altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 23 septembre 2018

Spectacle autour des Divertissements de Versailles par les Arts Florissants.

Lully déchante aux Champs-Élysées
© Alvaro Yanez

© Alvaro Yanez

Ce devait être Versailles à Paris. Un Versailles empanaché aux Champs-Élysées. Un Versailles donnant à chanter et à danser, avec un Bill Christie a priori poète autant que courtisan dans ce jardin à la française, et une Mireille Larroche pour fleurir et régler la scène. Il fallut rapidement déchanter.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 15/01/2002
Roger TELLART
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Lucerne 2018 (2) : Ainsi parlait Thomas Rolfs

  • Grandeur et carences

  • Lucerne 2018 (1) : Haute voltige

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Il y avait de quoi rêver avec ces " Grandes scènes de Lully " promises. Hélas, on n'eut droit qu'à un montage au premier degré d'extraits mêlant dans le désordre des couleurs extrêmes et des humeurs opposées : comédies-ballets, tragédies lyriques, intermèdes. Ici, un choeur plus ou moins convenu où Molière fait quelques pas de conduite au Florentin pour les " Menus Plaisirs " de Louis Quatorze. Là, le jeu affligé de la tragédie, malheureusement réduit à de trop courtes scènes (avant tout, le récitatif d'Armide).

    Tiré ainsi vers le festif et son contraire, le divertissement n'avait rien de royal. D'autant que la dimension scénique fut cruellement défaillante : un simple bricolage gestuel guère sauvé par les références à l'Antique et à la Commedia dell'arte italienne (Mireille Larroche pour la mise en espace, Hélène Baldini pour la chorégraphie et Michel Ranvaux pour les costumes et masques).

    Dans ce décor de patronage, la vigilance musicale du cher Bill et des " Arts Flo " s'est trouvée surprise, piégée. Un dysfonctionnement ponctuel dont les meilleurs ne sont pas à l'abri. Gageons d'ailleurs que dès la prochaine production ? Rodelinda de Haendel au Châtelet ? le chef et sa troupe auront retrouvé leurs belles couleurs avec leur ardeur première.

    Pour en finir avec une soirée décevante, je passerai vite sur Paul Agnew au joli timbre de haute-contre, mais à la projection uniforme, et sur le dessus de Sophie Daneman qui certes connaît l'art de la virtuosité, mais dont l'expressivité minaudante n'est pas inoubliable.

    En revanche, on doit à l'Israélienne Rinat Shaham une véritable incarnation dans le monologue de la magicienne Armide (acte II, scène V). On brûle de revoir cette nature qui ne craint pas de s'exposer, au plan lyrique et dramatique, dans d'autres grands rôles lullystes et ramistes.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 15/01/2002
    Roger TELLART

    Spectacle autour des Divertissements de Versailles par les Arts Florissants.
    Choeur et orchestre des Arts Florissants
    William Christie, direction musicale
    Mireille Larroche, mise en espace

    Sophie Daneman, dessus
    Emmanuelle Halimi, dessus
    Isabelle Obadia, dessus
    Rinat Shaham, dessus
    Paul Agnew, haute-contre
    Cyril Auvity, haute-contre
    Laurent Slaars, taille
    François Bazola, basse
    Boris Grappe, basse
    Olivier Lallouette, basse

    Hélène Baldini, danseuse & chorégraphe
    Jean-Charles Di Zazzo, danseur

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com