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CRITIQUES DE CONCERTS 18 septembre 2019

Récital de la mezzo Ceclia Bartoli avec l'Orchestre de l'Age des Lumières.

Diva inflammable
© Decca-Universal

À l'issue d'une triomphale tournée américaine, Cecilia Bartoli revennait le 9 novembre dernier à Paris, la première des capitales de la musique à l'avoir élue Diva. Avec son sens de la tragédie vissé au fond du gosier et cette inimitable manière de consumer chaque mot, la Bartoli n'offre aucune chance à ses auditeurs de se blaser de son talent.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 09/11/2002
françoise MALETTRA
 



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  • Elle entre en scène débordante de flamme et de vie. Immédiatement, il se dégage de sa présence une intensité et une énergie terriblement communicatives. À la fois concentrée et impatiente, cette perfectionniste va marquer son territoire presque sur le seul nom de Glück, en prouvant que l'on peut séduire avec un récital d'airs oubliés.

    Glück est sa « plus belle surprise Â», avoue-t-elle, mais aussi une victoire personnelle due à ses recherches fertiles sur la production italienne du musicien et sa collaboration avec le poète Métastase.

    Et la soirée fut magique. En dix ans de carrière, la tessiture de Bartoli s'est élargie aussi bien dans les registres graves qu'aigus, la voix a acquis une souplesse et une ductilité qui lui permettent de colorer, de nuancer, et surtout d'exprimer une véritable nature de tragédienne.

    Qu'elle chante le coeur dévasté de la Berenice d'Antigono, qu'elle se livre aux redoutables vocalises de Quel chiaro rio dans La Corona, elle incarne le style et l'esprit du texte musical dont elle s'empare.

    Mais la mémoire gardera longtemps le souvenir un airs extrait de La Clémence de Titus, que Glück composa pour le castrat Caffarelli, avec une Bartoli intériorisant son chant à l'extrême : frémissante dans la violence contenue, déployant presque sur le souffle les longues phrases tenues où les aigus s'inscrivent dans une courbe parfaite.

    Ceux qui n'ont pas eu la chance d'assister à son unique concert parisien de la saison pourront-ils se consoler avec son dernier disque-compilation tout juste sorti chez Universal (« The Art of Cecilia Bartoli Â» ) ? Pour mémoire, on notera que Bartoli avait un projet de disque entièrement consacré au répertoire des castrats, mais Viviva Genaux -sous la houlette de René Jacobs- lui a brûlé la politesse. Cependant, nul doute que la Castrat Diva Bartoli y reviendra plus tard.

    En attendant, pour son prochain projet discographique, la mezzo italienne se consumera pour Antonio Salieri, comme elle le confiait il y a quelques mois au New-York Times.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 09/11/2002
    françoise MALETTRA

    Récital de la mezzo Ceclia Bartoli avec l'Orchestre de l'Age des Lumières.
    Orchestre of the Age of Enlightement
    Direction Alyson Bury
     


    Gluck : "Di questa cetra in seno", extrait de Il Parnasso Confuso
    La Clemenza di Tito, ouverture
    "Se mai senti spirati sul volto", extrait de La Clemenza di Tito
    La Semiramide riconosciuta, ouverture
    "Berenice, che fai ?", extrait d'Antigono
    J. Ch. Bach : Astarte, Re di Tiro, ouverture n° 6 en sol majeur
    Gluck : "Misera dove son! Ah non son io che parlo", extrait d'Ezio
    C. Ph. E. Bach : Symphonie en sol mineur op. 6 n° 6
    Gluck : "Quel chiaro rio", extrait de La Corona

     


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