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CRITIQUES DE CONCERTS 11 juillet 2020

Grandes Journées Gossec de Versailles.

Gossec avé l'assent

Au rayon des compositeurs oubliés, François-Jospeh Gossec tient largement sa place. Avec ses confrères Grétry, Méhul, Catel, Lesueur
pour la plupart, musiciens de transition entre classicisme et romantisme, mais grands musiciens tout de même, et pour certains, véritables novateurs. Versailles vient de fêter Gossec.

 

Chapelle Royale, Versailles
Le 24/11/2002
Michel PAROUTY
 



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  • Autour de la Révolution, ils sont rares, les musiciens qui ont pu jouir d'une longue existence et ont traversé plusieurs régimes politiques sans en paraître vraiment affectés. Arrivé à Paris, de son Hainaut natal, en 1751, à dix-sept ans, Gossec établit sa réputation sous l'Ancien Régime, dirige le Concert Spirituel, fonde l'Ecole royale de chant en 1784, ne se prive pas de célébrer la Révolution dans bon nombre d'hymnes et pièces de circonstance qu'il ne faut pas dédaigner trop vite, participe à la création du Conservatoire de Paris en 1795, bref, le fils de paysans devient un personnage officiel. Membre de l'Institut, décoré de la Légion d'honneur par l'Empereur, il s'éteint en 1829.

    C'est à la première période créatrice de Gossec qu'a choisi de s'attacher le Centre de Musique baroque de Versailles pour ses Grands Journées 2002. Diversité en audace en sont les règles, sous la houlette de protecteurs aussi éminents que le Fermier général La Pouplinière, les princes de Condé, de Conti de Rohan


    Tous les genres sont représentés. Pour les sextuors à vents dédiés au Prince de Condé, c'est l'ensemble Philidor qui entre en piste, avec sa fougue habituelle, poussée, parfois, jusqu'à la précipitation. Chasses et Batailles ont de l'allure, de la couleur, du tempérament. Salieri et Mozart s'invitent en « guest stars Â» avec esprit. Mais la forte réverbération de la chapelle ne rend pas toujours justice aux timbres des instruments.

    Les symphonies offertes au Prince de Rohan, prestement enlevées par l'orchestre baroque de Namur Les Agrémens sous la baguette de Guy Van Waas, sont autrement plus captivantes et font largement figures de pionnières, en France. La liberté de l'écriture va de pair avec le souci d'une juste expression. La Symphonie concertante n° 1 avec violon et violoncelle (Mira Glodeanu et Ophélie Gaillard officiant en guise de soliste) ou la Symphonie op. XII n° 3 atteignent, dans ce domaine des sommets.

    A Toinon et Toinette, bluette en deux actes créée à la Comédie Italienne, revient la charge de représenter l'art lyrique. C'est l'époque où l'opéra-comique prend son essor, et Gossec joue sur la fraîcheur mélodique, le charme et la simplicité en artisan sûr de lui. Comme toujours dans le répertoire français, Christophe Rousset et ses Talens lyriques nagent comme poissons dans le Grand Canal.

    L'équipe qu'il a réunie ne se laisse pas démonter par la naïveté d'un texte dont les dialogues ont fort heureusement été écourtés. Daniel Salas (Sabord, dont le nom indique qu'il est marin !), Anna-Maria Panzarella (Toinette), Evgueniy Alexeiev (La Roche, son père), François Piolino (Toinon) et Robert Getchell (Antoine, soupirant éconduit) ont l'air de biens s'amuser. Les didascalies du livret précisent que « Tout le costumes est à la flamande Â» ; les chanteurs, eux, prennent l'accent marseillais. De quoi y perdre son latin !




    Chapelle Royale, Versailles
    Le 24/11/2002
    Michel PAROUTY

    Grandes Journées Gossec de Versailles.
    L'Ensemble Philidor.
    L'Orchestre baroque de Namur direction de.
    Les Talens lyriques direction Christophe Rousset.

     


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