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CRITIQUES DE CONCERTS 19 septembre 2020

Concert de la série les Symphoniques avec le London Symphony Orchestra dirigé par Sir John Eliot Gardiner.

D'amour et d'eau fra√ģche
© DG - Universal

Sir John Eliot Gardiner

Baroqueux repenti depuis longtemps, Sir John Eliot Gardiner, aime les ballades √† travers toutes sortes de r√©pertoires dans lequel on ne l'attend pas forc√©ment. √Ä l'image de son dernier concert avec le London Symphony Orchestra au th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, dans un programme inattendu sur le th√®me de Rom√©o et Juliette.
 

Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, Paris
Le 18/10/2001
Philippe KALMAN
 



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  • Paradoxe, pour le premier des quatre concerts de la s√©rie les Symphoniques donn√©e cette ann√©e au Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, il n'y avait pr√©cis√©ment pas de symphonies au programme¬†!

    Au contraire, le programme proposait une sorte de compte rendu comparatif du th√®me de Rom√©o et Juliette vu par Tcha√Įkovski, Prokofiev et Berlioz. Par la m√™me occasion, les plus jeunes spectateurs se seront rendus compte qu'il n'a pas fallu attendre une certaine com√©die musicale pour que les deux amants de V√©rone √©veillent des passions musicales


    Ici, John Eliot Gardiner a pouss√© la volont√© didactique jusqu'√† unifier dans un m√™me caract√®re sa lecture des trois oeuvres au programme. Comme √† l'accoutum√©e, le chef anglais a conjugu√© dynamisme, √©nergie et fougue, mais en oubliant totalement que Tcha√Įkovski, Prokofiev et Berlioz n'√©taient pas n√©s du m√™me berceau.

    Au romantisme vibrant et exacerb√© de Tcha√Įkovski, Gardiner pr√©f√®re la raison et la ma√ģtrise de soi qui emp√™chent compl√®tement le russe de se laisser emporter par ses passions habituelles. Cette m√™me mani√®re trouve un bien meilleur emploi avec les extraits du ballet que Prokofiev a d√©di√© aux personnages de Shakespeare.

    Son écriture plus rythmique, dont les percussions évoquent à plusieurs reprises les battements du coeur, convenait beaucoup mieux à la manière parfois motorique grosse cylindrée de l'orchestre londonien.

    La tension retombait cruellement apr√®s l'entracte, dans les sc√®nes pour orchestre de Berlioz. Les musiciens, √† plusieurs reprises, ne s'√©coutaient plus entre eux, et les solos de fl√Ľtes furent √©maill√©s de quelques fausses notes.

    Mais par-del√† ces quelques d√©faillances, ce sont surtout les phras√©s monotones et continuellement articul√©s qui ont interdit la construction du moindre discours musical¬†; lequel ne se nourrit pas qu'avec du muscle quand un peu d'amour et d'eau fra√ģche auraient suffi.




    Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es, Paris
    Le 18/10/2001
    Philippe KALMAN

    Concert de la série les Symphoniques avec le London Symphony Orchestra dirigé par Sir John Eliot Gardiner.
    Tcha√Įkovski¬†: Rom√©o et Juliette, ouverture fantaisie
    Prokofiev : Roméo et Juliette, suites pour orchestre
    Berlioz : Roméo et Juliette, scènes pour orchestre

     


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