans la d√©sopilante vision de la Veuve joyeuse imagin√©e par Lavelli et celle de Don Giovanni, o√Ļ il fut magnifique dans une production rat√©e.

    Principale attraction, donc, de cette reprise, il n'a pas déçu. S'il semble un peu moins juvénile que Rodney Gilfry, son prédécesseur sur cette scène, il a la carrure vocale et dramatique qui convient.

    Belle voix, belle gueule, belle silhouette - il peut para√ģtre torse nu comme un jeune premier- il est plus touchant dans la deuxi√®me partie que dans la premi√®re o√Ļ il a tendance √† trop composer et √† manquer en cons√©quence de naturel.

    Avec un physique pareil, m√™me si c'est plus un solide adulte qu'un tout jeune homme, il lui suffirait de para√ģtre, sans imiter d√©marches chaloup√©es et autres traits typiquement maritimes.

    Le charme est pourtant l√†, et il incarne bien cet ange int√©gral de beaut√© et de bont√©, na√Įvement perdu dans un univers totalement glauque, pervers, aussi immonde que le plus noir des romans de Dickens.

    Belle distribution dans l'ensemble, avec un très saisissant et musical Fairfax de Philip Langridge qui garde de solides moyens, mais malheureusement un Claggart à la voix engorgée et plate, sans timbre ni projection, celui de Gidon Saks.

    Si les mises en scènes de Francesca Zambello brillent rarement par leur invention, celle-ci possède au moins l'avantage d'être sobre, lisible et bénéficie d'un éclairage qui lui donne un peu de la profondeur de champ qui lui manque.

    On se serait sans doute pass√© d'une Croix de Lorraine en guise de grand m√Ęt (√† moins que ce ne soit l'artimon ?), des filins fa√ßon lignes √† haute tension, des rideaux imitant √† merveille un papier cadeau bleu dor√© sp√©cial No√ęl et du quadrilat√®re de n√©on √©lectrifiant sporadiquement la sc√®ne, mais bon


    Les choeurs, l'orchestre (à l'exception des cuivres), Gary Bertini au pupitre, sont dans la meilleure tradition de Bastille et la production reste l'une des plus satisfaisantes vues et entendues ces dernières années dans la dite maison. On en gardera surtout un bien Bo souvenir.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 10/10/2001
    Gérard MANNONI

    Reprise de Billy Budd de Benjamin Britten dans la vision scénique de Francesca Zambello
    Choeures et orchestre de l'Opéra Bastille
    Direction : Gary Bertini
    Mise en sc√®ne : Francesca Zambello
    D√©cors : Alison Chitty

    Avec Philip Langridge (Edward Fairfax Vere), Bo Skovhus (Billy Budd), Gidon Saks (John Claggart), David Wilson-Johnson (M. Redburn), Paul Whelan (Mr. Flint), Stephen Richardson (Lieutenant Radcliffe), Francis Egerton (Red Whiskers), Malcolm Mackenzie (Donald), Gabor Andrasy (Dansker), Toby Spence (The novice), Steven Cole (Squeak), Denis Aubry (Bosun), Mark Tevis (Maintop), St√©phane Degout (The Novice's Friend), Sergei Stilmachenko (First Mate), Philippe Madrange (Second Mate), Slawomir Szychowiak (Arthur Jones), Nicolas Riva (Cabin Boy).

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com