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CRITIQUES DE CONCERTS 22 septembre 2020

Concert de l'Orchestre national d'Ile-de-France sous la direction de Jacques Mercier avec le pianiste Roger Muraro.

Au galop vers le cosmos
© D.R.

D.R.

La Turangal√ģla Symphonie d'Olivier Messiaen est peut-√™tre aujourd'hui l'oeuvre qui permet de tester le niveau d'un orchestre comme l'√©tait hier le Sacre du Printemps. L'Orchestre National d'Ile-de-France vient de r√©ussir l'√©preuve, non sans l'appoint de quelques renforts dans ses rangs.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 13/10/2001
Pauline GARAUDE
 



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  • La mise en place rythmique comme l'√©quilibre des pupitres est un d√©fi de chaque mesure dans cette redoutable Turangal√ģla Symphonie et l'on attendait pas forc√©ment l'Orchestre National d'Ile-de-France et son chef Jacques Mercier s'aventurant dans le paradisiaque Jardin du sommeil d'amour ou versant dans la Joie du sang des √©toiles.

    Pourtant, de l'Introduction au redoutable Finale, le chef a su trouver le timbre et la couleur justes avec des cordes moirées ou des bois chatoyants. Bonne précision rythmique également, sinon d'une rigueur infaillible à la Boulez, Mercier réussit à insuffler une certaine souplesse dans la dynamique et les transitions entre les passages éthérés et les moments de déflagrations sont très convaincantes.

    Au piano Nicholas Angelich √©tait remplac√© en derni√®re minute par Roger Muraro, prodigieux sp√©cialiste de Messiaen s'il en est (il vient d'ailleurs d'achever une int√©grale de l'oeuvre pour piano seul du compositeur pour la firme Accord-Universal) . Attaque vigoureuse, aigus translucides et basses r√©sonantes, il r√©ussit un √©quilibre miraculeux avec l'orchestre ; √† croire qu'il avait de la lumi√®re dans les mains ce soir-l√†.

    √Ä ses c√īt√©s, les Ondes Martenot de Thomas Bloch, surnageant, faisaient parfois basculer la mati√®re surchauff√©e de l'orchestre dans un r√™ve √©veill√© et en technicolor. Quatre rappels, apr√®s deux heures de concert, ont mis en point final √† une soir√©e √©tourdissante, √©puisante et princi√®re.

    On sait le nom m√™me de la symphonie emprunt de m√©taphysique avec pour √©tymologie les mots sanskrits " Turanga " (" l'avanc√©e du temps, comme le rythme du cheval au galop ou le sable qui s'√©coule dans un sablier ") et " L√ģla " (" le mouvement de l'action divine sur le cosmos", mais aussi "l'amour "). Reste que ce soir-l√†, il n'√©tait pas utile d'avoir fum√© du tabac import√© d'Amsterdam pour galoper vers le cosmos.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 13/10/2001
    Pauline GARAUDE

    Concert de l'Orchestre national d'Ile-de-France sous la direction de Jacques Mercier avec le pianiste Roger Muraro.
    Olivier Messiaen : Turangal√ģla Symphonie
     


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