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CRITIQUES DE CONCERTS 06 juillet 2020

Reprise du Don Quichotte de Jules Massenet dans la mise en scène de Gilbert Deflo à l'opéra Bastille.

Massenet repasse au moulin
© Eric mahoudeau

© Eric mahoudeau

Malgré Jean-Philippe Lafont en Sancho et Samuel Ramey en Don Quichotte, la production précédente de l'opéra éponyme de Jules Massenet avait laissé une impression mitigée. Avec une distribution non moins alléchante (José Van Dam et Béatrice Uria-Monzon), cette reprise bénéficie de la direction inspirée du jeune chef Stéphane Denève.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 03/02/2002
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Contraste absolu pour cette reprise de Don Quichotte Ă  l'OpĂ©ra Bastille entre la magnifique sobriĂ©tĂ© de l'interprĂ©tation du rĂ´le titre par JosĂ© Van dam et les aspects clinquants de plusieurs passages de la mise en scène. On sait le but recherchĂ© par Gilbert Deflo : montrer que Don Quichotte est une bĂŞte de cirque face Ă  une sociĂ©tĂ© toute d'artifice et de superficialitĂ©.

    Tout se passe donc dans une arène, sous un chapiteau, avec les petites ampoules si caractéristiques de l'univers du cirque. Le monde de Dulcinée est tout de pourpre et d'or, celui de Don Quichotte de bleu pâle et de gris. Quand ils se confondent, le héros à la triste figure n'a plus que les armes d'un texte humanitaire et d'une musique d'une pudique sensibilité pour lutter contre les agressions hispanisantes du monde des artifices.

    L'interprétation d'une remarquable finesse d'un José Van Dam très en voix et à la diction parfaite qui, sans jamais forcer le moindre effet, impose un personnage d'une stature impressionnante fascine par son intériorité.

    On se demande si finalement, la Dulcinée qu'il aime, à laquelle il rend la justice de la franchise et qui garde donc son estime, ne méritait pas mieux que ce traitement scénique qui fait d'elle une poupée superficielle. Même avec le somptueux physique et la belle voix de Béatrice Uria-Monzon, elle n'apparaît que comme une créature assez méprisable qui ne justifie guère la passion de Don Quichotte.

    Aux côtés de ce dernier, Alain Vernhes est un Sancho très bien chantant, sensible et sobre lui aussi. Sensibilité, sobriété, équilibre sont également les qualités de la direction du jeune Stéphane Denève. Il défend avec beaucoup de perspicacité tout ce qu'il y a à défendre dans cette étrange partition aux contours incertains. On serait tenté de dire, avec la même détermination que Quichotte lui-même contre les moulins à vents.


    Lire aussi le compte-rendu de la production de l'an passé.





    Opéra Bastille, Paris
    Le 03/02/2002
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise du Don Quichotte de Jules Massenet dans la mise en scène de Gilbert Deflo à l'opéra Bastille.
    Orchestre de l'Opéra de Paris
    Direction : Stéphane Denève
    Mise en scène : Gilbert Deflo
    Décors : William Orlandi

    Avec Béatrice Uria-Monzon (La belle Dulcinée), José Van Dam (Don Quichotte), Alain Verhnes (Sancho), Jaël Azaretti (Pedro), Allison Cook (Garcia), Jean-Pierre Trevisani (Rodriguez), Kevin Greenlaw (Juan), Georges Daum (Le chef des bandits), Francis Béteille (premier bandit), Olivier Fillon (deuxième bandit), Gilles André (troisième bandit), Marc Chapron (quatrième bandit), Olivier Berg (premier domestique), Guillaume Petitot-Bellavene (second domestique).

     


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