altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 12 novembre 2019

Concert de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Christian Arming.

De la graine de Karajan

D.R.

Un jeune chef vient de diriger l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg et de faire grande impression dans un programme original r√©unissant Nicola√Į, Walton et Beethoven. Christian Arming n'a que trente ans et sa baguette semble d√©j√† du bois dont on fait les grands.
 

Palais des Congrès, Strasbourg
Le 23/11/2001
Pierre BREINER
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Comic strip

  • Une ma√ģtrise de Meister

  • Beethoven sans magie

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • M√™me si Daniel Harding a d√©j√† prouv√© que Beethoven n'est pas un territoire r√©serv√© aux chefs de longue exp√©rience, affronter un " tube " comme la symphonie Pastorale √† l'or√©e de ses trente ans est toujours un d√©fi pour un meneur d'orchestre.

    Trop connue par le public, trop enregistr√©e, trop rab√Ęch√©e sur les ondes et surtout d'une extraordinaire exigence stylistique, cette sixi√®me symphonie de Beethoven peut tr√®s vite sombrer dans la niaiserie bucolique et tr√®s facilement couvrir de ridicule qui abusera des effets champ√™tres.

    Soucieux de mettre en évidence l'unité du style du Beethovénien et de ne pas faire de l'orage (qu'il a voulu très modéré) le centre de l'oeuvre, Christian Arming a misé d'abord sur une lecture probe du texte.

    Chacun des cinq mouvements est trait√© avec un √©gal souci du d√©tail, et les solos, si essentiels dans cette partition, sont tous l'objet d'une mise en valeur particuli√®re. Le tempo du premier mouvement appara√ģt particuli√®rement √©l√©gant, mais c'est dans la sublime sc√®ne au ruisseau que Christian Arming r√©v√©la un sens du fignolage (particuli√®rement audible au niveau des violons) qui est souvent la marque des grands.

    Avant le plat de r√©sistance symphonique, Arming s'√©tait illustr√© avant l'entracte avec l'Ouverture des Joyeuses Comm√®res de Windsor d'Otto Nicola√Į et le Concerto pour violoncelle de Walton o√Ļ le jeune Steven Isserlis d√©montra une assurance et une ma√ģtrise au diapason du chef.

    Ici, et à l'inverse de la Pastorale, ni l'un ni l'autre n'ont cherché à tirer cette oeuvre vers une unité qu'elle ne peut offrir. Ils se sont au contraire employés à relever la diversité d'une partition qui n'était sans évoquer, par petites touches, la musique de film de Miklos Rosza.

    Christian Arming a √©t√© l'assistant de Claudio Abbado (pour plusieurs productions avec l'Orchestre des Jeunes Gustav Mahler) et surtout de Seiiji Ozawa avec le symphonique de Boston. Le ma√ģtre nippon lui en a d'ailleurs confi√© la direction √† plusieurs reprises.

    Sur l'estrade, Arming fait preuve d'un charisme évident qui n'est pas sans rappeler un Salonen, voire un certain Herbert von
    au m√™me √Ęge.




    Palais des Congrès, Strasbourg
    Le 23/11/2001
    Pierre BREINER

    Concert de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Christian Arming.
    Otto Nicola√Į : Ouverture des Joyeuses Comm√®res de Windsor
    William Walton : Concerto pour violoncelle
    Beethoven : Symphonie n¬į 6 " Pastorale "

    Orchestre Philharmonique de Strasbourg
    Direction : Christian Arming
    Avec Steven Isserlis, violoncelle

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com