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CRITIQUES DE CONCERTS 23 septembre 2020

Nouvelle production du Barbier de Séville de Rossini à l'Opéra de Paris.

La barbe à l'eau de rose
© Eric Mahoudeau

© Eric Mahoudeau

Encore auréolée du succès de son dernier film, Chaos, Coline Serreau affronte pour la deuxième fois la mise en scène lyrique à l'Opéra Bastille. Sa Chauve-souris straussienne n'avait pas vraiment convaincu ; moins prétentieusement raté, son Barbier rossinien n'en est pas convaincant pour autant.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 02/04/2002
Michel PAROUTY
 



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    Le plus d√©licat √©tait de caract√©riser chaque personnage, d'en faire autre chose que de simples marionnettes victimes de cette ¬ę¬†folie organis√©e¬†¬Ľ soulign√©e par Stendhal et propre √† Rossini. Mais comment y parvenir lorsque la direction d'acteurs se limite √† quelques grimaces, √† de rares postures grotesques¬†? On √©tait en droit de s'attendre √† des portraits au vitriol¬†; il faut se contenter d'esquisses √† l'eau de rose.

    Au moins n'est-on pas déçu par une distribution solide, guidée par un chef qui fait trop confiance à sa réputation de spécialiste de Rossini ; Bruno Campanella manque parfois de rigueur, mais son orchestre joint heureusement la vitalité à la légèreté.

    On sait gr√© √† Kristinn Sigmundsson (Basilio) et √† Carlos Chausson (Bartolo) d'√™tre dr√īles sans forcer le trait, et de savoir assouplir leur voix large et percutante. Dalibor Jenis (Figaro) est plus styl√©, mais moins pr√©sent. Roberto Sacca campe un Almaviva sans grand relief, dont Joyce DiDonato ne fait qu'une bouch√©e. Mais au moins tous font des efforts pour prouver qu'aujourd'hui, on sait comment chanter Rossini.

    Reste le d√©cor, confi√© au duo Jean-Marc Stehl√©/Antoine Fontaine, le vrai bonheur de la soir√©e. Que ce soit la forteresse du d√©but, avec ses murs ocres et la dentelle de ses moucharabieh, le patio bleu et blanc de Rosina, havre de fra√ģcheur, le cabinet de Bartolo, tendu de tapis d'un rouge profond, tout, ici, n'est qu'invitation au r√™ve.

    Au tomber du rideau, le désert aride dans lequel s'éloignent Rosina et Almaviva enfin unis se transforme soudain en oasis. L'idée est charmante, superbement réalisée. Le public adore, et il a raison. Mais pourquoi Stehlé n'est-il pas venu saluer et recevoir les applaudissements qu'il méritait ?




    Opéra Bastille, Paris
    Le 02/04/2002
    Michel PAROUTY

    Nouvelle production du Barbier de Séville de Rossini à l'Opéra de Paris.
    Orchestre de L'Opéra de Paris
    Direction musicale : Bruno Campanella
    Mise en scène : Coline Serreau
    Avec Joyce DiDonato (Rosina), Roberto Sacca (Almaviva), Dalibor Jenis (Figaro), Kristinn Sigmundsson (Basilio), Carlos Chausson (Bartolo).

     


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