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CRITIQUES DE CONCERTS 19 septembre 2019

Concert de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par Gary Bertini avec le pianiste François René Duchâble.


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© Eric Sebbag

Il avait promis de ranger sa queue de pie, de renoncer au rituel des concerts classiques et de s'évaporer pour de longues années sabbatiques. Manifestement, François René Duchâble n'est pas encore prêt et n'a pas fini ses soldes, car il se produisait le 11 janvier dernier dans un concert d'abonnement à Strasbourg.
 

Palais des Congrès, Strasbourg
Le 11/01/2002
Pierre BREINER
 



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  • Dans un entretien aussi passionnant que sincère paru dans la brochure de l'orchestre, et distribuĂ© dans la salle, François-RenĂ© Duchâble ne se montrait guère " vendeur " du concert. Il s'y dĂ©clarait en effet adepte d'une nouvelle manière de jouer Brahms incarnĂ©e selon lui par Philippe Herreweghe ; et le pianiste d'affirmer sans ambages son aversion pour les grandes formations romantiques, germaniques, opulentes aux habitudes bien installĂ©es.

    Toute ressemblance avec le Philharmonique de Strasbourg – certes pas tout à fait germain - étant bien entendu parfaitement fortuite ! Dès lors, chacun pouvait justement se demander pourquoi ce grand pianiste justement adulé était venu jouer en lieu et place.

    Les mauvaises langues suggéraient des obligations fiscales imminentes, d'autres un art subtil de la provocation, alors que les plus optimistes optaient pour une nouvelle forme d'humour au troisième degré
    Mais tous restaient frappés devant une communication institutionnelle si indépendante d'esprit et si libre avec les formes.

    Toutes ces interrogations devinrent vaines dès l'instant où le chef Gary Bertini lança le maestoso sombre et puissant du premier concerto pour piano de Brahms. Les quatre minutes d'introduction virent un Duchâble tourné vers l'orchestre comme pour s'imprégner de sa sonorité (fut-elle trop grasse
    ).

    Lorsque le clavier de Duchâble entonna sa démonstration, Brahms parut égal à lui-même, riche, puissant, structuré autant que rhapsodique. Si le soliste ne cherchait visiblement pas à renouveler le propos, il ne semblait pas non plus s'y ennuyer un instant.

    Chef et pianiste désiraient s'entendre. Ce fut fait proprement avec un Gary Bertini sachant exactement ce qu'il pouvait tirer de l'orchestre, et un François-René Duchâble posant un Brahms précis, calculé et prévisible dans ses nuances. Jamais les deux musiciens n'ont cherché à sortir des sentiers battus, à privilégier un aspect particulier d'une oeuvre pourtant riche en options stylistiques. Pourtant, ce Brahms de facture " classique " n'a jamais démérité.

    Après l'entracte, la première symphonie de Brahms fut menée tambour battant par un Gary Bertini manifestement très familier de la partition. Sa lecture solide et sérieuse n'avait rien pour déparer la qualité et le côté " valeur sûre " de ce concert d'abonnement.




    Palais des Congrès, Strasbourg
    Le 11/01/2002
    Pierre BREINER

    Concert de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par Gary Bertini avec le pianiste François René Duchâble.
    Johannes Brahms : Premier concerto pour piano et Symphonie n° 1.
     


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