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CRITIQUES DE CONCERTS 13 juin 2024

Tortelier Ă  l'Orchestre de Paris, Salle Pleyel.

Une Fantastique qui décolle

Coup d'envoi des cérémonies Berlioz, sous l'égide de l'Orchestre de Paris.À l'affiche Yann Pascal Tortelier et le pianiste Jean-Yves Thibaudet dans un programme qui inscrit Berlioz entre ses contemporains Weber et Liszt. Avec une interprétation de référence pour la "Fantastique", le cycle s'inscrit d'emblée au plus haut niveau.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 02/02/2000
Antoine Livio (1931-2001)
 



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  • Le programme Ă©tait surprenant, dĂ©butant par " L'invitation Ă  la valse " que Berlioz orchestra pour servir de ballet aux reprĂ©sentations du " FreischĂĽtz " en 1841, Ă  l'OpĂ©ra de Paris, puis de Weber, ce fut le scintillant " KonzertstĂĽck " dont l'Ă©criture fut liĂ©e Ă  la crĂ©ation du " FreischĂĽtz " Ă  Berlin, auquel rĂ©pondit le deuxième Concerto pour piano de Franz Liszt, qui aida et apprĂ©cia tant Berlioz. Et le concert se termina avec la " Fantastique ". Je tiens dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă  oublier la valse de Weber, car je ne sais ce qui s'est passĂ©, mais on a l'impression que Tortelier a des problèmes avec les trois temps ! Ceci dit, tout le concert ne fut qu'une lente progression vers l'explosion finale et gĂ©niale de la " Fantastique ". Pour les deux concertos, Yann-Pascal Tortelier a laissĂ© la bride sur le cou Ă  son pianiste. Jean-Yves Thibaudet est un grand pianiste, d'une aisance folle, il se joue de toutes les difficultĂ©s et de tous les pièges dont sont truffĂ©s les deux pièces du programme. En plus de cette aisance, il saupoudre son jeu d'une Ă©lĂ©gance parfois perverse, plus Liszt que nature, le Liszt du salon qui sĂ©duisait les belles : il Ă©blouit et disparaĂ®t.Et tout se termina en beautĂ© avec la " Fantastique ". Ce fut un autre Tortelier qui dirigea l'opus 14 de Berlioz. Il y avait un rien du souvenir de son père et de sa chevelure blanche, dans cet Episode de la vie d'un artiste, auquel Yann-Pascal sut confĂ©rer un souffle et une passion toute d'Ă©lĂ©gance et de musicalitĂ©. Evidemment la drogue, l'amour, les visions et les fantasmagories, tout y Ă©tait dans le flamboiement d'un Orchestre de Paris survoltĂ©, mais il y avait surtout un dramatisme rare, par exemple dans la construction de la Scène aux champs qui jamais encore ne m'avait paru aussi Ă©lĂ©giaque et simple, mais prenante de bout en bout, sans faille, ni chute d'attention. DressĂ© comme sur un tableau de Caspar David Friedrich, un doigt vengeur tendu vers le plafond, Yann-Pascal Tortelier termina le Songe d'une nuit de sabbat dans un rutilement de cordes et de cuivres; nul besoin de fermer les yeux, nous Ă©tions dans la salle de l'ancien Conservatoire. Aux applaudissements, nous sommes retombĂ©s sur terre, Ă  regrets.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 02/02/2000
    Antoine Livio (1931-2001)

    Tortelier Ă  l'Orchestre de Paris, Salle Pleyel.
    Orchestre de Paris
    Direction : Yann-Pascal Tortelier
    Soliste : Jean-Yves Thibaudet
    Oeuvres de Berlioz, Weber et Liszt,

     


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