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CRITIQUES DE CONCERTS 27 mai 2020

Inaugration de la saison de l'Orchestre de Paris au Théâtre Mogador, Paris.

Mogador fait son show
© Eric Sebbag

Christoph Eschenbach (© Eric Sebbag)

Annoncée en fanfare dans toute la presse, la journée d'inauguration au Théâtre Mogador, voulue par l'Orchestre de Paris sous la conduite décidée de son directeur, Christoph Eschenbach, a été un succès public. Succès acoustique aussi, tant les travaux ont semblé régler certaines des difficultés tant redoutées par les mélomanes.
 

Le 18/09/2002
Françoise MALETTRA
 



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  • l8 Septembre 2002 : Jour de fĂŞte au Théâtre Mogador, en prĂ©lude Ă  quatre journĂ©es de musique ininterrompue pour l'inauguration des trois ans de rĂ©sidence de l'Orchestre de Paris dans le temple de l'opĂ©rette. On s'apprĂŞte Ă  essuyer les plâtres dans la bonne humeur, au coeur d'une opĂ©ration sĂ©duction tous azimuts qui dĂ©jĂ  annonce la politique ambitieuse de Georges-François Hirsch et de son Ă©quipe : « Donner Ă  voir et Ă  entendre » en soignant les Ă©clairages et en théâtralisant l'espace du concert, multiplier les rencontres avec le public, mettre en place toute une sĂ©rie d'actions pĂ©dagogiques en direction du jeune public, et – lĂ  est l'essentiel me semble-t-il – Ă©tendre le rĂ©pertoire de l'orchestre Ă  la musique baroque et Ă  la crĂ©ation contemporaine. Le lancement Ă©tait prometteur. 11h30-l8h30 : entrĂ©e libre pour sept heures de piano non-stop, avec 14 pianistes invitĂ©s (gĂ©nĂ©ration golden boys and girls) se partageant trois instruments, chacun dĂ©signĂ© aux diffĂ©rentes pièces choisies qui allaient de Haydn Ă  Schoenberg en passant par les grands romantiques. Une sorte de « folle après-midi », en forme d'exposition des couleurs sonores du piano, et un test astucieux pour tester l'acoustique de la salle, dont on peut prĂ©voir qu'elle sera un lieu privilĂ©giĂ© pour la musique de chambre. 20h3O : baptĂŞme du feu pour l'orchestre, avec en « guest-star » l'Intercontemporain, dans un programme aussi consistant que dĂ©libĂ©rĂ©ment « Ă©clatĂ© », et qui faisait la part belle aux jeunes solistes. En lever de rideau, le flĂ»tiste Vincent Lucas nous sauvait Ă  lui seul de l'ennui distillĂ© par le peu engageante Ballade de Frank Martin. Quant Ă  la Symphonie n°72, pour quatre cors concertants de Haydn, elle prouvait qu'il y avait encore quelques ajustements Ă  faire en matière de style
    Mais il faut donner du temps au temps. Changement de chef : Pierre Boulez fait son entrée, escorté des musiciens de l'Ensemble Intercontemporain. Boulez qui est un peu chez lui à l'Orchestre de Paris, en qualité de conseiller musical et de mentor d'un premier forum de réflexion sur « les rapports de la musique et de l'image ». Le Kammerkonzert d'Alban Berg connut ce soir-là une de ses plus belles exécutions, parfaite dans la concertation des instruments et la cohérence de la pensée musicale, avec deux formidables solistes, la violoniste Hoe-Sun Kang et le pianiste Michael Wendeberg. L'Orchestre de Paris reprenait alors tous ses droits dans le Concerto n°1 pour violon de Prokofiev, enlevé par la jeune américaine Julia Fischer avec une énergie à la limite du survoltage, Christoph Eschenbach se réservant de faire émerger généreusement tout le lyrisme qui irrigue la partition. Mais la révélation de la soirée fut indiscutablement le violoncelliste Claudio Bohorquez. A 24 ans, déjà lauréat de trois grands prix internationaux, il a fait preuve dans le premier Concerto pour violoncelle de Chostakovitch d'une maturité et d'une intelligence musicale hors du commun, au point de nous faire presque oublier sa technique de l'instrument, déjà impressionnante en soi. Enfin, un des atouts majeurs de l'Orchestre sera encore une fois l'acoustique de la salle (entièrement « reconstruite » par les ingénieurs de l'IRCAM). Certes toujours perfectible, elle est déjà tellement plus riche qu'à Pleyel. Elle redonne aux groupes instrumentaux leur juste définition, et restaure l'équilibre entre les solistes et l'orchestre. En bref, une mise en orbite réussie pour une nouvelle « Maison de la musique », en attendant la grande salle parisienne promise
    du côté de l'est parisien.




    Le 18/09/2002
    Françoise MALETTRA

    Inaugration de la saison de l'Orchestre de Paris au Théâtre Mogador, Paris.
    Orchestre de Paris
    Direction : Christoph Eschenbach

    FRANK MARTIN : Ballade pour flûte & orchestre
    (Soliste Vincent Lucas)

    FRANZ JOSEPH HAYDN : Symphonie n°2 en ré majeur, Hob I :72

    Ensemble Intercontemporain
    Direction : Pierre Boulez

    ALBAN BERG : Kammerkonzert, pour piano, violon & 13 instruments Ă  vent

    Orchestre de Paris
    Direction : Christoph Eschenbach

    SERGE PROKOFIEV : Concerto n°1 pour violon & orchestre en ré majeur
    (Soliste : Julia Fischer)

    DIMITRI CHOSTAVOVITCH : Concerto pour violoncelle & orchestre n°1 en mi bémol majeur, Op.107
    (Soliste: Claudio Bohorquez)

     


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