altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 07 décembre 2019

Nouvelle production du Prince Igor de Borodine.

Le Prince Igor d√©tr√īn√©

© Alain Kaiser

Immense fresque épique dans la grande tradition de l'opéra russe, le très rare Prince Igor de Borodine a été repris à l'opéra du Rhin. Si l'exécution musicale a manifestement conquis le public, la mise en scène à la transposition hasardeuse a été gratifiée de copieuses bordées de sifflets et de huées.
 

Opéra du Rhin, Strasbourg
Le 28/04/2002
Pierre BREINER
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Demi-fresque

  • Carnage light

  • Construire un toit

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Strasbourg est habitu√© aux restitutions ¬ę¬†modernis√©es" d'oeuvres historiquement dat√©es. Ici, la lecture du metteur en sc√®ne Alfred Kirchner d√©place l'action de la Russie des Tsars vers la p√©riode sovi√©tique, celle de B√©ria, et de Brejnev. On devine m√™me quelques accents eltsiniens, et les images de guerre en tram√© semblent devoir rappeler une fois de plus que la Russie est aussi reine des conflits et des mis√®res.

    Mais pour cet op√©ra dont l'argument rel√®ve de la l√©gende populaire, qu'apporte la transposition √† l'√©poque du pacte de non-agression germano-sovi√©tique¬†? Ici, le symbolisme parfois outrancier et appuy√©, laisse peu de chance de retrouver la coh√©rence d√©j√† tourment√©e d'une oeuvre empreinte du sens √©pique et de la d√©mesure propres √† l'op√©ra russe. Une fresque plus na√Įve et moins charg√©e e√Ľt sans doute beaucoup mieux servi l'oeuvre.

    √Ä l'op√©ra comme au th√©√Ętre ces temps derniers, la nudit√© int√©grale est √† la mode. Mais ici, deux femmes compl√®tement d√©v√™tues au moment des danses pvolostiennes ne pouvaient √† elles seules sauver l'entreprise du m√©contentement d'un public aussi fid√®le que difficile, et qui ne manqua pas de le manifester.

    Heureusement, le plateau vocal à dominante russe se révéla exemplaire ; pas moins que l'orchestre dirigé par le jeune et brillant Christian Arming. Ensemble, ils ont largement su faire oublier les faiblesses de la conception scénique, d'autant le choeur de Sofia renforçait à bon escient la couleur orientale de la perspective musicale. Et comme souvent, ne suffit-il pas de fermer les yeux pour être transporté par les voix de l'Orient ?


    Strasbourg, Opéra 15 heures

    Mulhouse, La Filature
    17 mai à 20 heures, 19 mai à 15 heures







    Opéra du Rhin, Strasbourg
    Le 28/04/2002
    Pierre BREINER

    Nouvelle production du Prince Igor de Borodine.
    Direction musicale : Christian Arming

    Mise en scène : Alfred Kirchner

    Décors et costumes : Maria-Elena Amos

    Chorégraphie : Johann Kresnik

    Dramaturgie : Vera Sturm

    Avec Igor Swatoslawitsch : Eduard Tumagian, Jaroslawna : Elena Evseeva
    Wladimir Igorewitsch : Andrej Dounaev
    Wladimir Jaroslawitsch : Konstantin Gorny
    Kontschak : Feodor Kuznetsov
    Kontschakowna : Elena Rabiner
    Skula : René Schirrer
    Jeroschka : Ivan Matiakh

    Choeurs de l'Opéra national du Rhin
    Direction Michel Capperon

    Choeur Orphée de Sofia
    Direction Krum Maximov

    Orchestre Philharmonique de Strasbourg

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com