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CRITIQUES DE CONCERTS 20 avril 2019

Intégrale des symphonies de Brahms par l'Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Myung-Whun Chung.

Brahms à Metropolis

© Eric Sebbag

En janvier dernier, le théâtre du Châtelet accueillait Myung-Whun Chung et l'Orchestre Philharmonique de Radio France pour une intégrale des symphonies de Brahms en deux soirées. Retour sur deux concerts pas du tout " décontrastés ".
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 14/01/2002
Pauline GARAUDE
 



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  • En janvier dernier, le théâtre du Châtelet accueillait Myung-Whun Chung et l'Orchestre Philharmonique de Radio France pour une intégrale des symphonies de Brahms en deux soirées. Retour sur deux concerts pas du tout " décontrastés ".

    Donner les quatre symphonies de Brahms exige un recul, une vue d'ensemble et une cohérence dont Myung-Whun Chung a fait la démonstration éblouissante. Dirigeant sans partition mais avec une précision sans faille, il parut attentif aux moindres détails tout en restant capable des envolées les plus fantaisistes.

    La symphonie n° 1 fut vif-argent, avec un relief accusé d'une rythmique saillante et de nuances aussi contrastées que subites. La dissociation des pupitres fut telle, que l'écriture si fournie de la partition en devint d'une clarté évidente. La baguette, incisive et vigoureuse, coupait les sonorités au scalpel tandis que la brillance des cordes auréola la symphonie d'irisations givrées.

    Seul reproche, celui de frôler par moment la rigidité. Davantage d'élasticité dans le rythme lui aurait sans doute permis d'égaler un Bernard Haitink, toujours insurpassé dans ce répertoire.

    Chung en fut-il conscient ? Toujours est-il que son exigence rythmique un peu tyrannique sembla oubliée pour le second concert. Dès la 3e symphonie initiale, articulations et phrasés semblèrent plus détendus que la veille. Mais on pouvait aussi noter plus de ferveur dans la narration et d'ampleur dans les respirations. Et encore des contrastes, toujours plus de contrastes.

    Une troisième exaltée et voluptueuse, à grand renfort de vigoureux coups d'archets mais en gardant un lyrisme sobre sans lequel l'oeuvre perd de sa force expressive et vire au peplum. La dernière symphonie conserva la même veine, forte de vibratos rageurs et frémissants, des contours mélodiques élégants et d'une captivante moirure orchestrale procédant d'une dynamique étagée comme une pyramide aztèque.

    La Passacaille conclusive constitua un dernier point d'orgue. Si la basse obstinée est si bien enfouie dans la partition qu'on la perçoit à peine, la veine quasi expressionniste de Chung ne tarit pas, à croire que le chef avait revu la veille Metropolis ou un autre chef-d'oeuvre de Fritz Lang.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 14/01/2002
    Pauline GARAUDE

    Intégrale des symphonies de Brahms par l'Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Myung-Whun Chung.
    Symphonies 1 et 2 (Vendredi 11)
    Symphonies 3 et 4 (Lundi 14)

     


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