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CRITIQUES DE CONCERTS 24 mai 2019

Récital de Cecilia Bartoli avec l'ensemble baroque Le Musiche Nove.

Castrat Diva
© Decca-Universal

Applaudissements frénétiques à son entrée en scène, triomphe à l'entracte, délire à la fin de la seconde partie, " standing ovation " après chaque bis : la passion du public parisien pour Cecilia Bartoli ne se dément pas. La déjà mythique mezzo était au Théâtre des Champs-Élysées les 14 et 17 novembre derniers.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 17/12/2001
Michel PAROUTY
 



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  • De Caccini à Josef Haydn en passant par Vivaldi, de Monteverdi à Gluck via Mozart, son programme parcourt l'un de ces itinéraires classico-baroques dans lesquelles elle se meut comme une alouette en plein ciel, à son aise dans les moindres détours d'une carte du Tendre traversée d'orages et d'éclairs, d'éclaircies et d'arc-en-ciel.

    Dans les arie de Caccini, dans les extraits monteverdiens, son style se meut à la recherche de l'expression la plus libre et la plus vraie, que la joie demeure (Al fonte, al prato de Caccini), que la saison des amours soit simplement douloureuse (Dolcissimo sospiro, du même, Si dolce è il tormento de Monteverdi), exaltée (Maladetto sia l'aspetto).

    Dans Haendel, dans Vivaldi, on pourrait croire que la virtuose n'a plus rien pour surprendre, et que l'on sait tout d'elle ; c'est compter sans ces variations de nuances, ces subtils changements d'éclairages dans lesquels elle se lance avec un plaisir chaque fois renouvelé.

    Le plus curieux étant, même s'il est relativement connu, cet air composé par Riccardo Broschi pour son frère Carlo, autrement dit Farinelli, Son quel nave ; la métaphore marine y dépeint les élans du coeur en sollicitant le spectaculaire, notes longuement tenues, trilles, vocalises en force, tout ce dont l'intrépide Cecilia se joue avec un plaisir gourmand.

    Finement détaillées, les bluettes mozartiennes ne sont qu'un entremet gracieux pour attiser l'attente de cette cantate Arianna a Naxos de Haydn dont chacune des quatre parties est prétexte à un poignant théâtre. Les Gluck, enfin, ne sont que deux. Magnifiques de poésie dépouillée et de tendresse.

    Dynamique, mais un peu émacié de son, un jeune ensemble accompagne cette diva si simple qui a dans la voix les couleurs qui font encore défaut à certains instruments.

    Véritable surprise, le Ombra mai fu tiré du Serse de Bononcini créé en 1794 ; le texte est le même que celui du célèbre largo de Haendel, mais, plus étonnant encore, la mélodie, dont le Saxon, la preuve en est faite, s'inspira ouvertement- il y a presque du plagiat dans l'air !

    Toujours aussi heureuse de chanter, Cecilia Bartoli fait partager son bonheur. Sans manière. Et dans la plus parfaite allégresse. Nul ne possède autant qu'elle le don inné de soulever une salle en quelques mesures. Aurait-elle retrouvé le pouvoir de séduction qu'exerçaient les Castrats par le passé ?


    Lire aussi le dossier qui lui consacré.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 17/12/2001
    Michel PAROUTY

    Récital de Cecilia Bartoli avec l'ensemble baroque Le Musiche Nove.
    ?uvres de Caccini, Broschi, Bononcini, Haydn, Vivaldi, Monteverdi et Gluck
     


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