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CRITIQUES DE CONCERTS 26 septembre 2020

RĂ©cital de la pianiste Elisabeth Leonskaja.

Le bouillon d'onze heures
© D.R.

D.R.

Musicienne accomplie mais discrète, Elisabeth Leonskaja s'est forgée une solide réputation auprès des amateurs de piano. Invitée des concerts du Dimanche Matin au Théâtre du Châtelet, son programme Beethoven, Rachmaninov et Liszt laissait espérer le meilleur. Mais son piano, semble-t-il mal réveillé, ne lui a pas laissé tenir cette promesse.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 28/10/2001
Philippe KALMAN
 



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  • Les concerts du Dimanche Matin de Jeanine Roze Productions –en fait il dĂ©butent Ă  onze heures- proposent un prix presque unique pour la totalitĂ© des places du Châtelet : 65 FF en dessous de 27 ans, 130 F pour les autres. Le placement est libre. Avantage donc pour les mĂ©lomanes matinaux, inconvĂ©nient pour les retardataires qui doivent se contenter des places Ă  visibilitĂ© rĂ©duite.

    Mais ceux qui ont à peine aperçue la pianiste ce matin là peuvent se consoler, Elisabeth Leonskaja n'a pas eu une gestuelle très démonstrative et porta rarement son regard loin du périmètre de son clavier. Son rationalisme de mouvement comme de jeu aura même fait mentir le programme qui la décrit comme une “excavatrice des coeurs inquiets” et une “exploratrice des paysages tourmentés”.

    Au contraire son Appassionata de Beethoven à l'esprit classique fut toute de rigueur et fit surtout ressortir la dimension proprement orchestrale de l'oeuvre, les justes proportions, la grande forme magistrale et légèrement intimidante.

    Sans une once de romantisme ostensible, sa lecture privilégiait le rythme au dépens de la mélodie. La même équanimité s'est remarquée dans les Préludes de Rachmaninov. À cela se sont ajoutées quelques faiblesses dans la main droite, à plusieurs reprises étouffée par le jeu solide mais surpuissant de la main gauche.

    On sait que certains pianistes en abusent, mais une petite dose de rubato n'aurait probablement pas été malvenue chez Rachmaninov aussi bien que chez Liszt. Mais des Sonnet de Pétrarque à la bouillante Mephisto-Valse le manque de flamme est restée une constante. La grande Leonskaja ne serait-elle tout simplement pas du matin ?




    Cliquez ici pour relire la critique d'un précédent concert de l'artiste en meilleure forme.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 28/10/2001
    Philippe KALMAN

    RĂ©cital de la pianiste Elisabeth Leonskaja.
    Beethoven : Sonate n° 23 en fa mineur opus 57 “Appassionata”
    Rachmaninov : Prélude en ut dièse mineur opus 3 n°2
    Prélude en sol dièse mineur opus 32 n°12
    Prélude en sol mineur opus 23 n°5
    Prélude en mi bémol Majeur opus 23 n°6
    Prélude en si bémol Majeur opus 23 n°2
    Liszt : Sonnet de Pétrarque n°123
    Méphisto-Valse n°1

     


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