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CRITIQUES DE CONCERTS 25 septembre 2020

Récital du pianiste Daniel Barenboïm dans la Série " Piano quatre étoiles " au Châtelet.

Pianiste V.I.P.
© D.R.

Personne n'oserait prétendre que Daniel Barenboïm cultive l'art de se faire attendre, et pourtant, attendu il l'était ce soir-là, après une absence au récital visiblement trop longue. Grande salle au Châtelet qui affichait complet : ministres en représentation, personnalités en vue de la société civile, et public plus que motivé aux galeries.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 25/02/2002
Françoise MALETTRA
 



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  • BarenboĂŻm entre en scène, ouvre les bras avec le geste large du chef invitant l'orchestre Ă  se lever (pour un peu la salle lui ferait une " standing ovation ", mais elle viendra plus tard), et tranquillement il s'installe au piano, souriant, aimable, dĂ©tendu. La technique est lĂ , l'outil est intact, mais il en fait le tour depuis longtemps. Son propos est moins d'Ă©pater que de convaincre par un discours très personnel, hors de toute attente convenue. C'est moins une vision qu'une fascination sans fin pour la musique, dĂ©routante parfois, captivante toujours.

    Dans son jeu, rien ne semble avoir été fixé une fois pour toutes et reproduit comme tel de concert en concert. L'interprétation reste ouverte à l'intuition de l'instant, à la découverte gourmande du texte musical. Et l'on assiste au travail d'un architecte-styliste-décorateur, qui élabore son projet, le structure, le retouche, qui s'enflamme et se calme juste le temps de le contempler. Il est vrai que l'on s'égare un peu dans la Pastorale, plus mozartienne que franchement romantique, avec un premier mouvement déconcertant de lenteur, comme hésitant à s'engager dans un parcours, mais qu'il dévoile soudain, sans aucun pathos, le tenant de bout en bout dans l'atmosphère poétique ou élégamment animée d'un paysage joyeusement bucolique.

    Avec la Sonate en la majeur, op.101, une autre Ă©nergie entre en jeu, superbement canalisĂ©e, qui rend transparente l'ambitieuse architecture de l'oeuvre, mesure les tensions, et exprime la dĂ©solation de l'Adagio sans cĂ©der Ă  un excès d'effusion. Le sentiment de maĂ®trise et de libertĂ© qu'il donne fait penser encore une fois que le piano est bien la source inĂ©puisable de son univers musical. Et c'est dans cet univers-lĂ  qu'il puise les rythmes et les couleurs d'Iberia, mais en leur imposant une pulsation inhabituelle. Son Espagne est plus nonchalante que tourbillonnante, plus rĂŞveuse que langoureuse. Dans la fièvre et l'Ă©clat de la danse populaire, elle garde la noblesse d'une fière SĂ©villane en somptueuse parure de fĂŞte. Qui lui reprochera qu'après tant de musique, il n'ait pas concĂ©dĂ© le moindre bis ? Pas moi.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 25/02/2002
    Françoise MALETTRA

    Récital du pianiste Daniel Barenboïm dans la Série " Piano quatre étoiles " au Châtelet.
    Beethoven : Sonate pour piano n° 15, Op.28, en rĂ© majeur, " Pastorale " (1801), Sonate pour piano n° 28, Op.101, en la majeur (1816)

    Isaac Albeniz : Iberia (1e livre : Evocation, El Puerto, El Corpus (Christi) en Sevilla – 2e Livre : Rondena, Almeria, Triana)

     


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