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CRITIQUES DE CONCERTS 22 septembre 2019

Reprise de Carmen à l'Opéra Bastille

Borodina , prénom : Carmen

Malgré la pitoyable mise en scène d'Alfredo Arias, reprise une nouvelle fois, Carmen connaît encore de beaux soirs à l'Opéra Bastille grâce à Olga Borodina et aussi à Gösta Winbergh.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 03/03/2000
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Est-il donc si difficile de reprĂ©senter Carmen pour que les deux productions montĂ©es Ă  l'OpĂ©ra Bastille depuis son inauguration aient Ă©tĂ© aussi mauvaises l'une que l'autre? Et finalement, celle de JosĂ©-Luis Gomez en 1993 n'Ă©tait-elle pas moins affligeante que celle d'Arias en 1997 ? Elle fĂ»t d'ailleurs consciencieusement reprise chaque annĂ©e depuis. Que voit-on ? Une Espagne de cartes postales avec un va-et-vient incessant de nains Ă  la Goya, des mouvements de foules absurdes tenant lieu de direction d'acteurs et une multitude de corridas mimĂ©es Ă  tout propos. Le tout est flanquĂ© de perpĂ©tuels plĂ©onasmes: chaque fois que vient le thème de la mort, par exemple, surgit quelqu'un, nain ou figurant, portant le masque adĂ©quat, au cas oĂą l'on n'aurait pas compris. Le degrĂ© zĂ©ro de l'imagination. Et c'est dommage, car Olga Borodina, tĂŞte d'affiche de cette sĂ©rie de reprĂ©sentations est certainement l'une des plus belles voix de mezzo qui soit Ă  l'heure actuelle. Elle possède tout: l'ampleur, la qualitĂ© somptueuse du timbre, l'Ă©galitĂ© de l'Ă©mission, la musicalitĂ©, une technique capable de restituer toutes les nuances, un phrasĂ© irrĂ©prochable et une prononciation française largement aussi intelligible que celle de la plupart de nos compatriotes. Elle est belle, joue sobrement et danse mieux que les danseurs espagnols omniprĂ©sents pendant tout le spectacle. Et si le personnage a Ă©tĂ© parfois plus approfondi, A ses cĂ´tĂ©s, Gösta Winbergh est un vaillant Don JosĂ©, extrĂŞmement musical, n'ignorant aucune des nuances de la partition. On peut prĂ©fĂ©rer pour ce rĂ´le un timbre plus mĂ©diterranĂ©en, mais son interprĂ©tation est attachante et irrĂ©prochable. Jean-Luc Chaignaud a l'allure et la prestance d'Escamillo. Dommage qu'il garde toujours une partie de sa voix au fond du gosier. La Micaela de Mary Mills est charmante sans plus. Les choeurs eux sont excellents. Neeme Järvi a une approche très personnelle de la partition dont il cherche Ă  attĂ©nuer les Ă©clats au profit de tout ce qui est subtile et raffinĂ©. Ses changements de tempo demeurent nĂ©anmoins Ă©tonnants, voire perturbants. Bastille verra-t-il un jour une production Ă  la hauteur de l'oeuvre ? RĂ©ponse au troisième millĂ©naire.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 03/03/2000
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise de Carmen à l'Opéra Bastille
    Direction musicale: Neeme Järvi
    Mise en scène Alfredo Arias
    Décors: Roberto Platé
    Costumes: Françoise Tournafond
    Avec Olga Borodina (Carmen)- Gösta Winbergh (Don José)- Mary Mills (Micaela)- Henriette Bonde-Hansen (Frasquita)- Delphine Haidan (Mercedes)- Franck Leguérinel (le Dancaïre)- Gilles Ragon (le Remendado)- Reda EL Wakil (Zuniga)- LeRoy Villanueva (Morales). Orchestre et choeur de l'Opéra national de Paris
    Maîtrise des Hauts-de-Seine-Choeur d'enfants de l'Opéra national de Paris.

     


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